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VHF et DSC

 VHF basique : Sailor RT 2048


Maj : 06/11/10

Abstract :
VHF transceiver is one of the first basic equipment of the ship. It has been very useful during 30 years before the GSM (1995) for low distance telephone links, weather broadcast and security on channel 16.
In 2000, all is changing, all of these functions disappear quickly! Are VHF dead now? Perhaps no, other devices are coming now with the new technologies of DSC (Digital Selective Call) for GMDSS (Global Maritime Distress and Safety System) and AIS .

Résumé :
Le tranceiver VHF est l'un des premiers équipements basiques du bateau. Il a été très utilisé durant les 30 années avant le GSM (1995) pour du téléphone à courte distance, les bulletins météo et la sécurité sur le canal 16.
En 2000, tout change, toutes ces fonctions disparaissent rapidement ! Est-ce que la VHF est morte ? Peut-être que non, d'autres dispositifs arrivent maintenant pour les nouvelles technologies d'appel sélectif DSC (Digital Selective Call) pour le système de sécurité GMDSS (Global Maritime Distress and Safety System) et AIS .


 

Les VHF antiques (avant 2000)

Tous les bateaux en possèdent, c'est un petit émetteur-récepteur dans la bande 156-160 MHz (voir détail des fréquences) qui permet des contacts à courte distance. La puissance d'émission est fixée réglementairement à 25 watts. Les portables, style talkie-walkie, ont de faibles puissances, dépendant du pack d'accumulateur, de quelques watts.
Le combiné type téléphonique était obligatoire, la réglementation a changé, le micro seul est toléré maintenant.

 

La portée et les fonctions

La VHF et le GSM ont une propagation à vue, la portée dépend des hauteurs relatives des antennes voir la page radar . En été, en fonction des inversions thermiques des hautes couches de l'atmosphère qui agissent comme des réflecteurs, des portées plus longues peuvent survenir exceptionnellement, mais cela est évidement aléatoire, nous n'en parlerons pas.
La VHF était le moyen privilégié d'écouter les bulletins VHF en navigation côtière. Sur les côtes de France, les stations officielles France Télécom ayant été fermées, les CROSS couvrant la zone ont pris provisoirement la suite.
Ce mode offre bien des inconvénients, la portée est courte, la diffusion aléatoire, la qualité de diction est souvent médiocre, en particulier en Méditerranée. Il n'y a pas de prévision pour le large… Ce service public est le dernier survivant, il va aussi disparaître très prochainement.
En côtière, il est toujours possible d'appeler les sémaphores en VHF , les marins de la Royale sont toujours très aimables et acceptent de donner une prévision personnalisée pour la traversée.
Il reste évidemment la solution (pas vraiment marine !) de téléphoner avec son GSM à un service météo payant.

 

L'appel sélectif

Lors du grand boom du téléphone par VHF marine, avant la déferlante du GSM , des dispositifs d'appel sélectif ont été très à la mode. Ils permettaient d'appeler automatiquement sans passer par l'opérateur, et de recevoir de manière aléatoire les appels, presque comme un téléphone fixe. Ces boîtiers de qualité inégale, étaient des verrues, car non intégrées lors de la conception du matériel.
Ces dispositifs sont maintenant totalement périmés, les stations côtières n'assurant plus les communications, mais le DSC recrée un nouveau système équivalent.

 

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Raccordements VHF GPS

Les VHF se raccordent au bus NMEA , pour récupérer l’information de position du GPS et renvoyer les informations vers l'AIS.

Pour des questions de fiabilité, sur un nouveau bateau, je privilégie toujours des GPS indépendants à bord, la baisse des coûts de l’électronique rend cela facile.
Il faut au minimum :

° Un GPS principal traceur (que je ne relie jamais au pilote), avec son antenne indépendante. Autrefois la liaison se faisait avec un câble coaxial qui véhiculait le signal SHF amplifié, maintenant le récepteur miniaturisé est dans l’antenne et un câble de liaison ne véhicule que le signal démodulé, sans perte, via un bus USB ou NMEA.

° Un second GPS aveugle qui alimente VHF, AIS , radar, PC portable avec cartographie via un splitter NMEA (répartiteur).
Il vaut mieux en mettre deux GPS identiques, du type champignon, en cas de panne, cela facilite les tests par permutation.
 
