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Les panneaux solaires |
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Introduction |
Maj : 27/10/10
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Cette page est un complément de la grosse rubrique "Charge batteries et énergie " qui traitera de la charge dans le cas complexe d'un bateau de voyage, équipé de plusieurs sources et de plusieurs batteries. Les pages annexes aux batteries et à la répartition de la charge sont :
Panneaux solaires (cette page)
Les alternateurs sur le moteur et par l'hélice,
montage et régulation, groupes électrogènes, piles à
combustible et autres sources, dans la page : L'énergie
du bord ![]()
Aérogénérateurs
(improprement nommés éoliennes).
Groupes électrogènes.
Piles à combustible
et autres sources.
Bonnes définitions extraites de l'Apex (voir liens) : La cellule photovoltaïque
/* La cellule photovoltaïque ou photopile est un composant
électronique à semi-conducteur (silicium). L'absorption de la
lumière crée des charges positives et négatives qui sont
séparées et collectées par une grille en face avant et
un contact en face arrière. Cette transformation directe de la lumière
en électricité s'effectue sans pièces mobiles, sans bruit,
sans pollution.
Les modules photovoltaïques, composés d'un ensemble de cellules
connectées entre elles, transforment directement la lumière en
électricité.
La batterie d'accumulateurs stocke l'énergie électrique produite
pour pouvoir la restituer à tout moment (jour ou nuit, ensoleillement
ou non) .
Le régulateur de charge-décharge protège la batterie contre
les surcharges et décharges profondes et prolonge ainsi sa durée
de vie . (Je traiterai cette partie dans la page "Batteries "). */
![]()
Ce chapitre est commun aux panneaux solaires et aérogénérateurs.
À force de naviguer entre les sacs plastiques et les plaques de mazout, vous devenez écologiste. Cette année vous équipez votre voilier en énergies douces. Vous allez investir quelques milliers d’euros pour vous acheter une conscience tranquille de vrai écologiste. Arrivé à ce stade une alternative vous apparaît : Soleil ou vent ?
Les deux exploitent les énergies douces, mais les problèmes sont très différents. Réfléchissez avant de vous lancer, voici les éléments de choix simplifiés au maximum :
Le vent
En zone bien ventée, l’aérogénérateur fonctionnera quasiment toute l'année, jour et nuit, la moyenne peut être de 12 volts * 2 ampères = de l'ordre de 24 watts, soit en 24 heures, 24 W * 24 heures = environ 500 Whj.
Un demi kilowatt*heure par jour est alors possible en moyenne avec le meilleur matériel du marché. Le rendement est toujours optimal, l'aérogénérateur s'aligne sur le vent et demande peu d’entretien.
C'est beaucoup d'énergie en conditions optimales, de l'ordre de deux heures de marche au moteur (courant faible mais longtemps), toutefois sous le vent des îles et en périodes anticycloniques, l’énergie récoltée sera nulle.
Ce système a de gros défauts, avec un fort bruit généré, infrasons et vibrations très pénibles, ce qui explique le bout bloquant les pales sur les bateaux équipés, quand l'équipage est à bord.
En mouillage forain, on s'efforce toujours de trouver le coin le plus calme et le moins venté. Le rendement sera alors nul et le solaire sera beaucoup plus efficace.
Pendant l’hivernage, l’efficacité est excellente et les batteries seront chargées à bloc en arrivant au bateau.
Le soleil
Le rendement des panneaux est variable, suivant la saison et la latitude. L'été en Méditerranée c'est une bonne solution, sous les tropiques c'est incontournable.
Un simple petit panneau sous nos latitudes en été, fournira en moyenne autant d’énergie qu’un aérogénérateur, mais sans la moindre pollution !
Si le bateau le permet, en naviguant entre les cocotiers, la solution est de multiplier les panneaux sur un joli portique. C’est évidement un gros investissement, mais vous aurez alors une énergie très abondante sans aucune nuisance, avec pour seule contrainte légère de rincer de temps en temps pour maintenir les panneaux propres.
