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Sondeurs à ultrasons
et autres applications originales |
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Maj : 14/04/04
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Applications originales de la sonde à ultrasons déjà installée sur le bateau. Toutes ces applications utilisent la sonde déjà en place pour divers usages liés aux activités sous-marines. Soit le sondeur est modifié, soit un petit relais est rajouté à proximité de la prise au dos du sondeur et redirige la sonde vers l'application.
Il existe bien d'autres applications ultrasons sous-marines trop pointues pour être publiables ici car liées à des technologies protégées, je ne parlerai ici que des applications publiques. Je mets cette page dans la section électronique plutôt que dans la section voile, bien que l'application soit typiquement sinon marine, du moins sous-marine
Rappel du fonctionnement des sondeurs
Le principe des sondeurs étant simple, je me contenterai d'un petit rappel, si certains lecteurs veulent aller beaucoup plus loin, je ferai une annexe technique plus détaillée.
Un sondeur, tout comme un radar (mais avec antenne fixe
et sur une basse fréquence), envoie une impulsion puissante et très
brève dans une antenne (un cristal piézo pour un sondeur), puis se met
en réception pendant un temps très long pour écouter les
échos en retour. Le récepteur est très sensible, son gain
augmente avec le temps à compter du top d'émission, plus les échos
arrivent tard, plus ils sont faibles (la surface de la calotte sphérique
du front de l'onde augmente comme le carré de la distance, et comme il
y a aller-retour un facteur 4 intervient).
Petit rappel de physique de collège :
Le son se propage environ à 1500 m/s dans l'eau et 330 m/s dans l'air,
alors que la lumière et les ondes radio ont une vélocité
de 300 mille kilomètres/s.
Le plus ancien système est très simple à comprendre.
Un moteur fait tourner un bras à vitesse régulée.
Ce bras comporte deux éléments :
Un petit aimant qui donne le top zéro de déclenchement
de l'impulsion en passant devant une bobine.
Un élément d'affichage, autrefois un
néon, comme dans les "Seafarer " de 1960, puis ensuite une led.
L'alimentation se fait par un frotteur carbone (simple mine de crayon) frottant
sur une piste du bras, le retour par l'axe et la masse du moteur.
Il est très simple de connaître la vitesse du bras. Sur l'échelle
20 mètres, l'écho devra parcourir l'aller-retour soit 40 mètres.
La vitesse du son étant de 1500 m/s, il faudra faire un tour en 40/1500
seconde soit (1500/40)*60= 2250 tours/minute. Sur l'échelle 120 mètres,
la vitesse sera 6 fois plus faible, soit 375 tours/minute.
Attention à l'affichage pervers, sur l'échelle 20 mètres,
un écho à 25 mètres sortira au tour suivant soit 5 mètres
affichés. Il faut lever le doute en changeant d'échelle et en
jouant sur le gain.
Les sondeurs à affichage numérique n'ont plus de bras tournant. Une horloge
donne le top synchro et un compteur mesure le temps d'arrivée du premier
écho significatif. La profondeur est affichée en multipliant simplement
ce temps par 1500/2 (aller retour).
Tous ces systèmes sont basés sur une position de l'écho sur un récepteur, proportionnel à un retard. Dans les deux cas, la même antenne sert alternativement à l'émission et à la réception. Dans les deux cas un affichage donne le résultat, distance en chiffre du premier écho pour un simple sondeur, balayage horizontal pour un sondeur enregistreur, balayage radial pour un radar. Revenons maintenant au cas du seul sondeur à ultrasons. L'idée de cet article est d'utiliser la sonde en place pour d'autres applications en profitant de son excellent emplacement et de ses performances.
Il ne faudra pas oublier que dans les applications décrites par le suite, les systèmes ne fonctionneront que dans le cône d'éclairage de la sonde, en gros +/- 30 degrés pour nos petits modèles, moins pour les sondeurs professionnels. Les petits sondeurs travaillent autour de 200 kHz, les gros 50 kHz et moins.
Je décrirai le principe de quelques applications, et détaillerai en privé celles qui suscitent un intérêt.
Le défaut des afficheurs digitaux
Dans les systèmes anciens à bras, le cerveau du navigateur interprétait
une variation d'intensité sur un cercle pour déterminer la profondeur,
en fonction de la luminosité et de la stabilité et du gain. Cette
approche fine se retrouve aussi sur les enregistreurs à écran
ou papier.