° Ne pas oublier le GPS portable qui rejoindra le VHF portable et le sac de piles neuves et d'accus avec chargeur mécanique manuel, dans le bidon de survie.

 

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Ce qui ne changera pas

La qualité du matériel

Ces dernières années, la chute des prix a été spectaculaire. Il ne faut pas toutefois s'imaginer que tous les matériels sont égaux. Il y maintenant un facteur de plus de 5 entre les bas et les hauts de gamme (matériel à fonctions identiques, hors DSC). La qualité est aussi dans cette fourchette, une VHF fixe à 200 € prix public TTC sort en production au quart, soit 50 € HT. A ce prix là, il ne faudra pas s'attendre à des merveilles, il serait indécent de se plaindre si après une saison le clavier est cassé. Il suffit d'en démontrer un pour comprendre le prix…
Il vaut mieux éviter ces prix d'appel de qualité déplorable et s'orienter vers le milieu de gamme.
La baisse du prix est expliquée en page radar, c'est la même situation. Les hauts de gamme se vendent moins facilement, le public ne comprenant pas les dispersions de prix.

 

L'installation

Les pertes dues au câblage et à la connectique, le choix et le montage de l'antenne sont traités dans le chapitre suivant.

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Le contrôle du volume pour le barreur

Il est intéressant que le barreur ait au moins à portée de main, un potentiomètre de volume pour renvoyer le son de la VHF au cockpit et le doser facilement. Le haut-parleur ne devra évidement perturber ni compas ni pilote. Il faut monter le volume pour la météo, le départ de régates, et le baisser ensuite.

Ce montage est plus subtil qu'il ne semble, une note complète est consacrée à ce sujet, montrant les réalisations rustiques et évoluées. La VHF d'origine n'est pas modifiée, la sortie se prend sur le haut-parleur supplémentaire, réglage à faible volume :

VHF : Variations sur les haut-parleurs de cockpit

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L'installation de l'antenne

La qualité de l'installation de l'antenne est primordiale pour le bon fonctionnement de la VHF . Elle peut se décomposer en trois parties séparées.

L'antenne proprement dite, sa performance, sa position.
Le câble, sa qualité, ses pertes.
La connectique et ses pertes.

L'antenne

La position est un paramètre très important. Sur les voiliers le choix est simple, l'antenne sera en tête de mât, la position haute et dégagée est idéale. L'inconvénient est évidemment la perte produite par la grande longueur de câble dont nous reparlerons.
La portée d'une VHF est optique, sauf propagation exceptionnelle que nous ignorerons car rare et imprévisible.
Ces notions ont été développées en page : Radar
Nos VHF permettent à deux voiliers de communiquer à une dizaine de milles en mer calme.

Les catalogues parlent du gain de l'antenne, par exemple 3 dB pour un petit fouet de voilier, 6 dB pour un grand fouet de vedette.
Il faut comprendre ce que signifie ce chiffre. C'est le gain supposé (et optimiste) par rapport à la source isotopique, c'est à dire un point isolé de l'espace, éloigné de toute perturbation. Une antenne va focaliser cette énergie, c'est à dire la concentrer dans une direction. Pour utiliser une analogie optique simpliste, c'est ce que ferait un phare (non tournant) qui concentrerait la lumière d'une ampoule dans un plan mince, en augmentant donc fortement la luminosité dans le plan visible.

Attention, comme cela a été évoqué pour les radars, les antennes à gain ont un plan horizontal de rayonnement, ce qui signifie que les liaisons seront perturbées latéralement à la gîte. Ne l'oubliiez pas, en conditions difficiles mettez le cap (ou l'arrière) vers la station avec laquelle vous voulez communiquez si vous gîtez. Cet effet est moins sensible que sur les radars dont l'antenne à beaucoup plus de gain, on ne montera jamais d'antenne VHF sur cardan, il suffit de penser à cet effet.

