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   Les microdrives  IBM

Photographie numérique

Page en évolution permanente, renouvellement des gammes très rapide

  Casio QV 3000

Introduction
Les critères de jugement
Photo numérique ou argentique numérisée ?
L'intérêt du numérique
Les inconvénients du numérique
Numérique et voile?
Briser la limite mémoire
Un aparté : Le format stupide APS
Le flash farceur
Tirage des photos
Conclusion rapide
Liens numériques
Maj : 22/08/06
Abstract :
The state of the art in digital photography, a point of actual situation and perspectives of evolution in next years. The position in front of the old silver process. The interest on a ship and when travelling. Pros and cons of the two worlds. Revolution of memories.
These units are called digicam or digital camera.
Devices become obsolete one year after introduction.

Résumé :
L'état de l'art dans la photographie numérique, un point de la situation actuelle et les perspectives d'évolution dans les années futures. La position en face de l'ancien procédé argentique. L'intérêt sur un bateau et en voyage. Le pour et le contre des deux mondes. La révolution des mémoires.
Ces matériels sont dénommés appareils photos numériques ou photoscopes.
Les matériels sont périmés un an après leur introduction.

 

 

Introduction

 

Je n'ai volontairement mis que très peu de petites images pour accélérer le chargement de la page. J'évite de citer des types d'appareils, car ils durent tellement peu de temps sur le marché que la page ne peut plus rester d'actualité sans des mises à jour hebdomadaires. Je ne conserve que les grandes lignes qui sont des paragraphes de fond et restent stables.
Je renvoie par les liens aux grands sites de tests qui analysent dans le détail tous les nouveaux matériels. Cette page aborde la compréhension générale des critères de choix en photo numérique.

 

Première comparaison rapide entre numérique et argentique

Je vais aborder ce sujet sous un angle original, jamais traité dans les articles classiques. Je vous invite, pour une approche avec un œil de photographe, à consulter à la fois les revues spécialisées en technique photo, et pour les problèmes de transfert et d'exploitation a posteriori des clichés, les revues informatiques. Comme aurait dit le maréchal Jacques de Chabannes, seigneur de La Palice (1470-1525), ces deux mondes sont très différents.

L'argentique maintenant

En 2000, la photo argentique était à son apogée, après 150 ans d'améliorations constantes. Les films ont atteint une qualité extraordinaire et les reflex argentiques sont proches de la perfection avec d’excellents objectifs. Seules quelques fonctions électroniques mineures pouvaient encore être ajoutées, mais ce ne sont que des gadgets. L'argentique analogique n’évoluera plus dans les années à venir, aucune révolution n'est possible, il est en cours de disparition à grande vitesse, il ne conservera quelques niches très spécialisées haut de gamme pour des applications techniques ou d’art.

Le numérique maintenant

En 2000, la photo numérique était encore en retrait, mais en progression très rapide pour le grand public, la technologie explose !
Pour un oeil de photographe exercé il y a encore une perte de qualité sensible en agrandissement poussé entre le numérique, dont la profondeur (nombre de nuances) actuelle est encore trop faible en comparaison avec un argentique 35 mm, mais le fossé s’est comblé rapidement.

Pour des usages courants et amateurs, le croisement entre le tout jeune numérique en progression fulgurante et le vieil argentique en déclin a eu lieu en 2003.
Pour des photographes exigeants, le croisement s’est effectué en 2006 avec l’arrivée de grands capteurs reflex 8/10 MegaPixels dotés d’une meilleure profondeur et d’un bruit réduit.

 

Les effets pervers du numérique

Les formats des supports de mémoires sont très instables, la durée de vie des CD gravés est incertaine dans 10 ans aucun ordinateur ne saura plus lire ces formats antiques abandonnés d epuis plusieurs générations de nouveaux matériels.
La seule solution est d'organiser ses albums, en gravant périodiquement sur le support du moment. Il faut faire plusieurs copies, les archives étant rangées en des lieux différents. En 2000, vous graviez sur des CD, en 2003 en DVD, bientôt en hologrammes sur de petits supports.

Pensez aussi à archiver vos vieilles photos et diapos qui s'altèrent, voir la page numérisation des diapositives

Attention, la durée de vie des supports gravés actuels n’est que de 10 ans !

 

Si j'avais un Stradivarius, je serais virtuose…

Cette antienne n’est qu’une illusion pour naïfs, si vous achetez, le kit de peinture "garanti strictement identique à celui de M. Léonard de Vinci ", il est peu probable que votre "Super Joconde " remplacera bientôt la vieille au Louvre. Le matériel ne fait rien à l'affaire, un bon photographe fera des merveilles artistiques sinon techniques avec le plus médiocre des jetables .
Ne pensez pas que la qualité médiocre de votre appareil soit la cause de vos photos médiocres.

