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Le projet Navtex

   Click  !  Le récepteur de trafic NRD 535

Introduction
Problématique

Synoptique du Navtex

Extension vent réel
Extension barographe
Entrées-sorties
L'organisation logicielle
Affichage quart de VGA
Le récepteur du projet
Le découpage du projet
Autres affichages
Première réception du Navtex
Réception en Méditerranée
Faq
Enregistrement météo
Liens

Maj : 11/07/09

Abstract :
The Naxtex project : This is the beginning of a long string of pages, bound to evaluate and to understand Navtex, and then give you all elements to build your one, very efficient and at low cost, better in performance than commercial models.

 

Résumé :
Le projet Navtex : Ceci est le tout début d'une peut être longue série de pages, destinée à vous amener à apprécier et à comprendre le Navtex, puis vous donner tous les éléments pour en construire un très performant et à faible coût, supérieur en performances à ceux du marché.

 

 

Introduction

Définition extraite du serveur de Météo France :
/* Navtex est un service international de diffusion d'informations concernant la sécurité maritime relevant du SMDSM. Les récepteurs Navtex restent toujours en veille et impriment les messages dès leur réception. Il est possible de choisir les messages à imprimer selon la zone de navigation et selon le type de message.
Fréquence : les émetteurs Navtex utilisent tous la même fréquence (518 kHz). Leur portée est au maximum de 400 milles nautiques. Ils émettent à tour de rôle, à heure fixe, pendant 10 minutes toutes les 4 heures. */

Avant d'aller plus loin dans la description du Navtex, il faut évoquer deux points très importants.

En France, la réception Navtex est globalement bonne sur les côtes Manche et Atlantique, mais médiocre en Méditerranée. Dans le meilleur des cas, l'émetteur unique de Toulon n'est plus reçu à 100 milles avec les meilleurs équipements, il n'y a aucune solution pour améliorer cette situation. Ce point doit être sérieusement considéré.

Deuxième problème grave du Navtex! Les bulletins Navtex sont , confus et imprécis et ne donnent aucune tendance à court et moyen terme. Cela les rend d'un intérêt réduit, beaucoup moins informatifs que ceux diffusés par radio. Aucune amélioration n'est à espérer.

Le Navtex est maintenant en bi fréquence, une étant réservée à la langue locale, pour nous le français, mais même dans notre langue, le contenu est toujours aussi indigent.

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Problématique

Je réponds d'abord à la première question que tout le monde ayant un intérêt pour ce projet me pose, ce n'est donc pas la peine de la mettre dans les FAQ :
Pourquoi vouloir construire un Navtex alors qu'il existe de nombreux modèles tout faits pour quelques centaines d'Euros dans tous les catalogues d'accastillage ?
C'est pour le plaisir de réaliser un projet complet mais d'une taille restant assez limitée pour être certain d'arriver au bout quand on possède de bonnes bases d'électronique. Si vous n'avez pas l'habitude de ce genre de réalisations, abandonnez ce projet.
Le projet est ambitieux car il combine l'électronique pour la réception et la microinformatique pour décoder, traiter et afficher le signal.

La réception des modèles commerciaux est souvent acceptable, mais la sortie de l'information n'est jamais parfaite. Il faut distinguer les variantes commerciales :

° Sortie papier seulement. C'est onéreux, la consommation de papier est très grande, et la part qui vous intéresse (les bulletins météos) est noyée dans des masses d'avurnavs répétés souvent, qui ne vous concernent pas. Les filtres sont peu efficaces. Vous n'allez pas partir faire une grande croisière avec des caisses de rouleaux papier de rechange. L'imprimante à rouleaux est une très mauvaise solution, le Navtex gaspille beaucoup.

° Afficheur. Il est parfois trop petit, retrouver un bulletin et le lire est une opération pénible par mauvais temps. La taille du buffer est souvent limitée, cela ne permet pas de remonter très loin.

° Navtex sur PC. Toute la réception et est dans le corps de l'antenne. Ce système est très astucieux et compact, pour un prix compétitif. La sortie se fait directement sur une DB9 série, maintenant une USB. L'exploitation au travers d'un PC est très souple, le seul défaut du système est la trop petite taille de son buffer.

Le projet dont il sera question n'a rien d'original dans sa partie réception, et la carte microcontrôleur est très classique. Le logiciel ne pose pas de difficulté particulière car les événements à traiter sont très lents. L'originalité réside en la recherche de solutions astucieuses pour un grand affichage.