Nos petites antennes sont de simples dipôles, il n'est pas possible de faire des miracles dans une taille réduite.
L'antenne est accordée vers 158 MHz. C'est un fouet d'une longueur totale de l'ordre de 1.50 m, donc inférieur à la longueur d'onde de 1.90 m. Diverses astuces utilisant un rallongement fictif des brins par des selfs vont permettre d'obtenir un doublement de la puissance rayonnée (= 3 dB) par rapport à la source isotrope.
Le choix du type d'antenne est très réduit, les catalogues ne vous donnent aucune indication, vous ne pouvez vous décider que sur l'esthétique et le prix. Il y a une alternative possible, l'antenne peut être livrée soit avec une quinzaine de mètres de mauvais câble serti, soit avec une prise pour raccorder un câble non fourni.

 

Le choix du câble

Les antennes livrées avec câble incorporé, présentent l'avantage d'éviter une prise à l'embase, mais le câble fourni est de très médiocre qualité (question de coûts). Il faut tenir compte des pertes. Supposons que la longueur du câble soit de 20 mètres, mât de 14 m et passage interne de 6 m jusqu'au poste.
Avec un très bon câble de grosse section (diamètre 13 mm, type KX 4), la perte sera seulement de -1.5 dB pour 20 m, soit à peine le quart de la puissance perdue.
Un petit câble (diamètre 6 mm, type RG 58) d'excellente qualité aura une perte supérieure à -3 dB, soit plus de la moitié de la puissance perdue en émission et en réception, égale à celle du gain de l'antenne.
Pour les câbles médiocres la perte sera beaucoup plus grande. Il faudra donc choisir avec soin, en tenant compte qu'il est difficile de passer un gros câble dans le mât et les aménagements en évitant les petits rayons de courbure.
Il faudra choisir un (mauvais) compromis acceptable. L'impédance des VHF est toujours de 50 Ohms.

Et si nous utilisions du câble pour télé satellite, il n'est pas cher, il est petit (6 mm), il a de faibles pertes car il est prévu pour passer du 2 GHz, c'est tentant non ? Perdu ! Ce n'est pas une bonne idée car il est conçu pour de la réception et des signaux très faibles, il ne passerait pas la puissance. Autres inconvénients, c'est du 75 Ohms et la connectique "F " demande un adaptateur.

 

Les pertes aux liaisons

La traversée du pont

La traversée du pont pose toujours un problème. Ne montez évidemment jamais une PL 259 (même dorée !) externe avec embase coaxiale fixée sur le pont. Ce matériel vendu par les shipchandlers est absolument désastreux et malgré l'utilisation de caoutchouc auto vulcanisant et de joint silicone, la corrosion ravagera rapidement la liaison.
Il faut aussi éviter les passe fils classiques, qui outre la compression entraînant une rupture d'impédance du câble, laissent un morceau très vulnérable aux coups de pieds et à ras le pont.
La bonne solution est de passer tous les câbles par un siphon inox.

Voici un excellent matériel diffusé par accastillage Bernard et installé sur les Dufour récents. Ce système peut sembler gros et inesthétique mais il a tous les avantages. Il faut protéger les câbles à la sortie par un bout de tuyau et du ruban adhésif pour éviter de blesser les fils et finir l'étanchéité au pistolet à joints silicone.

 

Le raccord à l'antenne

Si l'antenne a une prise, il est possible, surtout si le bateau est démâté, de faire une bonne étanchéité. C'est plus acrobatique suspendu dans une chaise de calfat. Recouvrez la PL 259 de l'excellent ruban auto vulcanisant 3M, bien tendu qui constituera un bloc parfaitement étanche. Barbouillez le tout de joint silicone et peignez en blanc après polymérisation pour protéger à vie des UV.

Voici un petit ensemble comprenant les éléments dont nous avons parlé. L'antenne VHF se connecte sur une PL 259.
Au-dessus de l'antenne, les deux modèles de câbles, le gros à faibles pertes, le petit médiocre. Sur ce petit câble, la prise dévissée vous montre l'adaptateur de diamètre.
A droite une prise "N " (coudée), utilisée en UHF .
A coté de l'antenne, un manchon Femelle-Femelle PL 258 qui est parfois adapté en passage de pont désastreux.

 Antenne VHF et accessoires

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Les pertes en VHF

 

Pour simplifier, il existe deux familles de câbles utilisés pour nos montages.
° Les gros, de diamètre extérieur d'environ 11 mm
° Les petits, de diamètre 5 à 8 mm.