Quelques mètres carrés de panneaux sur un portique dégradent évidement la finesse du bateau et réduiront les performances au près serré, tout dépend si l’on navigue sur un Class America ou un catamaran de croisière.
C'est un vrai bonheur d'arriver à étaler sa consommation sans faire tourner le diesel dans un mouillage de rêve.
La page "charge des batteries " traite de l'optimisation et de la régulation anti-surcharge. Les bilans pratiques sont en page "énergie " et "bilan ".
Le sillage
Les alternateurs sur arbre d'hélice ou hydrogénérateurs sont traités en page alternateur. Ces matériels très contraignants sont beaucoup moins répandus que les aérogénérateurs d'un emploi plus simple.
Alors que choisir ?
C'est simple, pour un programme de voyage, avec un bateau disposant de nombreux équipements voraces, il faut combiner toutes les énergies douces possibles, aérien, solaire, arbre d'hélice, en plus évidement des alternateurs des moteurs, des groupes et piles à combustible. Ce n'est qu'une question de budget et de qualité d'installation. L'indépendance des sources complémentaires fiabilisera la gestion de l'énergie.
En vivant à bord, il n’y en aura jamais assez et le groupe électrogène et le chargeur de quai seront sollicités pour équilibrer le bilan.
Amélioration importante du rendement
Les aérogénérateurs et panneaux solaires souffrent du même problème. En conditions optimales, soleil tropical au midi perpendiculaire au panneau ou vent fort, le rendement est bon, l’énergie est maximale, proche de celle donnée sur la fiche du constructeur. En conditions normales, le rendement est faible et la tension trop basse pour charger efficacement.
Il existe un moyen évolué pour gonfler le flux d’énergie récupérable. Le principe d'un "booster" ou gonfleur est de monter un élévateur de tension piloté entre la source est la batterie.
Si la tension est trop basse, l’élévateur l’augmente peu à peu, le courant de charge augmente alors aussi. Évidement cela charge d’avantage la source qui à tendance à s’écrouler en tension. Il est très simple de calculer le produit P = V source * I source et de moduler la tension de sortie de l’élévateur par une rampe lente autour de la valeur précédente afin de se maintenir en permanence au sommet de la courbe de Gauss du "rendement / Vsortie". Un petit microcontrôleur fait cela parfaitement.
Une diode Schottky à très faible seuil strappe le dispositif pour passer en direct quand les conditions sont optimales (au midi solaire, panneau perpendiculaire, cela ne sert à rien) ou en cas de panne. Un très bon montage a un rendement de l’ordre de 87% et peut doubler l’énergie fournie en conditions faibles. Voir le chapitre de l’alimentation du PC portable qui parle des pompes de charges, c’est exactement le même montage.
Sur de grosses installations, la basse tenson sera transformée en 220 V alternatif par un convertisseur pour diminuer les pertes ohmiques, puis exploitée par un chargeur évolué (qui sert aussi à quai) afin d’optimiser la charge en fonction de l’énergie disponible.
Dans le cas d’un élévateur, l’électronique sera montée au plus près de la source pour compenser les pertes ohmiques de la ligne vers la batterie.
Pour le médiocre régulateur basique d’origine, le problème est inverse, il faudra le placer près de la batterie pour prendre en compte les pertes de ligne.
Considérations sur le retour sur investissement
La démarche pour des énergies douces est intellectuellement satisfaisante, mais qu’en est t’il en terme de rentabilité ?
Pour une installation fixe à terre, il est raisonnable d’estimer que si tout se passe bien, en établissant un contrat EDF de rachat de l’énergie, l’équilibre financier risque d’être atteint au bout de 10 ou 15 ans, car pour le moment la revente d’énergie personnelle est largement sur payée.
Sur un voilier, ce calcul ne tient pas, il ne faut pas considérer la valeur comptable de l’énergie au tarif EDF mais sa valeur d’agrément d’utilisation qui est beaucoup plus élevée. Le fait d’être autonome en énergie et de ne pas avoir à actionner le groupe électrogène est un luxe qui se paye très cher.
