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Installation d'un radar Réflexions préalables |
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Problématique
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Cet article constitue un ensemble de réflexions à
se poser avant d'effectuer la démarche de choisir et monter un petit
radar à bord de son voilier. Les problèmes sont plus simples sur
une vedette. Les prix se sont écroulés, les entrée de gamme se trouvent autour de 1000 Euros. Je vous donne les éléments expliquant la
chute des prix d'un facteur 10 en très peu de temps, dans le chapitre
prix.
Je traiterai surtout des petits écrans LCD, bien que les tubes cathodiques
offrent une image plus fine et contrastée, mais ils sont plus profonds,
consomment davantage, sont plus chers et abandonnés... Ils sont un avantage certain sur les
gros bateaux, mais sont un inconvénient pour les petits pour lesquels
la pose d'un écran de très faible épaisseur est un avantage.
Ne négligez pas le coût réel final incluant l'installation.
Je vais décortiquer les questions à se poser avant le la décision de monter un radar.
Utilité d’un radar
Une fois que l’on a gouté au radar, on ne peut plus d’en passer, en particulier pour la sécurité d’une veille sereine et l’approche d’un mouillage difficile (nuit noire, grain…)
Vous avez fixé votre choix sur un modèle, il vous semble le meilleur rapport qualité/prix, un copain connaît quelqu'un en a un du même genre et en est content, il y avait une promotion à la Redoute, votre shipchandler vous a fait une remise exceptionnelle et secrète de 10 %, bref vous avez un joli carton sur votre bureau contenant une gamelle dite "aérien " avec 15 m de câble, une unité de commande et de visualisation , la notice et le fil d'alimentation.
Maintenant, les vrais problèmes commencent...
Dans cette page, les petites images sont comprimées
au maximum et ne sont pas clickables.
Seules les vignettes photos sont clickables.
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6 " mono
petits bateaux premier prix |
7 " mono
petits bateaux bas de gamme |
10 " mono
pêche milieu de gamme |
20 pouces couleur
professionnel haut de gamme |
Pour fixer les idées, quelques écrans représentés à la même échelle, contrastes réalistes
C'est évidement le plus complexe et amène
à réfléchir sur de nombreux choix souvent binaires.
Je vais lister ces diverses alternatives (s'il y a plus de deux choix ce n'est
plus une alternative !).
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Aucun choix n'est parfait, il faut trouver le meilleur compromis pour votre cas. Passons maintenant en revue quelques uns de ces choix principaux, pour le montage de l'aérien, ces choix sont très critiques pour le bon fonctionnement du radar.
Avantages mât
Faible (négligeable) angle mort sur l'avant, à cause de la petite ombre de l'étai, imperceptible avec les antennes bas de gamme qui on un angle d'ouverture large.
Le radar est placé haut,
quatre mètres est une hauteur parfaite, donnant
une très bonne portée (voir "échos parasites "
et "portée "). Cette position est très intéressante
dans des creux importants, l'aérien restant
toujours au-dessus des vagues. C'est un avantage majeur, prépondérant
sur la portée optique, supérieure à la capacité
effective d'un petit radar. Les échos parasites de mer sont minimisés en montant l'aérien par mer calme, mais augmentent quand la mer se creuse, il faut un compromis raisonnable sur nos petits bateaux.
Vouloir monter l’aérien pour augmenter la portée est inutile, les seuls échos intéressants sont ceux proches, détecter un bateau qui croise par le travers à 8 miles est inutile. Les seuls échos qui nous intéressent sont ceux à risques de collision dans les dix minutes à venir.
Inconvénients mât
Le génois
accroche au virement de bord, risquant d'arracher le capot léger,
c'est un gros problème, en cas de manoeuvre catastrophique de spi il
se déchirera en cassant l'aérien. Un anneau de garde en inox sous
le support peut améliorer faiblement cet inconvénient.
Autre inconvénient, le génois, surtout mouillé n’est pas transparent et produit des échos parasites.
Le montage se fait en une zone
où le mât subit une forte contrainte en extension
au cintrage. Le perçage de nombreux trous pour fixer les rivets Pop crée
une zone "à découper suivant le pointillé... ".
Les mâts se cassent à cet endroit fragilisé.
Montage de cardan délicat.
Angle mort, vers l'arrière,
dû à l'ombre du mât et (faibles) échos des haubans.
Les cannes en fibre de verre ont une ombre radio faible, les petits câbles d'antenne (GPS, VHF…) sont presque transparents s’ils ne sont pas trop proches de l’aérien.
Pour un montage sur barre de flèche, le mât perturbera énormément, on s’efforcera d’installer l’aérien le plus loin possible, mais alors les haubans sont très proches et produiront des interférences croisées par multiples réflexions mât - haubans. Un écho sera multiplié dans plusieurs directions à des niveaux différents, mais beaucoup plus faibles que pour l’écho principal et sur le même cercle de distance. En cas de doute, il faut louvoyer, l’écho principal ne changera pas mais les échos parasites fluctueront.
Ce n’est pas très gênant loin des côtes s’il y a peu d’échos (bateaux, bouées, …) mais en côtière et pire dans un chenal, l’image sera très parasitée.
Le passage en gréement textile élimine ces problèmes de haubans (mais pas celui du mât !). Un mât carbone perturbe très peu.
L'endroit est plus
exposé aux embruns que l'arrière. L'étanchéité
de ces petits aériens est précaire, attention aux pannes par corrosion
au bout de quelques saisons.
Ne montez surtout
pas l'aérien trop haut ! La majorité est installée par
les chantiers au-dessus du feu de pont et du rail de chariot de tangon. Il vaut
mieux baisser. Si vous êtes sous le phare éclairant le pont, il
y aura une zone d'ombre au pied du mât. Il est alors préférable
de supprimer l'ancien feu de pont et d'en installer un nouveau sous la chaise.
Les échos disparaissent dés qu'il y a un peu de houle, les systèmes
d'identification ARPA sont très évolués mais perdent la
cible et se mettent en alarme en permanence rendant le système totalement
inutile. Cet emplacement haut n'est valable que pour les catamarans, c'est une
très mauvaise position pour des monocoques à la gîte et
avec roulis.
Plus l'aérien sera haut, plus le cercle aveugle augmentera. Les échos
proches seront perdus, cela est très gênant dans les zones ou les
casiers et filets sont nombreux, ces petits objets passent sous le lobe.
La maintenance
est plus difficile qu'avec un montage arrière basculant.