Le problème est qu’il existe évidement des variantes dans ces coaxiaux, ceux de grandes marques sont très bons et respectent les valeurs annoncées dans les datasheets, ont une bonne résistance aux UV et à l’humidité…
Malheureusement, il existe aussi des ersatz à bas prix très médiocres. Nous ne parlerons que de bons câbles, avec des prises de qualité bien montées. Les antennes fouets sont livrées montées avec une vingtaine de mètres de mauvais petit câble.
Nous prendrons comme base des coaxiaux communs sur le marché grand public, du genre RG 58 en petit câble et RG213, RG214 ou KX15 en gros câbles.

Considérons une installation moyenne avec 25 m de câble, à 156 MHz :
° Pour du gros câble, nous aurons une perte d'environ 2 dB
° Pour du petit câble, nous aurons une perte d'environ 6 dB

Il faut rajouter la perte de la connectique bien montée au sec en plafond au pied de mât, avec une prise PL259 de qualité, pour moins d'un dB.

Sachant que 3 DB correspondent à une perte de puissance de moitié (autant pour l’émission que pour la réception), avec du gros câble la moitié de la puissance sera perdue, mais avec du petit câble, il ne restera que moins du quart.

 

Annexe 1 : Comment reconnaître d’un simple coup d’œil une prise PL259 de qualité ?

On ne peut pas, mais certains indices indiquent à coup sûr qu’elle est mauvaise.
Une prise chromée est obligatoirement à rejeter, toutes les bonnes prises sont en métal mat qui prend la soudure à l’étain.
La rondelle isolante qui tient le pin central doit être en téflon blanc, pas en polypropylène et encore moins en bakélite marron.
Ces prises médiocres ont été développées pour des fréquences bien plus basses, en particulier pour le marché de la CB  (27 MHz) qui exigeait des prix très bas, elles ne doivent pas être utilisées en VHF.

 

Annexe 2 : Pourquoi nos postes sont équipés d’une embase qui reçoit des prises d’antenne PL259 et non des prises N de bien meilleure qualité ?

Pour une raison de prix, les PL259 sont moins chères que les N, mais surtout car une N est beaucoup plus difficile à monter qu’une PL259, beaucoup d’installateurs en sont incapables.
Pour bien monter une N, il faut être soigneux, suivre à la lettre les indications de coupe du coaxial données par la documentation du constructeur de la prise, placer les bonnes pièces de la bonne manière, respecter le couple de serrage de l’écrou, s’assurer que cette prise va exactement sur ce câble car il y a de nombreuses variantes,…
La PL259 est beaucoup plus tolérante au mauvais montage d’un sagouin.

 

Annexe 3 : Comment savoir si mon coaxial est bon ?

S’il est neuf et fabriqué par un grand constructeur, c’est très simple. Il est très clairement marqué, la notice technique se trouve immédiatement en ligne sur le site constructeur avec toutes les spécifications, il est au moins aussi bon qu’indiqué.
Si le câble est une sous fabrication asiatique, inutile de chercher une documentation technique, il sera très en dessous.
Si le câble est ancien, la corrosion peut l’avoir considérablement dégradé.
Il ne reste plus alors qu’à le mesurer, mais ce n’est pas si simple, une bonne mesure ne peut se faire que sur une grande longueur (plusieurs dizaines de mètres) pour minimiser le problème des pertes de connectique.
Une mesure rustique se fait au tosmètre et à la charge fictive, mais une bonne mesure ne peut se faire qu’à l’analyseur de réseau.
J’ai testé beaucoup de câbles, avec parfois de très mauvaises surprises, en particulier sur les pseudos KX14 blancs livrés avec les fouets (d’ailleurs eux mêmes très mauvais).

 

Annexe 4 : Ma VHF ne marche pas très bien.