Il semble raisonnable de considérer que sur dix ans d’utilisation sur un voilier, pour mille euros investis dans des énergies douces, seulement quelques dizaines de litres de gazole auront été économisés, mais le point très positif est de ne pas avoir pollué un mouillage tranquille par un groupe pétaradant et agressif.
Cela semble un prix exorbitant du litre économisé, mais ce n’est pas ainsi qu’il faut raisonner.
Tension de service
Lors du choix d’un aérogénérateur ou d'un panneau solaire, l’idée simpliste est de prendre un modèle à la tension de son parc à batteries. C’est un très mauvais choix, en particulier pour du 12 volts, car le courant sera très fort et imposera de grosses sections de cuivre pour limiter les pertes.
Il est préférable de partir de la tension le plus élevée possible pour qu’à puissance donnée, P=V*I, le courant soit le plus faible possible.
Les pertes par effet joule sont le produit du carré du courant par la résistance ohmique !
(Voir le chapitre sur le calcul des sections de cuivre)
Les installations de qualité ont des aérogénérateurs qui sortent une centaine de volts ou plus.
Il est facile ensuite, au plus près des batteries, de convertit par une pompe de charge, la tension trop élevée en basse tension de service, et ce, avec un très bon rendement.
Choix de la conversion
Un convertisseur 24 > 12 est très basique et ne se préoccupe pas du rendement (toujours médiocre), il est fait pour adapter des matériels 12 V sur un réseau 24, par exemple pour les camions. C’est de l’électronique très rustique.
Un système à pompe de charge est plus complexe. Coté source en 24 V, il règle sa charge en permanence pour tirer le maximum de puissance, le produit V * I
Plus on tire de courant, plus la tension s’écroule, la courbe est une gaussienne, le dispositif se maintient au sommet.
Cette puissance récupérée est envoyée à un autre dispositif, le chargeur intelligent qui va optimiser la charge batterie.
Evidement ce système complexe n’a d’intérêt que pendant la phase de charge de la batterie, une fois le palier flottant atteint, l’énergie est gaspillée en pure perte et u système basique suffit.
Le système intelligent à pompe permet de charger beaucoup plus vite et s’impose quand les parcs à batteries sont sollicités.
Fin du chapitre commun « soleil / vent »
Fonctionnement des panneaux solaires
Je ne vais pas faire la théorie de la conversion d'énergie pour
ne pas rebuter ceux qui me reprochent de ne pas me mettre à la portée
des débutants.
Je suppose donc que le lecteur a déjà entendu parler
des panneaux solaires. La seule chose à savoir pour le moment est que
l'énergie fournie dépend de facteurs simples :
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A puissance égale, les panneaux les plus performants monocristallins auront une surface plus petite que les médiocres poly cristallins. |
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La surface :
l'énergie est directement proportionnelle à la surface pour une technologie identique.
L'éclairement
(intensité solaire et écart angulaire par rapport à l'axe perpendiculaire).
Les masquages, ombre, couche de sel ou fiente d’oiseau (ou d’équipier ?) qui écroulent le rendement.
L'échauffement traité chapitre suivant
Le rayonnement
dans votre zone de navigation, suivant la saison, très inférieur
aux conditions maximales données par le constructeur.
L'éloignement
de l'heure du midi solaire, plus le soleil est bas, plus la masse atmosphérique absorbe
l'énergie et le sinus de l'angle faible.
La mauvaise inclinaison
du panneau, par rapport à la perpendicularité. Ce paramètre
est à considérer avec soin. À 45° d'écart,
le sinus de l'angle intervient, sin Pi/4 = 0.7, ce qui veut dire qu'un écart
d'inclinaison de 45° amènera une perte de 30%. Attention ce n'est
quand même pas le carré du sinus qui intervient, nous ne considérons
qu'un plan d'inclinaison, l'énergie est proportionnelle à la surface
interceptée par l'angle solide. Mais en réalité la perte
est beaucoup plus importante, car le panneau silicium est protégé
par une plaque de verre ou de plastique qui produit deux réflexions parasites
et donc une perte d'énergie réfléchie importante en plus
du rapport de surface affaibli.