Sur un ketch, l'installation se fera évidemment toujours sur l'artimon, le masquage vers l'avant par le mât de misaine étant faible. Rien n'accroche dans cette position.
Malgré tous ces inconvénients, par facilité et économie, la majorité des montages se fait sur le mât.
Cas particulier sur ketch
Sur un ketch (ou autres bateaux à plusieurs mâts), le montage sur artimon s’impose pour se libérer du problème du génois et du spi.
L’ombre du mat de misaine produit un petit angle mort sur l’avant, mais avec les mouvements du bateau, il est improbable de perdre un écho pile dans l’axe.
Avantages arrière
L'endroit est beaucoup moins
exposé aux embruns que le mât.
Le câble est très
facile à passer dans le tube.
Aucun problème de gène
à la navigation.
La maintenance est très
simple. Il est alors parfaitement à portée de mains avec un portique basculant.
Inconvénients arrière
Petit angle mort, vers l'avant
de quelques degrés (ombre du mât), mais invisible avec les aériens
bas de gamme.
Si des panneaux solaires sont
installés, l'aérien crée une ombre préjudiciable, mais le faisceau hyperfréquences ne les perturbe pas.
Cohabitation du radar sur portique avec d’autres antennes
Dans le cas de la très médiocre installation d’un radar sur portique, la tentation est grande d’installer d’autres matériels sur cette surface.
Le faisceau hyperfréquences du radar perturbe les antennes et capteurs d'autres matériels.
Il ne faut pas faire cohabiter des émetteurs à très faible distance de récepteurs. Par récepteur, il faut entendre tout ce qui a des antennes, par exemple la VHF (qui est aussi émetteur), évidement le GPS et tout ce qui est sensible aux radiations, comme une girouette anémomètre qui détecte malencontreusement les ondes radios.
Il ne faut rien mettre dans le plan du radar. Les matériels indispensables seront décalés sur mâtereaux, le plus loin possible de l’antenne radar (et de toute antenne d’émission) et le plus haut possible du plan de radiation du radar.
Sans ces précautions élémentaires il ne faut pas être surpris des pannes à répétition de l’électronique du bord.
Montage du tube à la base.
Il est nécessaire de reculer au maximum le tube, souvent à l'extérieur du balcon. pour ne pas gêner le passage des amarres et le bimini top. La méthode classique est de se prendre sur le tableau incliné, avec plaque soudée en biseau et des renforts internes par une grosse contre-plaque en bois, stratifiée en interne contre le tableau. Cette méthode impose de reprendre deux jambes de force sur le haut du balcon pour limiter le couple d'arrachement et les vibrations.
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Il existe une autre solution qui peut éviter la reprise sur le balcon. Utiliser un mât traversant. Un bloc est stratifié le plus bas possible sur la coque. Il porte un étrier bloquant la base du tube lisse. L'embase est percée pour la sortie coaxiale du câble. Cette fixation est très robuste, son seul inconvénient étant l'obligation de percer un gros trou ovoïde dans le tableau pour le passage du tube en biais. Il faudra évidemment renforcer par l'intérieur comme précédemment avec plaque externe inox. Vous remarquez sur le dessin que le tube n'est pas vertical. C'est voulu, cette solution offre des avantages. Esthétiquement, l'aérien reculé est plus joli. Le grand axe de la découpe est réduit. Le pied est avancé et abaissé, offrant un bras de levier plus long. Comme tous les montages rigides, l'expérience montre que ce n'est pas une bonne solution. En cas d'accrochage en manoeuvre dans le port, il y aura toujours un maladroit qui prendra appui pour déborder, et le bras de levier produira un arrachement ou pliage. Il faut préférer le montage avec rotule libre à la base. |
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C'est une solution plus polyvalente mais plus complexe et de prix beaucoup
plus élevé.
Attention quand même à ne pas faire une horreur qui cassera la ligne du bateau. L'arceau supportera l'aérien (souvent décalé sur un bord, l'antenne GPS, une antenne VHF de secours, et pour les gros bateaux, panneaux solaires éolienne, antenne BLU , plate-forme hélicoptères (non je plaisantais, il n'y a pas de pluriel).
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Limitez quand même le bric à brac qui ne manquera
pas de s'accumuler au fil des ans. L'autre solution est d'utiliser des colliers démontables si le balcon est assez solide. Remarquez bien sur le schéma que le plan de l'aérien est à 50 cm au moins au-dessus de la bôme et de la tête du barreur. Montez davantage si cela est possible. |
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Il existe une variante astucieuse du montage par arceau. Au lieu de fixer rigidement l'arceau en quatre points fixes, monter les embases arrières sur charnières, les deux embases avant avec papillons à vis. Cette méthode permet de basculer l'arceau de 45 degrés au mouillage, en le retenant par une estrope reliée à la drisse de grand voile par une patte d'oie. Cela constitue un très bon bossoir pour relever l'annexe ou une charge en plongée. L'inconvénient est de devoir passer les câbles électriques dans un tube extérieur souple et fragile. Il est bien préférable de laisser l'arceau fixe et de le doubler sur l'arrière par une partie mobile articulée à la base, ce qui a tous les avantages sans les inconvénients du précédent.
En 2000, une idée astucieuse qui semble apparue en 1999. Il n'est plus nécessaire de transpercer son tableau arrière. Cette solution présente divers avantages. Le dispositif peut se déposer en quelques minutes sans laisser la moindre trace sur le bateau (revente). Voir dans les liens cardan et pataras.
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Le principe est simple, il est très étonnant que personne n'y ait songé auparavant. Un tube inox ou alliage d'environ 2 mètres
environ est monté parallèlement au pataras. Il est fixé
à sa base sur un trou externe de la ferrure. Si la ferrure d'origine
est trop petite, pas de problème, il suffit de la doubler avec
deux flasques inox pincées par l'axe du pataras, pour recréer
un trou décalé. Diverses variantes sont possibles, soit un départ
vers l'arrière et montage normal, fixe ou cardan compensé
soir un départ vers l'avant, avec un montage simplifié de
cardan et l'aérien inversé suspendu.
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Cette réalisation m'a donné une idée d'adaptation
pour un pataras double. La plaque support d'aérien est soudée
sur un tube horizontal, bloqué par colliers aux extrémités.
