mercredi, 19 décembre 2018
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Corrosion par electrolyse

Corrosion par électrolyse

Il faut assurer une continuité électrique à la masse de toutes les parties métalliques aériennes du bateau plastique. Les balcons, filières, pataras, mât, winches, doivent être reliés à la quille seulement pour des problèmes de sécurité en cas d'orage, afin de véhiculer au mieux les charges statiques. Cela évite une augmentation de potentiel du mât par effet capacitif qui favorise la décharge orageuse et les électrocutions en touchant les haubans isolés des filières. Il est délicat d'assurer cette continuité, une oxydation des parties métalliques en contact peut isoler électriquement et les tresses se coupent par oxydation. Le gréement relié à la quille du bateau limite les conséquences d'un foudroiement, balcons et filières réalisant un début de cage de Faraday. Voir la page boulons de quille qui traite des anodes

Les embruns déposent une pellicule conductrice sur tous les équipements de pont. Il est évident que cette connexion a des effets très pervers si des matériaux de nature différente en liaison électrique baignent dans un électrolyte, ils forment une pile. Vous constaterez que les vis inox se soudent par corrosion dans les sertissages en alliage léger, que les liaisons des winches bronze et des alliages légers se décomposent... Il faut surveiller les liaisons du mât en alliage au gréement inox et rincer au jet de retour à quai..
Le cas est très complexe sur un bateau métallique pour lequel il faudra tenter d'isoler au mieux tous les métaux de nature différente.

Ce problème de corrosion intervient particulièrement sur les passe-coques bronze qu'il vaut mieux isoler de la quille et de la vanne en métal incertain. Le risque est nul maintenant avec les passe-coques synthétiques et les vannes PVC qui semblent bien supporter le vieillissement, les premiers modèles se cisaillaient à la longue. Il faut espérer que ces passe-coques dangereux seront bientôt abandonnés, mais les modèles isolants sont beaucoup plus chers.

Voici les résultats de la corrosion électrolytique au niveau de la liaison du passe coque bronze et de la vanne, pourtant de qualité marine. Un morceau de tuyau caoutchouc de 20 centimètres entre les deux aurait empêché l'attaque en isolant les deux métaux différents.
Une telle corrosion ne se voyait pas de l’extérieur et pourtant la vanne était à la limite de rupture. Il est impératif de déposer toutes les vannes lors d’un grand carénage au moins une fois tous les trois saisons. En cas de nouveau couple électrolytique accidentel, une vanne peut se détruire totalement en quelques semaines.

 

Dernière modification le vendredi, 06 novembre 2015 16:30
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