Les sondeurs à simple afficheur ne montrent qu'un chiffre, ne laissent
plus aucune place à l'intelligence, ils affichent un résultat
calculé par un programme astucieux. C'est une sécurité
illusoire qui enlève le sens critique de l'opérateur, des confusions
se produisent suivant la nature du fond et des couches de densité différente.
Cette approche fait perdre beaucoup d'information sur la nature et l'évolution
du fond, un enregistreur est bien meilleur pour ceux qui ont le sens marin.
Pour l'utilisation sur un voilier, surtout limitée à mesurer quelques
mètres d'eau sous la quille au moment de mouiller, cela est peu important,
mais la nature du fond (rocher et failles, sable algues ou posidonies) est totalement
perdue.
Nous retrouvons une problématique identique du prédigéré, avec le GPS. Il a tué la règle Cras et le sextant et rend le navigateur totalement assisté en lui enlevant toute analyse critique, et en lui faisant perdre le faculté de savoir faire un point et d'utiliser une carte.
Perte
d'écho
Ces sondeurs présentent un autre problème quand l'écho est perdu, en particulier quand le fond augmente. Beaucoup de modèles ne l'indiquent pas bien et gardent affiché un chiffre erratique, en faisant flasher l'indication, mais cela est très ambigu. Il serait préférable de montrer des barres à la place des chiffres sans signification.
Nous n'aurons
bientôt plus besoin de nous mouiller le ciré pour naviguer, un
bon logiciel saura sortir le bateau du port, une caméra vidéo
nous restituera les meilleurs moments, et avec le son d'ambiance nous pourrons
depuis le fauteuil du salon prendre parfois le main en télécommande
assistée. Les moments clefs (naufrage, planche à voile cisaillée,
nageur broyé, seront archivés pour pouvoir les revendre à
vidéo gag). Évidement le logiciel interdira de faire n'importe
quoi et annulera les décisions qu'il ne jugera pas bonnes.
Les sondeurs enregistreurs lcd voient leur prix baisser suivant
les mêmes règles que celles expliquées pour le radar. Ils
donnent beaucoup plus d'informations qu'un simple chiffre. Ils sont indispensables
pour la plongée et la pêche. Sur nos voiliers, ils n'ont pas encore
pu trouver leur place pour une simple question d'encombrement. Au moment du
choix, n'hésitez pas, si vous trouvez un emplacement pour l'intégrer
dans le cockpit à portée du barreur, optez pour l'enregistreur.
Les gammes vont évoluer pour intégrer de petits écrans
compatibles avec les lignes d'instruments actuelles.
Sur le plan technique, c'est très simple, le spot ne tourne pas comme
avec un bras mais balaye l'écran verticalement, le balayage lent horizontal
simule le déroulement d'un papier (comme un téléviseur
tourné de 90 °). La couleur n'est pas indispensable mais agrémente
l'affichage.
Ces matériels autrefois réservés aux professionnels, commencent
à être disponibles pour la plaisance. Le sondeur EME Echopilot,
par exemple, est un mini sonar plaisance qui offre une bonne vision vers l'avant.
Les sondeurs à vision avant sont une superbe extrapolation des simples
enregistreurs. Ces affichages donnent une mine d'informations sur l'espace sous-marin
autour du bateau. La puissance des microcontrôleurs permet toutes sortes
de représentations spatiales du fond en trois dimensions. C'est un vrai
bonheur pour naviguer entre les cailloux ou faire une approche dans un mouillage
peu profond.
Il est normal que le prix de ces matériels soit de quelques fois supérieurs
à un simple enregistreur.
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La taille du boîtier d'affichage complique l'installation
sur voiliers comme pour les enregistreurs, mais le problème majeur
est toutefois la taille de la sonde. Une sonde escamotable électriquement n'est pas possible sur nos petits bateaux, le prix serait prohibitif et le diamètre de perçage difficilement acceptable dans cette zone sensible de jonction des demi-coques (la sonde doit être centrée). |
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Avant de vous extasier sur les options d'affichages, commencez à prendre la sonde en main et demandez-vous comment vous allez pouvoir l'installer. Si vous trouvez une solution acceptable, équipez-vous sans hésiter !