Avant d’accuser le poste, vérifiez :
° La qualité de votre antenne et de sa ligne.
° L’alimentation. La tension prise à l’intérieur du tranceiver ne doit pas sensiblement baisser au passage en émission à pleine puissance. Une perte de 0.25 V est un maximum acceptable, au-delà, il faut revoir les sections de câbles, les pertes au tableau et sur les fusibles…

 

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La vraie portée radio

La portée radio est très mal comprise des utilisateurs. Il faut distinguer la portée optique qui se calcule aussi facilement que pour la visibilité d’un feu, elle ne dépend que des élévations relatives et représente la tangente à l’arc de cercle passant par l’œil et la lampe du phare. Elle est proportionnel à la racine carrée des altitudes, en gros 50 mètres d’élévation donnent une portée de 15 milles.
En radio, cette portée optique, qui correspond à des antennes à vue, donne la certitude que la liaison radio sera possible si les puissances et sensibilités sont suffisantes et si le niveau de bruit acceptable.
En pratique, c’est bien plus compliqué car une liaison radio ne se comporte pas comme la transmission d’un faisceau laser. Les ondes diffusent et se réfléchissent, dans le cas d’une liaison juste tangente, la moitié de l’angle solide d’émission se perd dans le sol, mais il existe de multiples réflexions sur le couches de l’atmosphère qui offrent d’autres chemins aux ondes avec du retard et des fortunes diverses.
La faisabilité d’une liaison dépendra de très nombreux facteurs et variera dans des proportions considérables suivant les cas.
Facteurs simples et objectifs, pour une fréquence et un type de modulation donnés :
Dégagement et gain et accord des antennes, hauteurs, puissance d’émission, perte dans les coaxiaux, rapport signal/bruit, sensibilité de réception…
Il est possible de jouer sur ces divers paramètres, chaque gain se traduisant en dB (dix fois le log du rapport de puissance) pour améliorer considérablement une liaison, toutes choses étant égales par ailleurs.
Facteurs complexes et erratiques : Les conditions de propagation. C’est le facteur majeur et non maîtrisable qui empêche de donner des ordres de portées significatives connaissant toutes les conditions objectives.

Disons que deux voiliers bien équipés avec antenne en tête de mât arriveront souvent à communiquer en VHF à une dizaine de milles de distance et à deux milles entre le voilier et le portable depuis l’annexe.
En conditions exceptionnelles les portées peuvent être inattendues, mais cela ne signifie rien.

 

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L'antenne de secours

 

C'est un petit accessoire de sécurité très pratique en cas de démâtage accidentel qui casse l'antenne principale. C'est simplement une longueur de quelques mètres de coaxial fin, une des extrémités est terminée par une PL 259, l'autre dénudée en dipôle.
Cette page parle aussi des tests de la chaîne VHF et de l'antenne fixe.

Réalisation d'une antenne de secours marine

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Les VHF portables

Les VHF portables (talkies-walkies) ne doivent pas être considérées comme des jouets ou des gadgets. Ces petits bijoux de technologie ont vu leur prix s'écrouler vers 2000 et sont maintenant très abordables à partir de 150 €. Il ne faut pas croire que leur seule utilisation soit la liaison avec les équipiers partis à terre avec l'annexe.
Il est souvent très utile de communiquer avec la capitainerie quand on fait des cercles dans le port devant la place attribuée mais qui est occupée par un autre bateau.
L'usage le plus intéressant de ce matériel est la sécurité !
Il faut avoir un portable et sa housse étanche prêt à embarquer dans le canot de survie avec des piles dans des sachets plastiques étanches déjà en place dans le bidon de survie de dernière minute. Ce bidon recevra aussi les papiers et les moyens de paiement, y compris l'appareil photo jetable pour les photos du naufrage destinées à l'assurance.
Ce VHF portable sera très utile pour appeler le cargo qui passerait à l'horizon et n'apercevrait pas vos feux de détresse mais qui entendrait vraisemblablement votre appel sur le 16. Malheureusement cette utilisation majeure va disparaître comme nous l'avons vu, avec l'abandon de la veille. Les premiers portables DSC sortiront en 2002 mais à des prix d'introduction de cinq fois celui des analogiques actuels. Cela limitera leur diffusion.

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Les compléments

Parafoudre sur antenne

C'est un dispositif qui se met en série sur le câble d'antenne, avec deux PL 259. Il est constitué par un tube à gaz, à grosses électrodes capable de court-circuiter âme et gaine puis évacuer l'énergie à la masse (par la quille). Cela est très efficace pour des petites décharges statiques et protège l'étage d'entrée. Il est évident que si par malchance le bateau prend la foudre directement, le parafoudre explosera, aucun dispositif ne pouvant passer les énergies gigantesques en jeu.
Une statuette de la vierge dans une boule en verre avec la neige quand on la retourne, sera alors beaucoup plus efficace.