Voir les liens, il existe aussi de très bons matériels commerciaux…

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Synoptique du Navtex

Tout d'abord pour fixer les idées, voyons le synoptique simplifié, limité seulement à la partie Navtex :
A la base de la petite antenne fouet faite d'un brin inox de 1 mètre, ou dans le coffre arrière, à l'abri, l'amplificateur d'antenne accordé sur 518 kHz. A la suite de l'amplificateur à bande très étroite, se trouve le récepteur blindé à fréquence fixe.
Le signal bf (basse fréquence) est traité par un filtre, passe par un démodulateur qui sort en TTL (Transistor True Logic, 0 et 5 volts), puis attaque l'interface bus vers le calculateur, en CAN et non pas en I2C pour bénéficier de l'immunité au bruit de la paire différentielle.
Le calculateur traite ce signal, stocke dans sa mémoire plusieurs jours de trafic complet. Par défaut il affiche en plein écran le dernier bulletin.

   Synoptique

La liaison clavier afficheur était au début en I2C, ensuite en CAN pour diminuer le bruit. Le clavier permet de faire toutes les opérations, comme consulter l'historique des bulletins et des avurnavs avec divers critères de sélection par zone. Il n'y a pas d'imprimante incorporée pour les raisons invoquées, mais une communication USB vers les PC du bord pour pouvoir facilement imprimer.
Sous l'afficheur, 8 touches permettant les déplacements XY , touche entrée, touche échappement, page monte et page descend permettent de tout faire. Les fonctions spéciales utilisent des combinaisons de touches. Le bus accepte aussi un petit trackball. J'ai abandonné l'écran tactile, ce n'est pas fiable avec les doigts mouillés.
Ayant un bel afficheur texte et graphique, monté dans un boiter étanche à la table à cartes, il serait stupide de le limiter à afficher des bulletins météo. Le calculateur existe dans le Navtex, nous allons amortir le matériel et l'utiliser à d'autres fonctions annexes en faisant fonctionner le calculateur en temps partagé.

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Extension vent réel

Ce descriptif sommaire étant compris, nous allons maintenant exploiter le calculateur qui passe son temps à dormir, les bulletins Navtex sont rares et très lents, ils occupent un pourcentage quasi nul du temps machine disponible. Les autres applications sont aussi peu gourmandes en ressources, et dans le système complet, seule une infime partie du temps machine sera utilisé.
Extension pour l'affichage du vent réel vent réel
Le bus NMEA183 et le futur NMEA 2000 (j'en parlerai dans une page spéciale) sont en entrées du calculateur qui sert aussi de pont entre les deux formats. Le système analyse les données de la girouette, du speedomètre, du fluxgate du pilote (le cap GPS n'est pas fiable) et donne en temps réel le vecteur vent réel, visualisé sur l'afficheur en temps réel et en mode historique (les 48 dernières heures). Évidement, ces données peuvent être remises en forme et renvoyées sur les deux bus NMEA vers des afficheurs sur la console externe.

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Extension pression, le barographe

Un module capteur de pression est intégré dans la boite. Comme précédemment, il donne la pression instantanée et l'historique. Ces matériels existent dans le commerce. Vetus en propose un modèle intéressant, mais fait une faute de français en l'appelant baroscope, alors qu'il s'agit d'un barographe, puis qu'il est enregistreur (il y en a même qui écrivent inclinomètre à la place du terme correct de clinomètre). Il a le défaut de n'être qu'en affichage linéaire. Vous voyez que la présentation du mode historique est différente. Sur le module vent j'ai choisi de présenter un historique linéaire.
Sur le barographe, l'axe horaire est logarithmique pour des problèmes d'ergonomie, il est très important d'analyser les fronts de pressions rapides et récents qui ont des répercussions immédiates sur la météo locale.
Approximativement, une moitié droite de l'écran affiche les variations dans la dernière heure, la moitié de la moitié restante, l'heure précédente, etc. A gauche en mode très comprimé est affichée la pression à 48 heures. Le système enregistre les pressions sur les six derniers mois (même éteint, il a un mode réveil automatique toutes les minutes, à consommation quasi nulle, sur sa batterie interne). Un mode linéaire est aussi prévu (affichage comme sur le Vetus) plus un déplacement dans les 6 derniers mois passés avec des modes zoom. Je ferai une page spéciale sur le barographe.