Sondes et antifouling
Certaines publications vous menacent d'excommunication
si vous peignez la sonde à l'antifouling. Il faut raison garder et voir
les conséquences de ce crime. Sur le plan de la performance absolue,
il est vrai que cela produira une absorption qui se traduira par une baisse
de la résolution à la profondeur maximale. Si vous faites de l'océanographie
dans la fosse des Mariannes, ne peignez pas la sonde, envoyer un plongeur la
brosser chaque jour. Si vous êtes plaisancier et utilisez le sondeur pour
mouiller, n'ayez aucune angoisse. Peignez là (une couche suffit), l'absence
de concrétions en fin de saison est bien plus positive.
Faites attention lors du carénage, pas de coup de Karcher direct sur
la pastille qui risquerait de se délaminer et de détruire la sonde.
Grattez légèrement, au besoin finissez avec un chiffon imbibé
de diluant, mais sans insister.
Raccourcir le câble
La sonde est accordée avec une longueur de câble standard, mais n'oublions pas que nous sommes à des fréquences de l'ordre d'une centaine de kiloHertz en propagation électromagnétique aérienne (seule la sonde est en milieu liquide) donc des longueurs d'onde de :
L = C/F avec la célérité de la lumière C = trois cent mille km/s = 3 * 108 m/s et F= 100 kHz= 105 Hz
soit : L = 3 *108 / 105 = 3 103 m, de l'ordre de quelques kilomètres.
Devant les quelques mètres de longueur
du câble original, il y a un rapport 1000, donc une influence absolument
nulle sur l'accord si vos coupez ou ajoutez quelques mètres, c'est insignifiant
devant la longueur d'onde.
L'alignement de la bobine de sortie est loin d'être dans cette classe
de précision ! Il faut simplement respecter l'impédance du câble
et réaliser des raccords coaxiaux propres, des prises DIN audio ou des
manchons en thermorétractable suffisent, s'ils sont parfaitement protégés
de l'humidité.
Le risque majeur est d'avoir un raccord non étanche qui baigne dans l'eau des fonds, le câble serait alors très vite détruit sur une grande longueur, le cuivre se corrodant par capillarité. Si donc vous coupez le câble, faites une étanchéité surabondante à la liaison.
Discrimination des faibles profondeurs
Il faut un sondeur de qualité pour mesurer les faibles profondeurs car un sondeur à grande échelle utilise une impulsion d'émission longue pour envoyer plus d'énergie possible, elle écrase les échos à retour rapide des faibles profondeurs.
Les sondeurs évolués réduisent considérablement la largeur de l'impulsion et l’énergie émise pour les petites échelles, les bas de gamme ne savent pas le faire. Nous avons la même problématique sur les radars, il est difficile de séparer des échos proches et d’avoir une grande portée.
Le sondeur marche mais la sonde est cassée. J'ai entendu bien des fois
cette antienne!
La sonde est un élément fragile, un coup de spatule malheureux
lors du carénage, une sangle ou une cale mal placée,
décalottent la pastille piezzo.
A l'intérieur, si la protection n'est pas bien faite par un compartiment
solide et capoté, un objet lourd (boite à outils, ancre de secours...)
aura tôt fait de la cisailler par mer agitée.
Le câble coaxial est aussi très vulnérable car il parcourt
la moitié du bateau dans les coffres. Il est particulièrement
fragile au passage de cloisons et aux pliages brusques. S'il n'est pas bien
protégé par une gaine collée, les ennuis sont prévisibles.
La réparation du câble est facile en coupant la partie abîmée
et en remanchonnant avec de la gaine thermo rétractable, pour peu que
l’on ait bien identifié l’endroit blessé, il y en
a parfois plusieurs. La rupture d’impédance n’est pas très
critique à ces fréquences basses de quelques centaines de kHz.
Si le câble est cisaillé à l’entrée de la
sonde c’est un peu plus délicat.
Changer la sonde ou l'ensemble ?
Considérons le cas de la sonde jugée
irréparable à votre
niveau, alors que l’électronique fonctionne.
Il faut se demander si la recherche d’une sonde compatible est un bon
choix.
Pour :
Ce
sera moins cher que d’acheter un ensemble neuf.
Le
remplacement est plus facile, sans démonter la console.