Il ne peut ni monter ni descendre à cause du pincement des pataras. |
Système
commercial :
Il existe maintenant un excellent système commercial reprenant ce principe, adaptable aussi aux pataras doubles, qui combine le tube et le cardan. Il est disponible facilement en le commandant aux US, chez West Marine par exemple. Attention ce n'est pas cadeau, cela donne envie de bricoler. La réalisation est simple, le palier est un simple bloc d'ertalon, il faut trouver un artisan pour cintrer du tube inox et faire deux soudures, tout le reste se réalise avec des accessoires standards.
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Utiliser deux tubes de 2 ou 3 mètres, pris sur rotules, le plus
à l'extérieur possible du tableau ou du balcon. Ils se rejoignent
en V inversé par une articulation classique. Un tube horizontal
est pris entre la pointe du V et le pataras. Cet ensemble est à
la fois souple et très solide. Le tube horizontal sert de support
pour le cardan, étonnant non ? Il s'adapte évidement sur
pataras double, soit en le prenant au-dessus de la poulie, soit en installant
un morceau de tube intermédiaire si les paratas sont éloignés,
ou mieux une estrope en Spectra, bloquée sur deux serre-câbles
et créant un point milieu. L'installation peut être adaptée avec de grands bimini tops en inclinant le V vers l'arrière, dans ce cas une reprise en Spectra de la pointe du V au bas du tableau améliore encore l'ensemble. L'avantage est de ne nécessiter aucune soudure, tout est réalisé avec des embouts commerciaux et du tube droit, sauf évidement le cardan plié et soudé. Les tubes de 3 mètres peuvent être avantageusement remplacés par des tubes de gaffe en fibre de verre. Il existe un modèle blanc parfaitement adapté dans le catalogue Plastimo, il n'y a plus que les embouts à réaliser. |
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La liaison fibre sur des embouts inox ou alliage se fait par collage à la résine epoxyde, ce qui renforce énormément le montage. L'ensemble est très solide car les tubes ne travaillent qu'en compression et jamais au flambage par flexion. Le tube horizontal travaille lui en flexion, un manchon inox sur fibre de verre sera parfait. Cela permet de réaliser très simplement le cardan. Le tube inox intérieur est fixe, le tube extérieur sur lequel est soudée la plate-forme est séparé par un manchon ertalon. Les tubes carbone ne seront jamais utilisés, les échardes sont trop dangereuses en cas de rupture.
Pourquoi se compliquer la vie à monter un cardan ?
Pour exploiter au mieux le peu de puissance disponible et le faible rendement de l'antenne. Sur les petits radars, le constructeur tente de réduire au maximum l'angle d'ouverture vertical du pinceau d'émission pour augmenter le gain. Les constructeurs donnent un angle d'ouverture vertical de moins de 30 degrés, il faut comprendre +/- 15, à 6dB si ce n'est pas précisé, c'est un pinceau très plat !
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Sans cardan, le radar ne fonctionne donc bien que par beau temps, bateau à plat, et sera inutilisable par temps frais. Un cardan améliore la situation, en maintenant l'antenne horizontale à la gîte. |
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Le dessin montre le lobe d'ouverture d'une antenne +/- 15 degrés à la gîte. Ce diagramme représente grossièrement l'efficacité c'est à dire la possibilité de sortir une cible du bruit, maximale dans le plan horizontal et nulle au-delà de 15 degrés de gîte.

Document SD Marine montrant l'ouverture (mais l'échelle est fausse, pinceau beaucoup trop ouvert !)
Les multicoques de croisière, qui naviguent rarement avec une coque
à cinq mètres au-dessus de l'eau, n'ont aucun besoin de cardan,
tout comme les vedettes, il suffit de baisser le nez pour être horizontal
en position déjaugée, vitesse de croisière.
Sur les voiliers aussi, il est préférable de caler l'aérien
nez très légèrement baissé, pour améliorer
la vision des échos proches.
En analysant plus finement le phénomène, on constate l'apparition
d'un angle mort par le travers au vent dès que la gîte atteint
une dizaine de degrés. Cet espace mort augmente rapidement avec la gîte.
Sous le vent, le phénomène est moins sensible, l'antenne tire
dans l'eau mais la partie supérieure du lobe reste active. La qualité
des images baisse, il y a augmentation des échos parasites de retour
de mer. Il n'y a pas de dégradation sur l'avant et l'arrière.
Il faut donc relativiser l'inconvénient, le secteur avant étant
celui à surveiller en priorité, c'est celui où les risques
sont statistiquement les plus élevés.
Les défauts du cardan sont d'augmenter la complexité du montage mécanique de l'aérien et de fragiliser la partie du câble en contraintes de flexion..
Il existe de nombreuses solutions suivant la position choisie, l'essentiel étant de ne créer qu'une ombre supplémentaire la plus faible possible pour l'aérien.
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Voir les liens et détails sur la page : Bavaria 37 "Jonathan Helene's Dream " |
Cette pièce magique, faisant office à la fois d'axe et d'amortisseur
coaxial existe ! C'est le moteur hydraulique monté en circuit fermé.
Ces matériels se trouvent en récupération dans les cases
industrielles. il suffit de raccorder les deux tuyaux par une microfuite réglable
à vis, dans un petit vase d'expansion de quelques centimètres
cubes. L'amortissement est réglable à la perfection pour un prix
de revient très bas. Ces moteurs, prévus pour des charges de travail
très lourdes sont de construction robuste. Une pompe manuelle récupérée
sur une barre hydraulique convient aussi.
Une réalisation commerciale est disponible dans le catalogue West Marine,
dont il faut demander la version papier. Ils livrent sans problème en
France. (voir liens).
Cardan et amortisseur
L'installation d'un cardan impose celle d'un amortisseur pour limiter les mouvements intempestifs et la rupture de câble. Par mer plate, le fonctionnement est parfait quelle que soit la gîte, mais tous les problèmes ne sont pas résolus. Si le bateau roule, le plan du radar ne peut jamais rester horizontal par suite des résonances différentes et de l'amortissement. Nous retrouvons donc le mauvais cas de l'absence de cardan, la vision latérale s'occulte au grès de la houle. Il n'y a pas de remède miracle, mais en moyenne le résultat reste meilleur que sans cardan. Il faut trouver le meilleur compromis en adoptant un amortissement léger.
Les montages
avec positionneurs actifs par motoréducteurs électriques sembles
très tentants, mais la fiabilité n'est pas suffisante pour les
utiliser avec un centre de gravité au-dessus de l'axe.