 

Répartiteur d'antenne

Ce petit boîtier, vendu sous le nom de "splitter " ou duplexeur, ou multiplexeur, est supposé s'intercaler dans le câble VHF pour alimenter (suivant les modèles), récepteur FM, ou AM BLU ou GSM, afin d’éviter de multiplier les câbles dans le mât.
Les bons modèles sont constitués de filtres à selfs et condensateurs pour séparer les voies (en acceptant des pertes).
Cela ne fonctionne que l'antenne est adaptée à ces modes. Le coaxial classique ; acceptable à 156 MHz,  ne passera pas du tout le signal GSM sur 20 mètres (pertes énormes en 900 et 1800 MHz), la petite antenne sur le téléphone marchera beaucoup mieux. , il vaut mieux oublier le GSM.
Il faudra donc choisir son antenne en lisant soigneusement sa fiche constructeur. Les bandes sont indiquées, toujours VHF 156 à 160 MHz   et parfois aussi FM 88 à 108 MHz + Ondes courtes, moins de 30 MHz, mais cela ne sert à rien, il vaut mieux séparer les antennes et les coaxiaux.

 

Installation d'un autoradio

Pour un simple récepteur type auto radio, il ne faut surtout pas se brancher sur un quelconque répartiteur d'antenne VHF .
Ces récepteurs ont un grand gain d'entrée et sont conçus pour fonctionner avec un petit bout de fil comme antenne.
Il suffit de laisser pendre derrière le vaigrage un petit bout de fil simple (évidement pas le coaxial gainé !) d'un mètre et la réception sera parfaite. Il faut récupérer la fiche assez particulière sur une vielle installation (casse voitures). Ne pas relier la gaine du coaxial.

 

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Le GMDSS et le DSC

Depuis 2000, le nouveau système "Global maritime Distress and Safety System " (GMDSS), fait partie la convention SOLAS (Safety Of Life At Sea).
Ce système d'alerte et de détresse des navires deviendra très fiable quand beaucoup de navires seront opérationnels. Toutes les stations côtières vont s'équiper du système DSC (Digital Selectif Call). La veille deviendra alors totalement automatique. Il est très rassurant lorsque l'on est en détresse de savoir qu'un automate à bien reçu votre appel et va l'archiver soigneusement, en attendant un jour prochain qu'un autre automate (pas encore développé) vienne vous porter secours, ou tout au moins simule un sauvetage virtuel sur un écran haute résolution avec son d'ambiance surround. En attendant nagez calmement.
Le DFSC intègre aussi l'appel sélectif comme sur les vieux systèmes. Il est prévu une fonction relais qui devrait permettre d'utiliser les autres stations proches pour relayer un appel, mais il reste encore beaucoup de choses à mettre en place.
A titre d'information le canal 70 a été réservé pour ces fonctions numériques.

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Le présent et l'avenir du DSC

Comment se présente un DSC ?

Les premiers modèles étaient des verrues ajoutées à une VHF classique, les prochains intégreront progressivement tout dans un seul boîtier.
Le système comporte un afficheur, qui montrera les divers messages. Le boîtier est évidement programmé avec l'indicatif du bateau et possède une entrée NMEA pour récupérer la position GPS. En cas d'appui sur le bouton d'urgence, l'alerte sera déclenchée, en envoyant l'indicatif et la position du bateau.
Prochainement une option déclencheur sera proposée, comme les airbags des voitures, appelant automatiquement "au secours " (les Anglo-saxons, eux, coulent en criant "Help ") lors de la collision type Titanic-iceberg, ou l'impact d'un missile, d'une mouette, d'une baleine, d'un raton-laveur (le cas est rare mais doit être pris en compte).

 

Faut-il jeter sa vieille VHF et se ruer sur le DSC ?