C’est un cadeau de ma mémé, j’y
tiens sentimentalement…
Contre :
Il ne sera pas facile de trouver une pièce d’origine. Voir le
chapitre Sonde compatible.
L’électronique évolue très vite et les matériels
récents sont meilleurs que les anciens.
Le prix de la sonde seule est à comparer à celui d’un matériel
complet du moment avant de se décider.
Remplacer
la sonde
Si la sonde était montée à l’intérieur dans
l’huile, le remplacement sera simple, mais dans ce cas elle ne tombe
jamais en panne (sauf fil cisaillé).
Si la sonde est cassée, elle était à coup sûr montée
en externe et le remplacement demandera du travail lors d’un grand carénage,
en particulier si la nouvelle sonde à un trou de passage plus petit
que l’ancienne.
Il est bien plus simple d’agrandir le trou que de le réduire proprement,
car stratifier une contre plaque en renfort, est très long et demande
plusieurs étapes.
Pensez-y en choisissant la nouvelle sonde à tester.
Sonde
compatible
Si le matériel a plus de quelques années, la pièce d’origine
n’existe plus.
Il faudra alors essayer les divers modèles du moment, en espérant
en trouver un disponible qui soit à peu près compatible, quitte à perdre
en portée maximale, ce qui est peu gênant.
Cela demande d’avoir de bonnes relations avec le shipchandler local qui
acceptera de vous sortir d’un emballage de sondeur neuf une sonde qui
vous sera confiée pour le week-end, histoire de lui faire faire trempette
dans l’eau salée.
C’est assez délicat, de plus l’expérience peut se
renouveler deux ou trois fois si cela n’a pas marché.
Si la prise et différente, ce n’est pas un problème il
est toujours possible de bricoler une adaptation provisoire, le temps de tester
la sonde par-dessus bord.
Avant de la monter définitivement, il est impératif de sortir
sur un fond d’une centaine de mètres pour vérifier si sonde
tenue à la main hors du bateau l’écho est acceptable.
Si l’expérience est désastreuse, il faut la rincer et la
remettre en condition de neuf avant de tester la suivante.
En principe, toutes les petites sondes du moment sont compatibles et ont des
pastilles piezo identiques.
Ne me demandez pas si le sondeur untel est compatible avec la sonde
une telle, |
Le
répétiteur est cassé
La problématique de la pièce d’origine introuvable est
la même que précédemment. Cela est d’ailleurs valable pour tous les matériels, sondeur,
speedomètre, girouette, etc.
Le répétiteur d’origine est cassé, ce modèle
n’existe plus, comment adapter un modèle du moment ?
Les matériels actuels sont pilotés par bus et les modèles
d’autres marques seront beaucoup plus délicats à adapter
que les vieux modèles à galvanomètres. Ces générations
ne sont pas compatibles, sauf à bricoler une petite interface à microcontrôleur
pour adapter les standards.
Faire l’essai en volant d’un répétiteur est simple
car le résultat est instantané et sauf grosse bêtise, le
risque de griller le neuf est acceptable.
Si vous doutez de vos compétences, faites-le faire par quelqu’un
sensé savoir…
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elle évoque des utilisations différentes des sondeurs. |
C'est évidemment la première application qui vient à l'idée. Il est très utile de pouvoir dialoguer depuis une barge avec les plongeurs travaillant au-dessous . La liaison est en duplex alterné seulement. Côté surface, c'est très simple, un petit boîtier module la porteuse en émission et repasse en écoute après l'envoi du message. Je détaillerai la réalisation dans un chapitre suivant.
Coté plongeur, c'est plus compliqué si l'on veut le réaliser soi-même. Le laryngophone étanche, l'embout buccal sont difficiles à bricoler, je conseille d'adopter ceux du commerce.
Coté transmission du son au plongeur, un haut-parleur étanche ne marche pas sans un casque, l'astuce classique est de ne pas entendre avec les oreilles mais en transmettant la vibration aux os de la boite crânienne et en faisant vibrer les sinus sphénoïdaux. Ces techniques sont très connues, ce n'est pas mon propos. La seule partie intéressante à bricoler est le bloc émission-réception, qui se fixe entre les bouteilles par une sangle velcro, le fil de sortie comportant un jack inoxydable trois contacts pour déconnecter l'équipement (laryngophone + "écouteur " vibreur). Le plus simple est de fixer la commande de l'alternat au culot de la bouteille pour éviter les fils baladeurs.