Pour un montage
à l'arrière, il est très possible de positionner l'axe
sous le plan de l'antenne, le support ne faisant pas d'ombre, mais le centre
de gravité étant au-dessus de l'axe, le système n'est pas
stable. Un bras inférieur est indispensable. Le contrepoids est peu réaliste,
le plus souvent on utilisera deux bouts de rappel ramenés à des
coinceurs. Les bouts seront pris sur le bras mobile, ou sur une chaîne
ou sur un tambour solidaire de l'axe, de préférence avec des tendeurs
élastiques.
Si le montage auto-stable est préféré, il faut impérativement
installer de bons amortisseurs pour n'autoriser que des mouvements très
lents, sinon les contraintes répétées auront vite fait
de casser le câble, même gainé avec soin dans une grande
boucle.
Si vous ne montez pas de cardan, gîtez et roulez le moins possible quand
vous dormez
Il ne faut pas oublier qu'un des intérêts majeurs du radar est
sa fonction d'alarme pendant le sommeil en solitaire. Le bateau étant
réglé sous pilote, si le comportement change, le barreur se réveillera
et montera sur le pont pour régler le bateau aux nouvelles conditions.
L'électronique n'est qu'une aide, le skipper ne doit pas lui faire une
confiance aveugle.
Ce n'est qu'une aide, précieuse lorsque l'épuisement prend le pas sur la sécurité, mais ce n'est pas un ange gardien avec une absolue garantie. Une aide électronique peut vous sauver plusieurs fois, mais si vous oubliez les notions de sécurité élémentaires, si vous négligez trop la veille, vous perdrez à coup sûr un jour. C'est à vous de voir l'autre, n'ayez pas trop confiance en la divine providence.
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Le montage pendulaire est une autre possibilité astucieuse de cardan n'offrant aucune ombre parasite. Le radar est monté au plus près de l'axe, un tube inox d'un mètre ou plus, lesté d'une masselotte de deux kilogrammes de plomb assure la verticalité parfaite. Le même système d'axe amortisseur sera utilisé. Le balancier n'est pas gênant en route, à quai tout est vertical. Une petite retenue à la base empêche de dépasser un angle de 30 degrés. Ce système inesthétique est peu utilisé. |
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Cette disposition exotique permet de placer le centre de gravité sous l'axe d'un cardan simple, sans contrepoids. En montage sur tube arrière, il suffit d'un seul tube cintré. La polarité du moteur sera inversée. Pour que le capot inversé ne fonctionne pas en pluviomètre (le jonc n'est pas étanche), il faut bien sûr percer le sommet du dôme qui est maintenant tête en bas et faire un joint silicone soigné sur le capot et l'embase. Cette solution très inesthétique a l'avantage d'une grande simplicité de réalisation du cardan. Aucun aérien commercial n'est proposé pour un montage inverse.
Si le bateau le permet, il faut essayer de placer l'écran à la
table à carte pour qu'il soit aussi visible du cockpit, mais cela est
souvent impossible sur les gros bateaux. Les bas de gamme n'ont jamais de répétiteur.
Réfléchissez beaucoup avant de sortir la perceuse.
Si les moyens le permettent, un bon radar combiné avec lecteur de carte
à l'intérieur et un répétiteur à la barre
offrent le confort absolu.
Il existe deux systèmes, le Raytheon et le nouveau Furuno. Ce sont des
solutions très agréables, mais à prix élevé.
En solitaire par mauvais temps, quand le pilote ne tient plus, il est très
utile de voir le radar de la barre. Un bricolage consiste à laisser les
câbles très longs et monter un étrier provisoire pour déplacer
le boîtier dans la descente ou sous la capote pour les cas d'urgence.
Ce n'est pas élégant mais très pratique.
Sur un de mes anciens bateaux (Trapper 500, voir photo de l'intérieur),
le sondeur (gros Seafarer à néon tournant, modèle de référence
en 1970) était monté sur un bras à charnière, fermé
il était visible de la table à carte, ouvert il était visible
de la barre.
Les bateaux assez importants bénéficient souvent d'une protection
permanente de la descente. L'indicateur du radar peut alors se déplacer
sans trop de difficultés. Cela épargne le prix d'un répétiteur,
mais la fiabilité diminue.
Portée réelle, constructeur, optique ? Beaucoup de notions interviennent, mais les seules qui intéressent l'utilisateur est la portée utile pour différents échos et états de la mer. A quelle distance vais-je espérer repérer :
L'équipier tombé
à la mer (totalement invisible)
Les marques d'un filet dérivant
ou de casiers.
Un autre petit voilier sans
ou avec mauvais réflecteur, un autre avec un réflecteur.
Un chalutier ou bouée.
Un gros navire.
La côte basse et sablonneuse,
le banc de cailloux à ras de l'eau
Portée constructeur
La portée maximale catalogue est celle qui permet de repérer une grosse cible très réfléchissante en vision optique. Les cas réels donnent des portées bien plus réduites avec les petits échos recherchés.
Portée optique
La portée optique radar est identique à la visibilité des feux. Extrait du "Livre des feux et signaux de brume " 8.1.5.3 "Portée des feux "
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La portée optique dépend de la somme : élévation de l'aérien + hauteur de la cible. |
La dernière ligne vous montre que pour voir une (énorme)
cible à la portée constructeur de 16 milles, votre aérien
à 2 m, la cible devrait se trouver à 58 mètres de haut
! En empilant trois paquebots sur une plage, vous verrez celui du haut...
Hauteur de
l'aérien
Il n'est pas utile de trop monter l'aérien, les mouvements du bateau
dégradent l'avantage de la hauteur. L'idéal serait de 3 à
4 mètres en l'absence de vagues, mais c'est toutefois trop faible dans
des creux importants, l'antenne ne voyant plus rien au fond du trou... Autrefois
le radar servait à repérer la côte par mauvaise visibilité
à grande distance. Aujourd'hui, GPS et carte font bien mieux pour les
obstructions fixes. Le radar servira surtout à repérer les autres
bateaux.
Un autre effet pervers des aériens trop hauts, est que les échos
proches disparaissent, à cause de la faible ouverture du lobe sur le
plan vertical. Un gros navire ne peut pas vous voir, par très beau temps
si vous êtes à moins d'un mille, vous êtes sous le faisceau
; par mauvais temps c'est pire.