Considérons en gros qu'un panneau incliné de 45° de la normale
perdra en tout 50% de rendement.
Avec un angle de plus de 60 %, le rendement devient quasi nul.
Pour essayer d'améliorer ce seul paramètre accessible par l'utilisateur,
nous allons évoquer les possibilité d'inclinaison du panneau,
assez facilement au sol, très difficilement à bord.
Rendement du panneau
En été, sous nos latitudes méditerranéennes, on
admet que le facteur de compensation d'un bon panneau solaire est de 76 %.
En
hiver il tombe à 20 %.
C'est le facteur correctif qu'il faut apporter à la puissance constructeur
donnée au midi solaire, panneau bien perpendiculaire, le jour d'ensoleillement
maximum.
En optimisant la charge, le panneau 100 W sortira à ce moment et conditions
exceptionnelles 76 W.
Pour fixer les idées, un panneau d'un mètre
carré a une puissance constructeur de 100
watts commerciaux environ.
Les panneaux mono cristallins sont plus chers, les poly cristallins ont un rendement
inférieur.
Rendement panneaux solaires, bilan journalier en été pour un constructeur sérieux :
Energie espérée (en VAh) = Puissance commerciale (en W) * 4.8 en Méditerranée, un peu plus sous les tropiques.
La page des bilans énergétiques
sur un bateau de grand voyage
vous montrera les excellents résultats que l'on peut espérer en
y mettant les moyens sous les tropiques. Une grande surface de panneaux alimentera
généreusement tout le bord sans les vibrations d'un aérogénérateur
qui gâche le calme d'un joli mouillage. C'est cher, c'est encombrant mais
efficace. Si vous naviguez sur les côtes nordiques, ce ne serait évidemment
pas une bonne idée.
L'échauffement catastrophique
Ce paramètre négligé est très important, le rendement d'un panneau décroit fortement avec la température.
C'est pour cela que paradoxalement le rendement sous le soleil écrasant des tropiques sera plus faible que plus au nord en des zones moins ensoleillées.
Il faut tout faire pour éviter l'échauffement du panneau, en particulier le jamais le coller sur un roof, mais laisser une circulation d'air pour la face inférieure en séparant les panneaux par des cadres aérés.
Il est évident que des cadres en cornières alu ne sont pas du plus bel effet sur le bateau, mais il faut laisser respirer le dos du panneau.
Montage des panneaux. Il existe trois choix de base : fixe, mobile un axe,
mobile 2 axes. Considérons dans ce chapitre l'installation à terre.
Je traite ce cas en premier car il est simple, les panneaux pouvant être
photovoltaïques ou producteurs d'eau chaude, le problème est identique.
Pour une installation à terre, le montage des panneaux est simple :
Soit l'installation fixe, simple, plein sud, inclinaison 45 degrés, souvent
préférée pour les panneaux lourds.
Soit l'installation mobile.
Il faut alors faire une poursuite deux axes, avec une alternative :
Poursuite astronomique ou poursuite à capteur.
Poursuite astronomique calculée
La poursuite astronomique consiste à utiliser une petite table de position du soleil, en rentrant par exemple l'heure du midi vrai, ou les heures coucher et lever d'après l'almanach. La précision nécessaire n'est pas très grande, un point par mois est suffisant, le reste est interpolé. Il est aussi possible aussi de rentrer l'heure et l'élévation maximale (midi vrai). Le calculateur qui a une horloge calendrier, calcule chaque jour le lever et le coucher du panneau connaissant latitude et longitude. C'est de la trigonométrie très simple. Une cellule capte la lumière d'ambiance, si le temps est trop couvert, le panneau ne bouge pas et reste dans la position d'arrêt précédente. Si l'éclairement est suffisant pendant un certain temps, le rapport [énergie consommée pour le positionnement] / [énergie probablement récupérée] est favorable, les deux moteurs sont commandés et le panneau passe en poursuite. Il suffit d'envoyer une correction toutes les 5 minutes. Si le soleil se couvre, le panneau reste bloqué. Au coucher du soleil, le panneau reste à l'Ouest afin de ne pas gaspiller d'énergie si au prochain lever du soleil l'éclairement est trop faible.