Le système se cherche et se met doucement en place. C'est vraisemblablement l'avenir, mais le matériel actuel (été 2001) n'est pas encore prêt. Il est préférable d'attendre les nouveaux modèles intégrés, plus élaborés et en prix d'introduction (2002 ou 2003) de l'ordre de 600 € pour le milieu de gamme.
Les matériels actuels vont très vite vieillir car toutes les fonctions ne sont pas encore implantées. Le Navtex doit être incorporé au système, mais il est tellement médiocre pour le moment qu'il ne sert pas à grand chose
Ce matériel n'est pas encore obligatoire sur nos petits bateaux, il le deviendra, mais pour le moment restez calmes.

 

Certificat Restreint de Radiotéléphonie

Le CRR "Certificat Restreint de Radiotéléphonie" (ou plutôt les !)

Pour les derniers plaisanciers à naviguer sous pavillon français (il n’en reste plus beaucoup tant notre règlementation franco française est tatillonne, tout le monde passe sous pavillon belge ou bidon), le Certificat Restreint de Radiotéléphonie est obligatoire.
Mais si vous achetez une VHF récente avec l’option DSC (ASN en français) votre CRR ne vaut plus rien et vous êtes en infraction.
Il faut repasser un examen payant (76 Euros). Avant le 2006, ce n’est qu’un examen complémentaire, après ce sera un examen complet.
Le nouvel examen implique que vous connaissiez le fonctionnement complet du nouveau système de sécurité.
Allez sur le site de l’AFNR pour charger les documents à jour, la réglementation bouge.
Attention l’amende est très lourde pour les contrevenants !

Rectification de Jean Capieu au sujet des ASN AIS et du CRR : Après vérification sur le site de l'ANFR le CRR dans la mesure où il a été obtenu avant 2004 est nécessaire et suffisant. L'ANFR ne recommande aux anciens titulaires que de se documenter sérieusement avant l'utilisation de ce matériel. Pour ce faire leur site est excellent.
La crainte d'un PV onéreux s'éloigne donc pour tous les anciens titulaires du CRR.

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La connectique lamentable PL 259

Les esprits curieux n’ont pas manqué de se demander pourquoi les VHF marines sont montées avec des PL 259. Ces prises sont extrêmement médiocres et ne sont absolument pas étanches. Il est extraordinaire de trouver sur les catalogues de shipchandler des passages de ponts proposés en double embase femelle pour recevoir des PL 259. Ces vieilles prises datent d’une époque ou seule existait la communication décamétrique. Les PL 259 on été faites pour cela et fonctionnent bien en atmosphère sèche à la limite de la gamme VHF . Ces prises ont causé tant de problèmes qu’après la seconde guerre mondiale, la US Navy a demandé une étude pour remplacer ces produits médiocres.
Cela a débouché sur deux types d’excellents connecteurs maintenant universellement utilisés, montant facilement en UHF avec des pertes réduites. Qui a dit que les Américains n’avaient inventé que le hamburger ?
La prise BNC ( Baïonnette Navy Connector) pour les petits câbles et petites puissances, en milieu sec.
La prise N (Navy), pour gros câbles, fortes puissances et très hautes fréquences. Cette prise est parfaite, étanche sans protection grâce aux étages de joints.
Après des années d’utilisation en milieu marin, il n’y a aucune trace d’oxydation sur les connecteurs N et le cuivre du coaxial, alors qu’une PL 259 non recouverte avec grand soin d’autovulcanisable sera détruite en une saison ainsi que le coaxial.
Il semble donc incompréhensible d’utiliser ces infâmes PL 259 sur un bateau, mais il y a qu’une seule raison à cela !
La prise N est plus complexe et comporte beaucoup d’éléments à monter avec grand soin. Le temps de montage est bien plus long et le prix plus élevé qu’une PL 259.
Sans ce détail, les PL 259 préhistoriques auraient disparu depuis bien longtemps…

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Influence de la longueur du câble d’antenne VHF (et sondeur)