Effets des
ondes sur le cerveau
De nombreux tests sur animaux soumis à des champs intenses ont donné des résultats controversés. A ce jour rien n'est clair, que ce soit l'effet des GSM, du radar, des lignes EDF Dans les publications scientifiques, toutes les théories se trouvent ainsi que leur contraire. Par sécurité, dans le doute, l'aérien sera placé au-dessus des crânes. C'est facile sur un voilier, mais j'ai vu des vedettes dont l'aérien servait d'appui-tête au barreur sur le flying bridge.
Les utilisations
du radar
Le radar se justifie par sa fonction d'alarme quand un autre bateau s'approche
pendant le sommeil, un cercle de veille de 3 milles est très suffisant,
à condition qu'il détecte vraiment à cette distance.
Il permet de détecter de petits obstacles sur la trajectoire (filets,
bouées...).
Les jours de brouillard, il offre une aide importante.
Il sert aussi parfois, ainsi que le sondeur à détecter un dérapage
de l'ancre, au mouillage, isolé dans une baie, mais en pratique cette
utilisation est anecdotique...
Temps de réaction à une détection
N'oubliez jamais que les gros bateaux manuvrent très mal.
Un chalutier en pêche ne peut ni changer sa route, ni changer sa vitesse.
Il faut à un pétrolier de cinq cent milles tonnes en route à
vingt nuds, plus de trente milles, machines arrière toutes, pour
s'arrêter et il ne peut pas donner de grands écarts de barre pour
éviter un obstacle détecté à la dernière
minute.
Il aura détecté votre petit réflecteur passif, si par chance
le seul homme de quart la nuit observe le radar à ce moment précis,
qu'à quatre milles par mer moyenne, sa manoeuvre d'évitement est
réduite, surtout si votre trajectoire semble hésitante.
Il est essentiel que vous l'ayez aussi détecté, vous êtes responsable de votre veille ! Vous devez tout faire pour être vu, et ne pas compter sur les autres pour vous éviter. Un iceberg (rare en Méditerranée), ou un container perdu perfide (très fréquent) ne manoeuvrent pas pour s'écarter de votre route.
Échos parasites et fausses images
Si le faisceau radar frappe un obstacle métallique proche,
une réflexion parasite fait voir des échos fantômes, qui
masquent les vrais et perturbent l'interprétation.
Le cas le plus gênant est pour un montage arrière de prendre la
bôme dans le faisceau. Les résultats sont désastreux si
l'aérien et le vit de mulet sont dans le même plan horizontal !
Les cannes en fibre de verre ont une ombre radio plus faible qu'un tube inox, les petits câbles d'antenne (GPS, VHF ) sont presque transparents.
Pour un montage à l'arrière aucun problème particulier, le câble circule dans les tubes inox, les câbles des radars modernes sont très fins et souples mais assez fragiles.
Attention de ne pas abîmer à l'entrée du câble, le trou doit être parfaitement ébarbé angles arrondis, protection supplémentaire par tube souple fendu, joint silicone pour coller et éviter l'abrasion. Ne jamais imposer un petit rayon de courbure, le câble casserait à moyen terme, pour un montage sur mât utiliser une platine de type sortie de drisse.
Pour un montage à cardan, il faut prendre plus de précautions.
Gainer la partie
mobile, câble talqué et protégé de l'eau.
Laisser un grand rayon avec mouvements
réduits. Il est souvent préférable de faire une boucle
complète pour réduire les contraintes. Un amortisseur est
indispensable avec un cardan pour diminuer la fatigue du câble. Quand
le radar n'est pas en service, il est bloqué par une garcette.
Pour un montage sur le mât encore des alternatives
soit tube alu extérieur
plaqué sur le mât
soit passage interne
Si interne,
soit câble jeté
en vrac avec les drisses (catastrophe assurée à court terme !)
soit montage dans un tube PVC
de protection ou dans un compartiment vide du mât prévu à
cet effet.
C'est bien sûr la bonne méthode, mais il faut parfois démâter. Remplacez alors les fils d'éclairage, vérifier vhf et girouette, améliorez le passage des fils et des drisses.
Le passage des grosses prises
Certains radars sont livrés câblés coté aérien et avec une grosse prise en extrémité de câble. Il est hors de question de percer des trous de 3 cm, dans le mât, le pont et aménagements, pour passer ce monstre. On ne percera qu’au diamètre du câble.
Il faut décâbler l’aérien (c’est très simple) et passer le câble de la table à carte vers l’emplacement de l’aérien. Si vous m’êtes pas habitué, évitez de décâbler coté prise, le remontage est délicat.
En montage mâtereau, ce n’est pas un gros problème de recâbler, s’il y a deux mètres de fil en plus l’aérien sera rebranché dans le cockpit et remis en place, le câble en excès sera caché sans un recoin du volume arrière. Sur un montage mât, il faudra rebrancher à la chaise de calfat, c’est délicat si le mouillage est agité.
Indicateur
Pour l'affichage, rien, à part essuyer les traces de doigts sur l'afficheur avec un chiffon doux humide, une goutte de tensioactif (liquide à vaisselle) aidera à effacer les traces grasses de doigts...
Antenne
Pour l'aérien, il faut réviser après chaque saison et
après un coup de gros mauvais temps.
Vous serrez parfois atterrés de découvrir des résidus de
sel, la base est percée de trous d'aération (ne pas les obstruer
!) et les embruns pénètrent.
Attention au lavage au jet ou au Karcher, ne jamais viser la base de l'aérien.
Démonter doucement le capot sans le casser.
Nettoyer au pinceau humide, sécher, graisser au silicone, vérifier
l'oxydation des nez de connecteurs.
Si la dorure est oxydée, enlever les cartes, polir le nez et le connecteur
femelle, en n'utilisant que du papier blanc genre photocopie. Ne pas laisser
de débris entre les pinces, remonter avec soin.
Vérifier les serrages des borniers (sans bloquer, sinon le fil se coupe).
Attention l'antenne en circuit imprimé est fragile, elle peut se détruire
par oxydation, très rapidement. La couche de vernis est très mince,
mais vous ne devez pas en remettre une couche qui absorberait le signal.
Remonter avec soin le couvercle. Ne pas serrer les vis qui fendent le plastique,
laisser du jeu. Il faut rajouter un mince filet de joint silicone sur toute
la couronne pour coller les vis. Cela maintient parfaitement le couvercle en
absorbant les vibrations. Il suffira de passer un cutter tout le tour pour démonter
ensuite.
Lisez votre documentation pour régler avec soin la ligne de foi et les timings, c'est très simple mais vraiment indispensable.