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Les entrées-sorties

Vous comprenez bien que je n'allais pas en rester là ! Une boite qui possède les gestions NMEA, un bel afficheur, un clavier et qui passe son temps à ne rien faire, n'est pas acceptable. Lisez la page sécurité homme à la mer , et vous comprendrez pourquoi il existe une entrée "alarme déclenchée " et une commande directe au moteur du pilote. Le système expert évoqué est dans la même boite.

L'entrée BF est reliée au récepteur de trafic, le système peut aussi recevoir les fax météos entre autres, mais cela fera l'objet d'une page à part. J'en ai d'autres en réserve mais je vous en parlerai plus tard, sinon vous allez dire que je suis un malade dangereux.

Attention : La partie suivante est plus spécialisée et n'intéresse que les experts, si vous n'aimez pas la microinformatique, fuyez, sautez ces chapitres très techniques et passez aux chapitres généraux.

Je saute les détails pénibles d'électronique, je vais sur les généralités : Le système Navtex

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L'organisation logicielle

Ce chapitre passera ultérieurement dans les pages séparées <Noyau temps réel> et autres. Comme tous mes logiciels, ce système tourne sur un noyau en temps réel écrit en assembleur. Il gère de multiples actions en temps partagé, avec divers niveaux de priorité et se met en sommeil dès que possible pour économiser l'énergie. Quand la batterie du bord est coupée, un petit accumulateur interne permet de continuer à enregistrer uniquement la pression toutes les minutes pour assurer la fonction de barographe sur six mois. La structure de gestion des actions est en Forth, poussant dans une pile les actions à exécuter, dépilant celles terminées. Une action non terminée au-delà de sa tranche de temps se met en stand by et passe la main en attendant son tour ou un moment libre. Les actions sont écrites dans divers langages, en assembleur pour l'interfaçage bas niveau, en C ou C++ pour manipuler les données. Le Java n'est pas utilisé pour les opérations d'affichage, il est trop lourd à implanter.
Je ferai une page à part, en section électronique, sur le noyau temps réel.

Le décodage logiciel est simple et n'utilise que très peu de ressources, n'oubliez pas que le signal est à 50 bauds seulement, c'est extrêmement lent !

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L'affichage quart de VGA des années 90

Ce chapitre passera ultérieurement dans la page séparée <Affichage / clavier>
C'était le problème bloquant, au début du projet, dans les années 90, il n'existait pas de PC portable et l'affichage quart de VGA 320*240 pixels (qui se souvient du CGA ?), monochrome bien contrasté était la seule solution.
Le projet avait commencé avec Densitron 64*240 , LM3267, en attendant de meilleurs afficheurs, mais cela ne change en rien le principe, même si la résolution est le cinquième de celle prévue.

Enfin une bonne solution !

J'ai fini par trouver du nouveau pour l'affichage en 1999. Il semble vraiment définitivement impossible de trouver un afficheur LCD reproductible répondant aux bons critères.
Il se trouve en supermarché de superbes petits téléviseurs et moniteurs LCD.
Ils ont beaucoup de qualités : Fonctionnent sur piles et bloc basse tension. Tuner très sensible qui permet de recevoir les stations au port avec la petite antenne incorporée. Prise entrée vidéo. Affichage parfait sur un écran de 8 cm de diagonale permettant de regarder (mais seul) l'image à 30 cm de distance. L'épaisseur totale du téléviseur est de l'ordre de 2 cm. Le prix de ces petits bijoux est de l'ordre de 150 euros, ce qui est très raisonnable au vu de la qualité du produit. Quand les membres de la famille ne l'auront pas monopolisé pour regarder un petit Mickey, il pourra servir d'afficheur universel.
En attaquant l'entrée DIN vidéo avec un incrustateur, cela permet de commencer avec une résolution limitée mais souvent suffisante.

La situation actuelle

Maintenant, il n'y a plus aucun problème d'approvisionnement, des afficheurs LCD à grande résolution et image superbe sont disponibles à prix dérisoires. Des lecteurs de DVD pour places arrières de voiture se récupèrent pour rien et leur entrée vidéo est directement exploitable. Il est aussi possible d'interfacer une tablette Androïd pour la spécialiser dans l'affichage, ou même de faire tourner tout le programme sous Androïd en utilisant l'entrée USB pour relier le petit microcontrôleur qui met en forme le signal.