Rien d'original sinon l'idée d'utiliser la sonde en place.
Télécommande guindeau ou treuil
Toujours pour un chantier sous-marin, si l'interphone est trop cher (pour la partie plongeur), le plongeur relevant de lourdes charges via un treuil de barge a besoin de pouvoir commander le treuil depuis le fond. L'application consiste à réaliser un boîtier de télécommande, envoyant trois signaux vers la surface par l'intermédiaire d'interrupteurs à glissières.
<Treuil Monte> <Treuil Descend> <Klaxon>.
Cette dernière fonction permet de communiquer par un code morse quelques messages très simples et pré-convenus, mais vitaux du plongeur vers la surface. Ce dispositif est très fiable et économique, il est très pratique dans le relevage d'épaves.
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Une charge est suspendue à un flotteur et maintenue au fond par un lest perdu via un crochet largable par la télécommande. Quand le bateau passe au-dessus , grâce à un point GPS ou de bons relèvements, il envoie via sa sonde une trame codée, reçue par le dispositif qui largue le lest et fait remonter la charge. Le gribouillis vous montre de haut en bas : ° le ballon flotteur dans son filet Vous-vous demandez à quoi tout cela peut bien servir ! |
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Les plus farceurs
mettront une vraie mine avec sa charge militaire qui remontera et explosera
juste sous leur coque. (Mais non, je plaisantais, cette application amusante
est rare...).
Des individus malhonnêtes
(si, ça existe !) qui font des croisières sur de superbes yachts
rapides entre l'Amérique du sud et les côtes américaines
exploitent à fond ce principe. Ils traînent entre deux eaux des
containers avec lest et flotteur comme décrit. A l'approche des Coast
Guards, ils larguent tout et saisissent le way point au GPS. Tout est légal
à bord. Un chalutier vient quelques jours ou semaines plus tard, quand
le calme est revenu, sans aucun équipement particulier à bord.
Seul le soft du sondeur a un petit patch pour envoyer la bonne trame codée
de déclenchement par une combinaison de touches. Le containeur contenant
quelques centaines de kilogrammes de sucre en poudre remonte à la surface
accroché à son flotteur.
Ce chapitre n'est en aucune manière destiné de donner des idées
aux voyous mais veut exposer une technique originale.
Lire le chapitre "
du schéma au kit
"
avant de remplir le bon de commande pour ce matériel.
C'est de loin la plus complexe des trois !
Coté surface :
Je ne conseille pas de modifier le sondeur existant mais de faire une boîte
avec relais à part. La modification est possible mais il faut beaucoup
adapter l'électronique existante, en particulier l'étage de puissance,
qui est prévu pour travailler en impulsions et ne supporte pas une émission
continue. En l'absence d'alimentation, le sondeur marche normalement. La qualité
du relais rajouté n'est pas critique, les relais bas de gamme passent
sans problème la bande 50 à 200 kHz et la faible puissance sans
aucune perte notable
Une bonne astuce est d'utiliser un petit talkie-walkie qui permet de se déplacer
sur la barge sans fil à la patte, avec un kit mains libres. Le boîtier
ultrasons comporte la liaison BF à l'émetteur récepteur
correspondant au talkie-walkie en 400 mHz. A ces très courtes portées,
quelques milliwatts suffisent en émission. Cela évite de mettre
en uvre la grosse et onéreuse valise interphone professionnelle
et supprime le fil du transducteur mobile à laisser pendre par dessus
le bordé.
Le fonctionnement est parfait et le bricolage économique.
Côté fond :
Il faut une bonne expérience des matériels immergés pour
réaliser un système fiable.
Une des difficultés est que le piézo sur le boîtier placé
entre les bouteilles doit éclairer la sonde du bateau en surface. C'est
délicat, il faut prendre un cristal à grande ouverture et le plongeur
doit passer en position verticale pour transmettre. Il est impossible de monter
le piézo sur un cardan dans le boîtier car il doit impérativement
être collé pour transmettre les vibrations au boîtier.
Le deuxième problème est la connectique, le jack 3 fils étanche
est long à mettre au point.