Si, et seulement si,  l’antenne est bien accordée dans la bande de fréquence, toute l’énergie est rayonnée, le câble ne résonne pas du tout, le taux d’ondes stationnaire est minimum, proche de 1.
La longueur du câble n’a d’influence que sur les pertes, plus il est long, plus il est mauvais, plus il y a d’énergie perdue.
Il faut donc prendre du coaxial de qualité, le plus court possible, avec une bonne connectique pour limiter les pertes.
Les affirmations des vendeurs incompétents prétendant qu’il ne faut pas couper le câble d’un sondeur ou d’une VHF ne sont que bêtises.
Par économie et pour obtenir un diamètre minimum, les câbles fournis d’origine sont très médiocres. Attention si vous les remplacez de choisir la bonne impédance adaptée. En VHF et BLU , ce sera toujours du 50 ohms, mais pour un sondeur, en principe du 300 ohms, beaucoup moins courant.
Pour mémoire, en télévision et réception satellite, toutes les descentes sont traditionnellement en 75 ohms.

 

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Les matériels DSC disponibles

Nous ne parlerons ici que des systèmes intégrés.
Soyez très prudents avec les marques exotiques et les prix d'appels, la déception serait grande. Ces premiers modèles commencent seulement à exploiter quelques fonctions de base. Il n'y aura pas de mise à jour, le hardware va évoluer pour ajouter les applications suivantes.
Voici les premiers modèles (début 2001) chez quelques constructeurs sérieux, ayant déjà une grande expérience de l'électronique marine. De nombreux matériels sortent, considérez que ce ne sont que des exemples, pas du tout exhaustifs, de ce qui est disponible maintenant !

 

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Identification automatique des navires : AIS

L’ AIS est un dispositif automatique permettant d’identifier un navire, ses caractéristiques et sa route, comme cela existe en aviation.
Le navire comporte un boîtier électronique qui envoie ses informations,  reçoit celles des autres stations proches, et peut servir de relais pour relier une station côtière.
AIS  : " Universal shiborne automatic identification system using time division multiple access in VHF maritime mobile band".

Ce matériel très important sur le plan de la sécurité fait l’objet d’une page détaillée : AIS Automatic identification system

 

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Conclusion

Vous avez remarqué que je ne parle pas de réalisation amateur possible autour de la VHF , et surtout pas de bricolage DSC. N'y comptez-pas, rien n'est possible, vous n'aurez pas d'identifiant pour du matériel non homologué, et la subtilité des fonctions du système ne permet pas d'improvisation.

L'avenir évident de la VHF est le passage en numérique (ce qui ne fait même pas partie de la norme DSC actuelle), comme le GSM , avec un grand nombre d'options automatiques. Les choses vont très lentement dans la marine, notre code maritime date de Colbert, alors le numérique...
Le GPS a été une déferlante et s'est imposé en très peu de temps, mais pour le DSC ce sera beaucoup plus long.

Pendant longtemps encore, les sémaphores continueront à appeler en phonie des bateaux de commerce passant au large pour identification, lesquels n'en ont rien à faire et ne répondent quasiment jamais, et encore moins maintenant que la veille 16 disparaît. Ce système médiéval est absurde et inefficace, il n'y a aucune volonté internationale d'obliger les gros navires à installer un transpondeur interrogeable comme sur les avions.

Suivez l'actualité, en 2005 les VHF ont profondément changées et bientôt elles seront en numérique comme le GSM .

Pensez à la très pertinente citation de Pagnol au sujet de l'océanographie.
César à Marius : "... et là où ça sera trop profond, laisse un peu mesurer les autres. "
Attendons que le fond remonte...

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Liens

La liste des fréquences à jour est sur l'incontournable site de l'agence nationale des fréquences : www.anfr.fr

Réalisation d'une antenne VHF de secours . . . . . . . Installation de haut parleurs de cockpit

Solas fixe l'évolution des moyens de communication en mer et de sécurité. Il faut consulter les nombreux sites, mots clefs "safety life sea ", la réglementation est complexe et change vite :
International Convention for the Safety of Life at Sea (SOLAS) : etsi.org

Détails du MMSI : navcen.uscg.gov/marcomms/gmdss/mmsi
Cherchez sans Google MMSI et AIS

Les liens sont encore très rares, mais cela augmente

Sailor a l'excellente idée de proposer les notices de ses matériels toujours de bonne de qualité, en ligne : lien mort
Furuno VHF Transceiver : furuno.com
Icom : icom-france.com
Simrad VHF Radio : simrad.com

* Liens vérifiés le 16/06/09

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