Poursuite optique
Il existe une méthode astucieuse pour faire une poursuite optique du
soleil, sans calculateur complexe. Utiliser un détecteur quatre quadrants
pour déterminer la direction du soleil. La réalisation est très
simple est efficace. Disposer quatre cellules en carré à plat
sur un morceau de circuit imprimé. Recouvrir les cellules d'un petit
diffuseur en papier calque ou plastique. Installer un cache dièdre (plaques
verticales) suivant les médianes du carré, les cellules étant
dans les coins. Disposer le tout sous une demi sphère verre ou plastique,
un demi globe de vieux compas convient parfaitement, même très
dépoli. Disposer la demi sphère ainsi obtenue au soleil, et mesurez
l'énergie sur les quatre cellules. Il est possible de monter les deux
opposées en pont de Wheatstone (un pont par axe) ou par un multiplexeur
lire les quatre via un contrôleur.
Ce système permet très simplement de poursuivre le soleil. Il
suffit de monter deux axes, un NS, l'autre EW. Un petit moteur permet de réaliser
le basculement pour chaque axe.
Pour poursuivre le soleil il suffit de commander le moteur dans la direction
de la cellule la moins éclairée. Le calculateur recherche l'équilibre,
il n'est pas utile de faire plus d'une correction toutes les cinq minutes, le
calculateur se met en sommeil entre les lectures. A l'équilibre, l'axe
est parfait. Un potentiomètre par axe recopie la position .
Le calculateur peut ainsi envoyer en temps réel l'axe du soleil sur un
bus CAN. Si la luminosité est trop faible, le calculateur n'envoie rien.
Cette information est exploitée par le positionneur des panneaux solaires.
La mécanique
La mécanique la plus simple pour des gros panneaux au sol est la pose d'un rail circulaire ou d'un axe avec bras et roues roulant sur le béton. C'est beaucoup plus complexe sur un toit, à cause de la prise au vent et des vibrations les jours de tempête. Sur un toit en pente, il ne peut exister que l'installation fixe vers le sud.
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Voyons maintenant l'adaptation sur un voilier. |
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Le panneau de qualité aura donc 35 diodes by-pass, en cas de masquage ou de claquage de quelques cellules il restera actif. Repérez le câblage en disposant le panneau face au soleil, sur charge résistive avec un voltmètre en parallèle. Tous les panneaux ont une diode anti-retour, les bons ont une Schottky, les médiocres une silicium ordinaire.
Déplacez
un cache tenu par une baguette. Si vous voyez l'énergie s'écrouler
suivant les zones d'ombre, votre panneau est mauvais. Seuls, les bons panneaux
ont une diode by-pass par cellule qui isole les éléments masqués
ou abîmés, choisissez bien !
Si en masquant totalement un quart du panneau la puissance s'écroule,
rendez le panneau à votre fournisseur, et demandez lui un modèle
plus sérieux. Si la puissance reste supérieure à la moitié
(P= V2/R, (0.75)2 = 0.56 il est normal que la tension
baisse dans le rapport des cellules masquées), il est bon. Avec une pompe
de charge, le panneau marchera encore même avec des cellules perdues au
fil du temps.
Attention à
la qualité des branchements, et des étanchéités,
l'oxydation peut tuer rapidement un panneau en corrodant les sorties.
Il vaut évidement mieux monter plusieurs petits panneaux qu'un grand (à surface donc puissance égale), mais le prix en sera plus élevé.
L’avantage de multiplier les panneaux est de compenser les masquages.
Vous pouvez améliorer le rendement en montant le panneau sur un axe
transversal, mais la fiabilité du dispositif disparaît avec la
complexité. Rajouter un deuxième axe longitudinal est illusoire.