Les derniers modèles disposent d'une puissante carte informatique. L'agrément du radar est très amélioré. Certains gadgets sont peu utiles, d'autres sont très agréables.
Tous les radars possèdent
évidemment un marqueur mobile donnant distance et relèvement.
Le radar est toujours couplé au GPS et la position vraie est lue sur
le curseur.
L'image peut être orientée
cap ou Nord vrai. Seul le Nord vrai est utile, pour pouvoir comparer l'image
à la carte. Un rayon matérialise le cap
La zone
de sécurité est la fonction la plus ancienne et le plus
simple. Un cercle dont le rayon est réglable détermine une surface
centrée sur le bateau. Tout écho entrant dans la zone déclenche
une alarme. C'est assez rustique mais cela fonctionne.
Une fonction très simple d'économie d'énergie consiste
à ne faire tourner l'aérien et l'émission qu'un bref moment
suivi de repos ce qui est suffisant pour cette fonction. Des matériels
plus évolués remplacent le cercle par une zone de forme variable
suivant la vitesse (le risque de collision frontale étant supérieur
à celui d'une collision arrière). Les radars modernes permettent
de définir des zones plus complexes.
La reconnaissance
de cibles a été une amélioration notable avec les systèmes ARPA (Automatic Radar Plotting Aid). Les échos sont marqués
par l'utilisateur et la cible est accrochée. Pour chaque cible, le vecteur
vitesse est calculé (cap et vitesse) le risque de collision est analysé
et une alarme est générée. Cette approche a toutefois un
énorme inconvénient, il faut valider chaque cible à la
main. Cela ne sert à rien en solitaire pendant que le skipper dort. Il
n'existe pas à ce jour un système assez intelligent pour accrocher automatiquement
les bonnes cibles, mais cela va venir bientôt. Ce sera alors un progrès
important, donnant une alarme beaucoup plus fine. Attention ce système
fonctionne très mal sans cardan, surtout avec aérien sur le mât.
Les échos disparaissent dés que le bateau roule et les alarmes
"cible perdue " sont permanentes, il faut le désactiver.
L’expérience montre que l’Arpa ne s’avère pas indispensable, il est beaucoup plus utile d’activer le mode sillage qui trace le parcours des cibles, surtout en conditions délicates ou la cible disparait souvent rendant l’Arpa inopérant. Avec un bon réglage des gains et de l’habitude, la trace du sillage permet de sortir de très petits échos invisibles autrement.
Les hauts de gamme ont aussi
le lecteur de cartes. Soit l'écran est divisé
avec l'image du traceur GPS et l'image du radar séparées, soit
les deux images sont fusionnées en couleurs différentes. Il est aussi possible d'intégrer d'autres sources, vidéo, sondeur,...
Cela a pour effet pervers de surcharger l’affichage et de faire perdre les petits échos. La pratique montre qu’un traceur sur PC à coté du radar, s’avère bien plus efficace.
L’overlay est intéressant si un doute d’installe pour différencier un écho de la cote, mais il faut très vite repasser à l’affichage radar basique.
Le double affichage (split screen), radar+traceur en deux demi écrans, réduit la surface exploitable et ne sera que très rarement et brièvement utilisé.
Les hauts de gammes ont aussi
la possibilité d'utiliser un répétiteur
d'affichage sur un bus. C'est un grand luxe de voir l'écran et
de manipuler le combiné radar / traceur depuis la barre et la table à
cartes. Ce dispositif s'appelle HSB (High Speed Bus) chez Raytheon
et Navnet chez Furuno. Le seul défaut est le prix...
Il est bien évident que ce sont des dispositifs propriétaires, aucun constructeur n’accepterait de sortir un signal vidéo (numérique ou analogique) qui permettrait d’adapter des répéteurs à faibles coûts avec un simple moniteur, il est préférable pour lui de vendre un système exclusif très cher.
![]()
Aujourd'hui un petit radar d'entrée de gamme est dix fois moins cher (en valeurs constantes) que dans les années 1980, et un radar n’était alors envisageable que pour les professionnels ou les très grosses unités. Aujourd’hui, c’est un équipement basique sur un petit voilier qui navigue.
Les raisons de la baisse
L'écroulement spectaculaire des prix des radars est lié
à divers facteurs, elle est parallèle à celle des ordinateurs.
Abandon du guide d'onde, des blocs TR , ATR, circulateur, du magnétron
(mais vous en avez maintenant un dans votre four à micro-ondes !), du klystron...
Le changement de fréquence s'effectue au niveau de l'aérien, le
signal de descente est simplement une vidéo basse fréquence, la
tête hyperfréquence est réduite à un module hybride
avec diode Gunn à bas prix.
Considérable simplification de l'aérien et remplacement des antennes
cornet par une antenne sur circuit imprimé.
Diminution de l'électronique coté unité de commande, de
10 kg de cartes onéreuses vers un circuit unique de 100 grammes.
Remplacement du tube cathodique par un panneau LCD (Liquid Cristal Display).
Les prix actuels
La petite taille et le prix bas a considérablement augmenté les
ventes, d'où concurrence acharnée dans ce segment et baisse des
prix surtout du modèle d'appel de chaque fabricant. Le radar d'entrée
de gamme a un très bon rapport qualité/prix est à 1000
Euros.
Un modèle vers 3000 € est nettement plus performant, mais pas trois
fois mieux, disons qu'il a 50% d'avantages en plus
Si votre budget le permet, évitez les modèles d'entrée
de gamme, tant pis pour le rapport qualité/prix , vous aurez la possibilité
d'un répétiteur de cockpit, un meilleur traitement de l'image,
un afficheur à meilleure résolution, la couleur, un lecteur de
cartes électroniques combinant les deux images et d'autres avantages.
Le prix de production d’un aérien actuel est faible aujourd’hui, mais la qualité de fabrication tend à baisser et la corrosion en vient à bout rapidement.
Le logiciel d’un radar est beaucoup plus simple que celui d’un GPS, mais la diffusion plus faible maintient des prix encore relativement très élevés.
Avant
de choisir, pensez que vous allez garder ce radar quelques saisons, vous risquerez
de regretter de n'avoir pris qu'un pauvre affichage LCD de 6 pouces, de contraste
médiocre et de résolution trop faible (quart de VGA 320 * 240
ou pire). Quand la vue baisse, l'âge venant, vous ne verrez pas grand
chose.