Par sécurité j'utilise toujours un fil fin qui s'arrache en cas
d'incident si largage des bouteilles, pour ne pas étrangler le plongeur
avec le laryngophone. L'électronique est très classique et sans
problème, montée conne d'habitude dans une lampe de plongée
récupérée.
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Réalisation de la télécommande
Coté surface :
Il n'est pas absolument pas indispensable de créer une
nouvelle chaîne réception , il y a tout dans le sondeur. La partie
émission n'est bien sûr pas utilisée. Il faut prendre le
signal en sorti de l'ampli réception, après le passe-bas, avant
le trigger formant le pic de réception d'écho.
Il suffit de rajouter un seul condensateur à l'électronique existante
et sortir ce signal vers un jack externe dont l'insertion coupera la commande
du modulateur. Allumer normalement le sondeur, c'est magique
cette BF
est filtrée et envoyée à une petite carte microcontrôleur
qui identifie les 3 seules commandes attendues. Ces trois commandes sont envoyées
classiquement par des optocoupleurs aux relais monte-descend du treuil et au
Klaxon.
Côté fond :
C'est beaucoup plus simple que l'interphone. Pour un premier
essai, utilisez un sondeur à main, qui se présente comme une lampe
torche, distribué par Plastimo, en vente chez tous les shipchandlers autour
de 220 Euros. Il contient toute l'électronique d'émission et le
piézo. La seule modification est de coller sur une génératrice opposée
à l'interrupteur d'origine, une longue glissière plastique dans
laquelle coulisse un aimant plastifié. A l'intérieur, trois ILS
(interrupteurs à lames souples) ou effets Hall en ligne sont rajoutés
pour fournir les trois codes au modulateur. La solution la plus rustique est d'utiliser
un compteur CMOS et une matrice à diodes reliée aux trois signaux,
si nous n'aimez pas les microcontrôleurs
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Attention à l'étanchéité de ce petit sondeur, à ne pas utiliser à une profondeur de 50 mètres comme le laisse croire le descriptif commercial, il implosera à coup sûr côté afficheur. Il vaut mieux supprimer cette fenêtre fragile et transférer l'électronique dans un corps de lampe. Ce sondeur à main étant très directif, il faut viser le bateau pour transmettre. |
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Réalisation du déclencheur de mines
Coté surface :
Il n'y a pas la moindre modification physique de l'électronique. Il
faut désassembler le logiciel de l'eprom et patcher la routine qui commande
le top émission, pour une position donnée du réglage de
l'échelle (généralement en rajoutant un pas après
l'échelle maximale). A l'impulsion simple originale est rajoutée
par une trame codée d'une dizaine de bits. L'impulsion initiale constitue
un long Start. C'est tout, le sondeur travaille parfaitement normalement, vous
voyez même le fond comme avant sur la position suplémentaire !
Remarque sur les sondeurs : En augmentant l'échelle de profondeur, on
augmente la durée du pulse d'émission pour avoir plus d'énergie
sur l'écho retour, ainsi que la période entre les pulses pour
laisser assez de temps au trajet du front d'onde. Par exemple, pour une échelle
de 75 mètres, trajet aller retour 150 mètres, donc période
entre les pulses d'un dixième de seconde maximum à 1500 m/s.
Côté fond :
Dans les deux cas précédents, un des problèmes
était de viser depuis le fond le bateau en surface. Ce problème
disparaît ici, le boîtier récepteur étant en tension
entre le crochet à largage et le flotteur via la charge, il est absolument
vertical, donc vise à coup sûr le bateau passant au-dessus ! Le
dispositif comprend un récepteur à très faible consommation,
réveillé par un timer qui attend un quelconque signal. Dés
réception d'un écho, le contrôleur passe en mode actif,
il cherche à identifier sa bonne trame, s'il la reconnaît la commande
d'ouverture est envoyée au crochet. Un tel dispositif bien conçu
peut rester en attente des années. L'électronique est triviale,
les seuls problèmes simples sont de rester parfaitement étanche
et d'assurer une mécanique d'ouverture fiable.
Pour l'étanchéité à grands fonds je conseille une
boîte souple, genre bidon plastique avec joint torique, l'électronique
baignant totalement dans l'huile (pas au graphite !) est en équipression
donc résiste à toutes les profondeurs. Curieusement les composants
électroniques sont extraordinairement résistants à la pression.