Petit incrustateur universel

Mise à jour

Cet affichage était parfait au siècle dernier, quand j'ai développé ce projet, mais depuis l'électronique grand public a fait des progrès énormes !
Nous trouvons maintenant des mini PC sous Linux, à prix dérisoires et faible consommation (pas de disque dur, OS Linux très performant…).
Un tel projet doit être maintenant totalement repensé sur la base d'un mini PC pour l'affichage, ou si l'on accepte de perde l'indépendance du système, via une liaison USB sur le PC du bord.
L'affichage rustique évoqué doit être abandonné.

Ce projet est aussi une excellente application pour un non électronicien qui veut découvrir le passionnant Arduino arduino

La superbe carte raspberry pi est aussi une excellente solution à prix dérisoire !

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Le récepteur du projet

Ce chapitre doit passer dans la page séparée <Récepteur 518 kHz>
Il est préférable de ne pas utiliser le récepteur de trafic du bord, les deux systèmes sont indépendants et les exigences sont importantes sur ce module. L'idée est d'utiliser un récepteur Loran, maintenant abandonné en Méditerranée, qui se trouve facilement dans les poubelles, beaucoup de nostalgiques ne l'ont pas jeté en souvenir du prix payé, et il dort au fond de leur cave. En discutant avec les copains de la panne qui n'ont pas lu cette page, vous en récupèrerez facilement. Le module récepteur à quartz est superbe, et la transformation de la tête 100 en 500 kHz est à la portée du bon électronicien radioamateur qui lit mes pages. Pour un prix de revient nul, vous avez un module blindé d'une excellente qualité. C'est la seule partout que vous récupérerez sur le Loran à part le TCXO et l'enceinte thermostatée.

Le principe est d'utiliser ce très bon récepteur blindé comme moyenne fréquence 100 kHz, en lui adjoignant une tête avec un changement de fréquence à oscillateur supradyne pour rejeter l'image supérieure par un passe-bas (mélange 600 kHz avec porteuse 100 kHz, donne le 600-500=500 kHz et l'image indésirable à 600+500=1100 kHz). Ce changement de fréquence est dans le même blindage que l'amplificateur d'antenne.

Le changement de fréquence peut être réalisé facilement avec un mélangeur commercial

C'est la première étape à réaliser, commencez par optimiser le récepteur, vous devez sortir une bf très pure à l'oreille. Je n'ai pas joint un bulletin complet, car au format wav, l'encombrement est énorme, une minute de signal représente des centaines de kilooctets. Comme j'ai décidé qu'aucune photo ou document sur ce site ne dépasserait 50 ko, c'est délicat, je joins un échantillon de 6 secondes chapitre réception. Vérifiez au spectroscope que les raies sont propres. Qui a dit "je n'en ai pas ! " ? Menteur ! Je vous rappelle que les raies sont dans la gamme du kilohertz, et que vous pouvez utiliser pour tous les signaux jusqu'à 10 kHz le splendide oscilloscope numérique et analyseur de spectre à transformée de Fourier que vous possédez. Vous avez une carte Sound Blaster sur votre PC, utilisez le bon soft et tous ces outils sont disponibles en envoyant tout simplement le signal sur l'entrée ligne ou micro ! Nous en aurons besoin par la suite. Je ne vais quand même pas faire une page sur les oscilloscopes et spectroscopes sur PC, les références sont abondantes sur le Net.

Elektor a décrit un récepteur à super réaction dans un ancien numéro de juin 1985, ilfonctionnait très bien.
En résumé, en Méditerranée occidentale, il n'est pas assez bon pour séparer le signal des sous-marins…

   Click !   Le récepteur  Elektor

En Atlantique, il est facile de récupérer d'anciens récepteurs Decca. Je n'ai pas d'expérience sur ces récepteurs mais la modification devrait être du même type que pour le Loran, à confirmer.
Ceci termine la partie spécialisée en électronique, le reste se lit facilement sans connaître la technique.

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Le découpage du projet

Le découpage du projet du système Navtex en quelques pages indépendantes. Vous avez compris que ce projet est lourd. Pour le rendre accessible je le décomposerai en diverses pages qui se dédoubleront quand elles deviendront trop grosses. Voici l'organisation prévue pour le moment, montrant les futures pages principales, d'autres seront rajoutées par la suite.