Reste à savoir comment régler le dispositif si le choix est fait
d'un ou deux axes.
Le plus simple est le réglage par deux bouts et coinceurs pour un axe.
Au mouillage sous le vent dominant des tropiques ou dans les alizés,
le dispositif est efficace, il suffit de retoucher les bouts de temps en temps.
Au louvoyage, les panneaux restent à plat.
Certains veulent absolument automatiser le poursuite. Je le déconseille,
le montage de moteurs fiables est très complexe, je n'ai jamais vu un
système de poursuite qui avait résisté une saison sur un
bateau.
Il est possible, comme à terre d'utiliser un calculateur avec le cap
du fluxgate, et la position GPS par le bus NMEA, mais vous avez très
peu de chance d'arriver à un système sérieux sur un petit
bateau.
Je détaillerai la charge des batteries dans une page spéciale,
mais il faut éclaircir les idées de ceux qui ne sont pas des spécialistes
de l'électronique.
Un panneau solaire dit de 12 ou 14 volts, comme nous l'avons vu, est toujours
très en dessous de cette valeur pour fournir une énergie maximale.
Il faut donc élever cette tension pour obtenir un bon 14 volts de charge.
Il ne s'agit pas bien sûr de multiplier le puissance, sinon le mouvement
perpétuel dominerait le monde qui exploserait rapidement, mais de trouver
le meilleur couple tension courant donnant le produit maximal.
Par exemple, le panneau fournit, pour un éclairement donné son
énergie maximum à 8 volts et 3 ampères soit 8*3 = 24 watts.
Le boîtier élévateur a un rendement de 80%, il sortira donc
24*.8 = 19 watts, soit 14 volts sous 1.4 ampères. Sans ce boîtier
le panneau seul sortirait beaucoup moins en éclairement moyen
Voyons comment obtenir ce résultat, par des moyens simples et pédagogiques.
Le plus simple serait le doubleur. Pour obtenir du 14 volts, vous montez deux
batteries de 7 volts en série. Un relais double inverseur, branche le
panneau sur une batterie puis l'autre en commutant rapidement. Ce n'est pas
une solution réaliste.
Autre solution, toujours le relais double inverseur commuté rapidement
qui fournit sur ses bornes de sorties + V puis -V, signal alternatif carré.
En redressant en pont, vous avez la tension double (moins les pertes de deux
jonctions diode). Mieux encore, ce signal attaque un transformateur (l'énergie
maximale d'un signal carré est dans la fondamentale sinusoïdale), et vous obtenez la tension que vous voulez !
Bien sûr en pratique, le relais est remplacé par des composants
silicium et une petite électronique intégrée, les batteries
par des condensateurs et selfs. Il existe une grande quantité de pompes
de charges et de convertisseurs que je décrirai dans la page charge,
les rendements peuvent atteindre presque 90%. Le leader est "Maxim ",
suivi par "Linear Technology " (voir "liens électronique "),
avec une superbe collection de circuits spécialisés.
Un seul microcontroleur suffit pour piloter quatre panneaux (ou plus) au travers
de pompes. Il y a une pompe indépendante par panneau. Le fonctionnement
consiste à tester chaque panneau séquentiellement en faisant monter
la tension de sortie par une rampe et en mesurant le courant de charge obtenu.
Le système se calera sur le meilleur rendement et s'il y a lieu coupera
la pompe qui est strappée sur une diode Schottky en cas de panne ou de
rendement meilleur en liaison directe Cela arrive à l'éclairement
maximal.
Le gain obtenu avec une pompe est maximum en faible éclairement.
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Relier ensemble les points intermédiaires
Lors de l'installation de plusieurs paires de panneaux 12 V montés en série dans une installation 24 V, il est indispensable de relier ensemble tous les points intermédiaires (à environ +12 V, demi potentiel de la tension batteries).
La raison est très simple.
Lorsque deux panneaux sont simplement reliés en série, si un des deux est masqué par une ombre, une fiente de mouette ou un hamster, ou même grillé, le courant de charge du couple sera nul, car la tension du panneau défectueux sera trop basse.