Si vous êtes inquiets, noyez d'abord la carte dans la résine.
Pour le crochet, il faut un peu d'habitude, le pélican relié à une manille inox est très sûr. Ne jamais passer un gros bout directement dans le crochet, il peut s'entortiller lors d'une mauvaise immersion. Pour rétracter le doigt de commande, je ne conseille pas un électro-aimant à noyau plongeur, il coince si l'énergie est basse ou s'il est corrodé et concrétionné.. Il faut toujours préférer un moto réducteur qui tire via un fil gainé ou tige filetée, il marche à tous les cas si l'étanchéité a été maintenue. Pour mémoire, un moteur électrique tourne parfaitement bien immergé dans l'huile, au prix d'une baisse de rendement, vous pouvez l'intégrer au bidon contenant l'électronique. Pensez-aussi au boulon explosif, très fiable en le protégeant les fils de la corrosion (dans l'huile).
Montage de la sonde à l'intérieur du bateau.
Cela n'a pas grand rapport avec le sujet précédent,
mais cette question m'ayant été posée tant de fois, je
préfère en parler. C'est une lapalissade. Une sonde bien montée
verticalement sur sabot en fond de coque dans les règles de l'art, marchera
toujours bien mieux que tout montage interne, mais demande un travail de pose
soigné avec tirage à sec. Le choix d'un montage interne dans un
bout de tube collé à l'intérieur de la coque pour faire
tremper la sonde bien verticale dans un fond d'huile ne se justifie que si :
Des travaux sur
la coque ne sont pas possibles.
Il n'y a pas de
sandwich balsa bloquant à cet endroit, la coque conduit bien.
La sonde doit être
changée souvent, si l'on veut tester divers matériels.
La coque absorbera toujours, mais dans la majorité
des cas, un sondeur de voilier ne servant qu'à voir la profondeur en
approche de mouillage, le sondeur marchera parfaitement à petits fonds.
Le fait de perdre quelques dB en émission et réception est peu
important en petite échelle. Dans le cas d'un bateau métallique,
on hésitera plus encore à faire des trous inutiles. Il faut tester,
le résultat est parfois bon en collant la sonde dans un époxy
très liquide avant polymérisation et surtout sans la moindre micro-bulle.
De toute manières si le résultat est trop mauvais, il est très
facile de supprimer ce bricolage provisoire et revenir au montage classique
qui lui est irréversible.
Revenons dans l'huile
Ce détail me valant beaucoup (trop) de mails, j'en remets une couche
(d'huile).
L’huile sert au couplage acoustique, de l’eau serait mieux adaptée,
mais on ne l’utilise pas tout simplement car elle s’évapore…
L’impédance acoustique de l’huile n’est pas identique à celle
de l’eau, il y aura donc désadaptation et pertes, mais comme la
couche doit être très fine, cela sera peu critique. Il y aura
bien une portée plus un peu plus faible avec une sonde interne, mais
cela ne nous importe pas, car sur un voilier, nous n’utilisons le sondeur
qu’à des profondeurs faibles.
Le problème serait très différent sur un navire océanographique
relevant les abysses, le compromis ne serait plus acceptable.
Les anglo-saxons utilisent du « castor oil », que nous traduisons
par « huile de vaseline », mais un fond de bidon d’huile
moteur conviendra. Il vaut mieux éviter l’huile hydraulique agressive.
Vous en savez assez pour le moment sur ces sujets très rarement abordés, j'espère que cela vous fera voir différemment votre sonde et incitera les plongeurs à bricoler. Si vous voulez exploiter ces idées, parlons-en...
![]()
Un exemple de la méthode
de dépannage par dichotomie est donné dans la page : Dépannage
![]()
Je ferai évoluer les liens généraux sur les ultrasons
seulement dans la page triangulation
Une petite amorce de projet, Sondeur
enregistreur
sur panneau graphique
Underwater magazine :
diveweb.com/maritech/features/uw-su97.05
Diverses sondes pour sonars : interphase-tech.com/transducers.htm
Le son dans la mer :
isitv.univ-tln.fr/~lecalve/oceano
Etude du phénomène sonore : ac-versailles.fr/etabliss/herblay/son
Très curieuse application, un Game boy interfaçé en sondeur et décrit dans la revue Elektor.
Liens vérifiés le 14/04/04