Le récepteur 518 kHz, amplificateur et interface

Le démodulateur et les filtres actifs, en sortie du récepteur

L'interface et bus Can, entre boîtier et récepteur (traité en page <bus>)

Le module affichage clavier et son interface

Les diverses autres entrées sorties

Les bus NMEA 183 et NMEA 2000 (traité en page <bus>)

Le module barographe

Le module vent réel

Le module logiciel noyau temps réel (time slicing kernel)

Le module logiciel de décodage Navtex

L'unité centrale à microcontrôleur, le cœur matériel du projet, système général utilisable pour toute autre application, gérant clavier, afficheur, souris imprimante, bus CAN, Bus I2C, bus NMEA 183, NMEA 2000, entrée fluxgate, sortie pilote…

C'est un très gros travail de rédiger toutes ces pages, aussi soyez patients et si votre médecin ne vous a pas décelé une maladie incurable, vous en verrez peut être la fin un jour !

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Autres affichages

Il existe de nouvelles pistes pour résoudre le problème de l'afficheur. Le problème du bel afficheur à faible coût est très bloquant. Il faut penser à d'autres solutions.

Pocket PC et mini PC Linux

Le prix des petits organiseurs de poche PC baisse pendant que les ressources augmentent. Ces petites machines ont maintenant un très bon afficheur graphique, surabondant pour nos applications, beaucoup de mémoire, un système compatible Windows CE et une interface USB.
La possession d'un tel matériel change complètement le cahier des charges de toute la conception des interfaces du bord.
Il est alors beaucoup plus facile de développer le soft en C++ pour ceux qui ne maîtrisent pas bien l'assembleur. Il faut simplement aménager un bon emplacement protégé à la table à carte pour le Pocket et son support permettant alimentation et interfaçage. Une carte extrêmement simple ne comprenant qu'un microcontrôleur réalise l'interface vers les divers capteurs.
Le seul Pocket est alors capable d'assurer toutes les fonctions du bord, décoder le Navtex, gérer les extensions NMEA, le système expert du pilote automatique, le barographe…
Attention à la fiabilité, rien ne remplacera un automate dédié en boîtier tropicalisé increvable et ne plantant jamais. J’ai testé pour vous, un tel matériel ne supporte pas les embruns en encore moins l’eau dans le fond de la poche du ciré. Il est inutilisable dans le cockpit. Il n’y a malheureusement pas d’équivalent raisonnable étanche.
Les mini PC sous Linux, à prix dérisoires et faible consommation (pas de disque dur, OS Linux très performant…) offrent la meilleure solution du moment.

PC Portable

Un PC portable classique remplit évidemment largement toutes ces fonctions, mais pour un investissement beaucoup plus lourd et une forte consommation. Il faut toutefois ne pas oublier les anciens PC portables, à écran monochrome, largement suffisants pour nos applications, bradés en occasion. Ces portables donnent aussi l'accès à la cartographie sur CDRom, tout au moins pour les moins anciens.
Voir la page PC portable à bord

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Première réception du Navtex

Il faut d'abord recevoir le Navtex depuis la maison, le signal est puissant vous le recevrez dans toutes les régions.
Je reçois simplement le Navtex sur un bon récepteur de trafic amateur, un JRC NRD 535, avec une antenne long fil.