Si l'on a bien relié ensemble tous les points intermédiaires, cela constitue alors deux groupes, de panneaux, le groupe froid, relié au négatif, et le groupe chaud relié au + 24V.
Dans ce cas du montage par groupes, l’un des panneaux non masqué pourra quand même fournir son courant de charge optimal, car le point intermédiaire des groupes sera maintenu au potentiel de la demi tension des batteries par les autres panneaux éclairés de l’autre groupe.
Pour plusieurs paires de panneaux, imaginons le cas très défavorable et fréquent ou dans chaque couple, un des deux panneaux est partiellement masqué.
L'ensemble ne chargera rien du tout.
Si la liaison centrale a été réalisée, il suffit qu'un seul des panneaux reliés au négatif et un autre relié au positif ne soit pas masqué pour que la charge fonctionne.
L’expérience montre qu’en pratique, cette disposition amène un gain de charge très important en optimisant l’énergie fournie par les panneaux les moins masqués.
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Modification des panneaux 12 V en 24 V
Nous avons vu qu'il est beaucoup plus intéressant de travailler avec des tensions élevées pour réduire les pertes.
Un panneau est constitué d'assemblages de cellules élémentaires silicium, chaque cellule fournissant à son rendement maximum une tension (seuil de diode) de l'ordre de 0.6 volts.
Pour réaliser un panneau 12 V, il faudra assembler plus d'une trentaine de cellules en série afin de compenser les pertes, la marge de 50% assure le débit en conditions habituelles
Un panneau 12 V est donc constitué de bandes d'une trentaine de cellules en série (et plus si elles sont à faible rendement) , ces bandes étant mises en parallèle pour augmenter le courant.
Pour un panneau 24 V, la bande élémentaire sera évidement constituée d'une soixantaine de cellules.
Il est théoriquement possible de modifier des panneaux 12 V en 23 ou 36 V, s'ils ont deux ou trois bandes, à condition de pouvoir accéder aux contacts derrière le panneau.
Certains panneaux font faciles à modifier, les fils des bandes arrivent dans une petite boite étanche comportant aussi la diode anti retour, ils sont commutables en série ou parallèle.
Les panneaux bas de gamme ont les connections noyées dans la résine et le silicone, en ne laissant accessible que les deux bornes ou le fil de sortie.
Il est alors extrêmement risqué d'aller gratter la résine pour bricoler les fils !
Inconvénient de la mise en série
Supposons un panneau 12 V constitué de deux bandes de cellules.
En mettant les deux bandes en série, pour le transformer en 24 V, il apparaît un effet pervers qui peut ruiner l'intérêt de la modification.
Si une des bandes du panneau est masquée par une ombre, en 12 V, l'autre bande continuera à fournir la moitié de l'énergie, mais si les bandes sont en série, le panneau ne sortira plus rien.
Nondum omnium dierum sol occidit. (Tite Live) Le soleil ne s'est pas encore couché pour la dernière fois.
Oh grand Gourou, quel modèle dois j'acheter ? La réponse est ici ![]()
Il n'y a quasiment que des liens terrestres, mais ils contiennent beaucoup d'informations sur les panneaux. Chercher avec mot clef <Photovoltaique>, sans le tréma pour ne pas perturber les moteurs.
Enfin, cela commence à bouger en Californie, la France suivra avec 20 ans de retard : gosolarcalifornia.ca.gov
Toiture : echosysteme.qc.cal
La thermophotovoltaique :
solar-club.web.cern.ch
Chercher avec mot clef <Photovoltaic>, sur les sites anglais, parmi les
milliers de réponses :
Simulation d'énergie : mauisolarsoftware.com
Commercial marine : canrom.com/solar
Ressources US : nrel.gov/ncpv/ncpv
Energie photovoltaïque, bateaux solaires : lien mort
Installation de chauffe eau amateur : amet.pierre.free.fr
Bon article sur les coûts de l'énergie électrique : netsolaria.fr
* Liens vérifiés le 27/10/10