Regardez bien mes représentations d'écrans en haut de cette page,
elles montrent objectivement et à l'échelle les qualités
des affichages monochromes, comparez le 6 " et le 7 ". Au-delà
les prix sont assez dissuasifs pour un petit bateau. Les affichages couleurs ont maintenant remplacé les monochromes historiques.
Le prix de demain.
N'attendez pas trop en espérant un nouvel écroulement des prix.
Aujourd'hui la gamme des tranches de prix est stable. Un nouveau modèle
sortira au prix moyen de sa tranche, il aura simplement quelques légères
améliorations, imposées par le marketing, sur le modèle
précédent ou concurrent. Cette gamme de produit est en évolution
constante mais lente, il n'y a pas de révolution en vue.
La consommation
La baisse suit celle des prix, un petit radar LCD consomme très
peu, de l'ordre de quelques ampères sous 12 volts (quelques dizaines
de watts), moins que les feux de route. Le mode veille diminue encore la consommation,
en n'activant le radar que par périodes.
La puissance crête émise est de quelques kW (mégawatts pour
les gros !), mais pendant une très brève impulsion suivie d'un
long repos pour la réception.
L’Automatic Identification System est un dispositif obligatoire sur les gros bateaux (plus de 300 tonneaux), constitué d’un émetteur spécifique en bande VHF qui envoie périodiquement des trames d’identification indiquant le nom, la position GPS, le cap, le vitesse et divers autres champs souvent non remplis.
Le décodage de ces trames est simple, il permet d’afficher sur une carte les trajectoires des bateaux de la zone de réception. Attention un tel récepteur ne sert strictement à rien à bord, il n’a d’intérêt à terre que pour les stations de pilotage et les armateurs qui veulent connaitre avec précision la position des navires attendus.
Il n’offre aucune sécurité et ne remplace en rien un radar, aucun chalutier et bateau plus petit n’en possède, il ne faut pas compter dessus pour un système d’anticollision.
Les risques physiologiques des radiations
L’aérien rayonne un pinceau de radiations sur des fréquences qui peuvent présenter des effets indésirables sur la cellule vivante. Les puissances crêtes sont très élevées, mais la puissance moyenne reçue en un point fixe donné est faible.
Si l’aérien est bas et la distance proche, pour de très longues expositions de la tête ou du corps dans le pinceau, il y aura élévation de température des tissus et le risque de mutations génétiques est à envisager.
Ces effets sont toutefois bien plus faibles que ceux crées par un GSM collé contre la tempe, le champ décroissant comme le carré de la distance
Sur un voilier, même avec aérien à l’arrière, le risque ne sera pas significatif, le faisceau passant au dessus de l’équipage.
Sur les petits bateaux de pèche, quand l'aérien est monté au niveau de la timonerie supérieure à un mètre de la tête du patron exposé à une dose maximale pendant des heures, le risque est à considérer.
Il n'y a aucune étude sérieuse sur les effets des hyperfréquences à ces niveaux, mais le principe de précaution demande d’éviter un montage aussi aberrant.
Faq (frequently asqued questions)
Quelles différences entre aérien sous radôme et aérien
libre ?
Je n'avais pas traité ce point car ma page ne voulait
concerner que les petits radars. Je fais donc une digression.
Comparaison des deux types d'aériens, sur un même radar, en position
identique, sous forme de tableau simplifié :
| Critères | Radar sous radôme
|
Radar à antenne libre
|
|
Réalisation de l'antenne |
Un simple rectangle en circuit imprimé, verni sommairement, tropicalisé rarement. Nombreux problèmes de mauvais contacts par oxydation. |
Un réflecteur à cône guide d'ondes, optimisant le rendement, de construction soignée. Connectique dorée et protégée. |
|
Bilan de performance |
Médiocre, non à cause de l'absorption faible du radôme, mais du mauvais rendement de l'antenne imprimée. |
Optimale. |
|
Ouverture du faisceau |
Large, non maîtrisable, faisceau baveux, lobes parasites. |
Très étroite, énergie bien concentrée, direction précise. |
|
Complexité |
Intégration maximale de composants économiques. Regardez le moteur, du type de celui des petites voitures jouets, et son mignon pignon en plastique, sans la moindre protection, vous comprendrez... |
Électronique et mécanique plus complexe mais plus professionnelle, fiabilité maximale. Moto réducteur puissant et de qualité. Électronique blindée. |
|
Gêne à bord |
Système idéal, celui qui accroche le moins voiles et manoeuvres. Aérien souvent très petit, facile à installer. |
Maximale ! Installer impérativement dans une zone protégée. Accroche tout ce qui passe à sa portée. |
|
Étanchéité |
Économique, attention aux entrées d'embruns par le bord du capot et la platine inférieure. |
Soignée. |
|
Résistance de l'aérien |
Le radôme s'arrache en cas de paquet de mer violent. L'aérien n'est plus réparable. |
Prévu pour supporter tous les impacts directs des paquets de mer. |
|
L'utilisation principale |
Bas de gamme en priorité, mais il existe aussi dans les hauts de gamme, de très bons aériens traditionnels protégés par capot. |
Matériel de gamme supérieure et professionnel. |
|
Le prix |
Très économique. |
Plus cher. |
|
Lequel choisir ? |
La ligne précédente pose bien mieux le problème que tous les arguments techniques. Petit bateau; petit budget, optez pour le radôme. |
Beau bateau, budget ample, emplacement dégagé, optez pour l'aérien libre. |
Ordre de grandeur des résolutions et ouvertures du lobe d'une antenne
imprimée sous radôme (le radôme est un peu plus grand que
l'antenne nue).
Les grandes de 55 cm ont au mieux 4 degrés, ce qui donne moins bien que
130 mètres de résolution à 1 mille
Les moyennes de 45 cm dépassent 6 degrés à 6 dB, la résolution
sera inférieure à 170 mètres à un mille.
Je n'ose pas vous donner les performances des petites...
Un relevé d'azimut avec un petit radôme vous donnera une précision
médiocre, mais ce n'est pas très gênant.
Vous trouverez certainement mon jugement trop sévère pour les radômes. Le marché des deux types n'est pas le même, et pour obtenir un prix de production étranglé, il faut faire de gros sacrifices, surtout en petites séries. Le radôme est de toutes les façons le seul choix possible en entrée de gamme.
Quelle différence de résultat entre écran lcd et tube cathodique
?
Affichages
lcd, à cristaux liquides (lcd = liquid cristal display).
- Très économiques.