   Click  !  Le récepteur de trafic NRD 535

En 1990, le signal était envoyé sur une interface maison gérée par un microcontrôleur à 80c2552, qui filtre le signal et émule divers décodeurs commerciaux en particulier le très bon Code 3. Le meilleur programme de décodage universel tournant sur le PC est le très bon Hoka Code 3. La réception est parfaite, moins d'un caractère erroné pour 20 lignes.
Si vous ne le connaissez pas, allez vous promener d'abord sur Scansat (liens).
Amis pauvres, vous pouvez commencer avec de petits moyens. Faites vos premiers essais avec un simple ampli saturé comme interface, cela marche mais vous aurez beaucoup plus d'erreurs. Si vous n'avez pas Code 3, utilisez Hamcom, il est moins performant, mais c'est un shareware très bien réalisé (liens).
Si votre récepteur est médiocre cela va être plus délicat. Le signal est très fort mais il faut jouer sur les filtres pour sortir une bonne bf, les essais avec de mauvais récepteurs n'ont rien donné. Pour ceux qui veulent commencer par décoder le signal, enregistrez un bon bulletin mété, quelques minutes occupent environ 15 megaoctets en wav.
L'astuce avec un seul PC est de lancer le fichier wav, le bulletin météo ne commence qu'une minute après, puis d'ouvrir une autre fenêtre et de lancer Code 3, cela marche parfaitement. Étonnant non ?
Merci de ne pas me demander de vous envoyer Hoka Code 3, c'est une version commerciale, ceci n'est pas un site pirate, à vous de le trouver...
Je pense qu'il est inutile de vous présenter le système Navtex, si vous avez lu jusqu'ici vous le connaissez déjà. Si besoin, je ferai une présentation des modes, mais vous devez déjà bien connaître tout cela, le sujet a été traité partout.
Si vous n'avez pas la curiosité de décoder le Navtex depuis la maison, abandonnez ce projet, vous n'avez aucune chance d'aller au bout.
Pour vous habituer l'oreille à ce que vous allez recevoir, je joins 6 secondes de bulletin météo au format wav, échantillonné à 6 ksps en mono pour n'occuper que 35 koctets.
Clickez sur le haut-parleur pour écouter le son du Navtex :    Click !    Six  secondes de douce mélodie pour endormir les petits ...

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Réception Navtex en Méditerranée

La réception Navtex sur les côtes Françaises de Méditerranée est difficile.
J'ai laissé ce projet en sommeil pendant plusieurs années, car ma réception 518 kHz était perturbée par l'émetteur à destination des sous-marins, à 525 kHz trop proche du Navtex. Cet émetteur à une énorme puissance, et comme il est aussi à Toulon La Garde, la réception Navtex était quasi impossible. Je recevais sans problème les stations nordiques et atlantiques, mais les bulletins méditerranéens étaient écrasés. La situation s'est bien améliorée, l'émetteur des sous-marins a été déplacé. Maintenant tout le Nord de la Méditerranée est bien couvert jusqu'en Turquie. Sur les côtes Atlantique, Manche; mer du Nord et Écosse la réception est parfaite ainsi que sur les côtes US et Canada.

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FAQ

La rubrique des "Frequently Asqued Questions " qui évoluera suivant vos réactions. Ces questions n'ont aucun rapport entre elles.

 

Pourquoi n'y a t'il que des entrées NMEA 183 et NMEA 2000 ?

La réponse est dans la page sur les bus, les équipements exotiques doivent être convertis vers un bus normalisé.

 

Peut-on utiliser un petit récepteur du commerce ?

Il est très gênant de bloquer le récepteur pour le Navtex, mais pour un début, c'est un bon choix. Détails dans la prochaine page <Récepteur 518>
En attendant, regardez dans les liens réception, le choix des récepteurs d'entrée de gamme.

 

Peut on utiliser une interface simple ?

Au vu des courriels, je suis obligé de le rajouter en FAQ, il semble que les lecteurs ne m'aient pas bien compris. Avec une interface à ampli saturé à 1 € de composants, vendue quelques dizaines d'Euros par des farceurs, quoi que vous ayez pu lire ou entendre, vous ne décoderez pas bien le Navtex !
Avec un bon récepteur vous aurez des lettres ratées, c'est très intéressant pour faire ses premiers tests à la maison mais assez peu réaliste sur un bateau, quand vous avez vraiment besoin d'étudier une météo.
Si vous insistez, je vous explique comment fabriquer un sextant avec des tubes en carton, une agrafeuse et une boite de camembert, pour faire les méridiennes au soleil (bonjour le pléonasme...), la nuit.

 

Améliorer un mauvais récepteur ?

Une question est souvent posée. J'ai un mauvais récepteur, disons au hasard un Sony, la réception en BLU est catastrophique, mais j'entends bien le Navtex. Faut-il monter une antenne avec amplificateur sur le balcon pour améliorer ?
Surtout pas d'ampli ou de grand fouet, l'étage d'entrée est très mauvais et transmodule, il y aurait une masse de stations mélangées qui ne sont pas du tout sur la fréquence réglée. Seul le bruit de fond augmenterait !
Il faut simplement glisser un fil isolé de 2 ou 3 mètres, horizontalement derrière le vaigrage et entourer l'antenne télescopique (rentrée) de quelques spires ou raccorder directement avec une pince crocodile... Il ne faut pas s'imaginer en écoutant simplement que la réception sera facile, le signal semble bon à l'oreille mais à l'analyseur de spectre beaucoup moins ! Il y aura de nombreux ratés à la réception.