- Plats, encombrement minimum.
- Consommation réduite.
- Visibilité et résolution faible pour les anciens monochromes
mais les récents progrès des lcd couleurs sont tels que la perfection
approche.
- C’est le seul choix possible maintenant.
Affichages
à tubes cathodiques (crt = cathode ray tube).
- Plus chers.
- Profonds, plus lourds, plus difficiles à installer sur une petite table
à carte et à la barre.
- Consommation importante.
- Très grande finesse du spot, contraste maximum, permettant de sortir
des échos minuscules peu visibles avec un lcd. Les cibles ayant une bien
meilleure définition sont plus faciles à identifier. La persistance
du tube est très pratique pour identifier les déplacements relatifs
des cibles. Les gros tubes couleurs étaient parfaits.
- L’opérateur est soumis à une forte radiation devant un grand écran.
La technologie des tubes a décliné, celle des lcd en progression,
nous avons dépassé le point de croisement en 2000.
Les tubes cathodiques ont maintenant totalement disparu du marché.
Faut-il acheter un radar d'occasion ?
La progression de ces matériels étant rapide, un petit radar de quelques années ne vaut strictement plus rien en occasion, achetez du neuf. Si vous vendez votre bateau, il serait stupide de démonter le radar pour le récupérer, faites-en cadeau, celui que vous rachèterez sera meilleur. Ce n'est pas vrai pour les gros radars professionnels qui ont évolué beaucoup moins vite.
Réglage
de la ligne de foi ?
Pour ceux qui ont perdu la notice, ce réglage est le plus simple qui
soit, il doit être fait avec soin.
Principe : Sortir en rade un jour très calme, au moteur, viser un phare
ou bouée lointaine. Faire route dessus à vitesse réduite,
en tenant le cap au mieux, de préférence au pilote, en l'alignant
optiquement par exemple en se fiant au bord de la glissière de capot.
Un équipier à la table à carte observe la cible au radar
et annonce les azimuts, en continu. Si vous détectez un écart
moyen, retouchez la ligne de foi jusqu'à obtenir la meilleure estimation
possible.
Pour faire ce réglage, cela dépend du modèle. Démontez
le capot plastique. Souvent, un petit aimant est entraîné par la
mécanique de l'aérien et un ILS (interrupteur à lames souples)
est monté sur le châssis pour fournir le top zéro. Le réglage
se fait plus ou moins bien en desserrant une vis et en faisant coulisser l'un
des deux sur sa glissière. Collez-le par un point de vernis à
ongle. Sur les modèles plus évolués, la position de l'antenne
est recopiée électriquement, le réglage se fait par logiciel,
en entrant un offset par une combinaison de touches, mais il faut la notice
pour connaître la procédure.
Je parlerai des alidades de visée dans une page sur la régulation
et courbe des compas.
Les chapitres "réflecteurs radar " et "détecteurs
de radar " sont dans la page complémentaire : être
vu en mer ![]()
Un nouveau concept de radar avec liaison USB de l'aérien à un PC portable est sorti en 2000.
Pour :
C'est un produit remarquable utilisé en combinaison avec les cartographies intégrées.
Ce concept permet l’utilisation de plusieurs écrans sur les grands bateaux, dont un étanche à la barre.
Il ne doit être qu’un complément du radar principal du bord en technologie classique, en aucun cas le remplacer.
Contre :
Le PC entraîne un manque de fiabilité par rapport à un modèle intégré.
Un radar sur PC est plus cher qu’un petit modèle conventionnel d'entrée de gamme à cause des diffusions plus réduite.
Ce sont des produits à suivre et à revoir dans quelques saisons, après stabilisation du prix d'introduction des pionniers, il arrive de nouveaux de compétiteurs et plagiaires, qui n’ont pas eu à essuyer les plâtres, les prix devraient se situer au double des entrées de gamme classiques.
Le Navnet Furuno
Furuno a eu une excellente idée en lançant son Navnet. Tous leurs nouveaux matériels sont maintenant équipés de ce bus qui est un Ethernet 10 Mbit/s standard, utilisant la connectique, les fils 4 paires et les hubs à très faible coût de l'informatique grand public. Un simple câble permet de sortir l'image des radars et traceurs sur un simple moniteur lcd vga supplémentaire, donnant un affichage de grande qualité. Dans sa grande bonté, Furuno n'est quand même pas allé jusqu'à diffuser son protocole qui permettrait de brancher un PC portable sur le bus pour exploiter toutes les données et les écrans. Cela lui ferait un gros manque à gagner. Ce n'est évidement qu'une question de logiciel, patientons en suivant cette famille très prometteuse. Ce matériel est un très bon choix, mais évidement les prix ne sont pas ceux des entrées de gamme. Si les moyens le permettent, oubliez les entrées de gammes et investissez dans un bon radar.
Raytheon
Autre famille de bus chez Raytheon, le HSB2, nous sommes encore dans du milieu et haut de gamme. Le système est aussi éprouvé, mais présente un défaut par rapport au précédant, il est exclusivement propriétaire et totalement fermé sur lui même. Il n'y aura donc jamais d'ouverture pour inclure des matériels d'une autre origine que Raytheon.
Attention au choix du matériel, la décision de prendre tel ou tel matériel, impose par la suite de se verrouiller sur ce constructeur pour le reste de l'équipement du bateau. Ce n'est pas vraiment dramatique, le niveau actuel de tous ces matériels est excellent, ce n'est qu'une affaire de budget, il ne peut y avoir de mauvais choix technique.
|
Chez JRC, grande question, faut
il prendre le 1000 à 1000 € ou le 1500 beaucoup plus cher
en France seulement ? C'est délicat, réfléchissez
bien, tout dépend du budget disponible. Les deux modèles ont le même affichage. Le 1500 a une puissance de 2 kW crête et un radôme de diamètre 46 cm, le 1000 a 1,5 kW et 31 cm. Une plus grande antenne améliore beaucoup le rapport signal / bruit et la concentration du pinceau donc la résolution. Ces matériels sont maintenant périmés mais ils ont été les premiers petits radars à faible coût pour la plaisance. |
![]() |
Autres liens
Choisir et utiliser un radar : lavoile.com/radar
Commercial
Les liens autres que constructeurs et vendeurs sont très rares.
Accessoires
de montage
Supports sans cardan : radarmount.com
Un montage simple sur chaise de mât : nonsuch.org/radar
* Liens vérifiés le 16/05/08
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