 

Comment tester sa réception ?

Regardez dans mes liens électroniques "Interface PC ", vous trouverez de splendides oscilloscopes et analyseurs de spectre BF, purement logiciels, fonctionnant sur 'entrée son du PC, pour examiner les signaux issus d'un récepteur. Il suffit de relier un simple cordon avec jacks sur line-in de la carte à la sortie casque du récepteur. Essayez, vous serrez bluffés si vous n'aviez jamais testé ces logiciels très soigneusement écrits !

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Conclusion

Cette page écrite le siècle dernier a maintenant beaucoup vieilli. Ce qui reste d'actualité est le peu d'intérêt du contenu des messages Navtex, toujours aussi vide. D'autres points ne sont plus du tout d'actualité :

Le problème de l'affichage sur un microcontrôleur est maintenant bien résolu en utilisant un petit moniteur de télévision lcd du genre Thrustmaster et un circuit d'incrustation comme le STV 5730.

Une autre approche bien plus lisible a été d'utiliser un moniteur VGA lcd de 15 pouces dont le prix s'est écroulé avec une autre carte de pilotage en liaison série (et prochainement USB). Cela fera l'objet d'une probable page un jour.

L'autre problème de fond est qu'il existe des logiciels tournant sous Windows qui utilisent la carte son ou les modems Pactor et décodent à la perfection sur le PC du bord ce mode et bien d'autres. Cela n'est toutefois pas satisfaisant car il faut laisser tourner le Navtex 24h/24, ce qui est impossible avec un PC qui plante sous Windows et qui est coupé hors autre utilisation.

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Enregistrement météo

Il existe encore aussi, mais plus pour longtemps, des bulletins météo diffusés par radio, en phonie, VHF décamétrique. Faute de Navtex, ne ratez pas ces bulletins parce que vous dormez ou que la manœuvre vous occupe. En navigation, il faut les enregistrer automatiquement et systématiquement. Si vous n'avez pas un récepteur élaboré, programmable et fournissant la commande de l'enregistreur, bricolez un peu !
Pour un prix modeste, achetez un programmateur numérique. Attention à bien choisir le modèle, beaucoup ont l'horloge autonome mais le relais est prévu pour être commandé par le secteur. Il faudra un peu le modifier pour adapter la commande en 12 volts. Ce n'est pas trivial car les bas de gamme ne sont pas démontables, tout est collé et l'ouverture est impossible sans casser la coque. Choisissez le bon modèle qui est fermé par des vis !
Il suffit alors de régler le récepteur sur la bonne fréquence. L'entrée "line in" du magnétophone MP3 est adaptée au récepteur, qui est mis en position mécanique d'enregistrement.
Un interrupteur trois positions (direct /arrêt/ programmé) alimente les deux appareils en 12 volts et complète ce dispositif modeste mais pratique.

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Les liens Navtex

Vous avez remarqué que dans cette page qui parle du projet Navtex, je ne vous ai pas dit un mot du système, des bulletins, de la portée, des horaires…
Ce n'est pas un oubli, je veux axer cette page sur la réalisation, je vous donne ici quelques liens, il y en a beaucoup de plus intéressants, cherchez avec votre métamoteur, mot clef <Navtex>, vous trouverez même un fabricant de rideaux…

Wetterinfobox : Le meilleur produit commercial, Navtex, barographe, RTTY et plus en USB : wetterinfobox

nws.noaa.gov/om/marine/navtex
Antenne active : ers.fr/gbnta2

Une solution astucieuse, Navtex dans l'antenne, lecture sur portable : disparu ?

The Global Maritime Distress and Safety System : icselectronics.co.uk/icsnet/GMDSS/navarea

La documentation papier de Klingenfuss est indispensable, elle comprend plusieurs ouvrages indiquant par zones toutes les fréquences météo à écouter : klingenfuss.org

Logiciels décodeur hf/vhf : pervisell.com/ham/skysweeper

PC portable à bord . . . . Petit incrustateur universel Page annexe : Décodage des fax météorologiques en décamétrique
Préamplificateur d'antenne pour un simple récepteur : Antenne de réception active

* Liens vérifiés le 03/07/13

© Christian Couderc 1999-2014     Toute reproduction interdite sans mon autorisation

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