Brownie-flash

Numérique récent haut de gamme

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Les critères de jugement

 

Les grandes familles

Les appareils numériques sont classés en trois catégories.


Les petits appareils d’entrée de gamme, pour lesquels l’encombrement et le prix priment sur la qualité d’image. C’est l’équivalent des anciens instamatics, suffisants pour la photo familiale floue et mal cadrée, ils satisfont plus de 80 % des utilisateurs. Ces appareils minuscules ont de très petits objectifs et de très petits capteurs bruyants, mais le public visé n’est pas difficile. Ils se trouvent aussi dans les téléphones portables. Le nombre de pixels annoncé ne veut évidement rien dire, les chiffres des publicités dépassent largement les possibilités physiques des optiques et capteurs, nous retrouvons l’équivalent des watts délirants en pseudo Hi-Fi .


Les « bridge » qui satisferont tous les amateurs avertis qui ne recherchent pas la miniaturisation et sa médiocrité inhérente, mais qui ne sont pas motivés pour le matériel plus lourd et onéreux des vrais photographes.
Un bridge a un objectif zoom non démontable, à grande plage, il permet à l’amateur d’obtenir une qualité très satisfaisante pour les tirages papiers des albums photos familiales. Un bridge coûte environ un mois de SMIG.


Les reflex milieux de gamme, pour des amateurs exigeants qui veulent des images plus soignées qu’avec un bridge. Tous les reflex sont à objectifs interchangeables, les gammes de boîtiers et d’objectifs sont très riches.
Ces matériels sont toujours très supérieurs aux possibilités du photographe amateur, cela crée une frustration en examinant ses photos, car l’on prend conscience que l’on n’a pas été assez bon en appuyant sur le déclencheur.
Avec un bon objectif polyvalent, le prix est le double de celui d’un bridge.


Les reflex haut de gamme, réservés à des photographes très avertis, pour lesquels le prix et le poids ne sont pas des critères limitatifs. Ce sont des merveilles de technologie dont très peu de photographes professionnels pourront exploiter les performances exceptionnelles.

Cette page ne parlera pas de ces merveilles car elle plutôt orientée vers les appareils moyens.

 

Reflex ou "bridge " ?

La visée reflex est un critère majeur pour un photographe, mais c’est un luxe qui se paye cher.

Sur un « bridge » La visée dans l'écran LCD permet de compenser l'erreur de parallaxe, mais la mise au point manuelle soignée est impossible comme avec un reflex à dépoli et micro prismes. Il faut se contenter de l'automatisme ou régler une distance estimée. C'est frustrant pour un photographe soigneux. Les viseurs optiques disparaissent aussi au profit du seul médiocre viseur LCD, invisible au soleil, avec parfois un autre petit écran pour visée à l’oeuilleton.

Le reflex avec de beaux objectifs lumineux et interchangeables, à grand ccd, de conception identique aux boîtiers argentiques représentera toujours le haut de gamme des photoscopes et sera évidement plus cher que les bridges milieux de gamme à résolution égale mais à petits ccd et objectifs.

 

La mémoire

Les mémoires évoluent extrêmement vite, les capacités explosent, les formats reconnus sont un critère important pour le choix du futur photoscope.
Une page évoque la jungle des formats : Mémoires pour photoscopes et pocket PC

 CF 2  Smartmedia xd xd

Le transfert des mémoires vers le PC

Les liaisons série sont heureusement d’un passé révolu, avant 2000, les transferts en RS232 étaient un enfer. Avec les grosses mémoires, seul l'USB est acceptable, mais l’USB 1 est très pénible, il faut privilégier l’USB 2 beaucoup plus rapide.

Détails dans la page : Bus USB, la solution du moment  

Le voyageur vorace, qui photographie loin de son PC utilisera des " vide mémoires ", petits dispositifs autonomes avec un disque de portable de quelques dizaines de Go, décrits aussi en page  : Mémoires pour photoscopes et pocket PC

Le nombre de pixels et la profondeur de numérisation

Ce sont des notions beaucoup moins simples qu'il n'y parait, la simple lecture de la fiche résumée ne donne pas toutes les informations !
Il faut consacrer beaucoup d'attention à ce composant, c'est le coeur du photoscope.
Vous comprendrez la différence entre un bridge à petit CCD et un reflex à CCD 6 fois plus gros…

Voir les détails dans la note sur les CCD

 Capteur CCD

La vraie résolution

La vraie résolution dépend évidement du CCD (taille et qualité), mais aussi de la qualité de l'optique associée ! Il y a une grande différence entre des appareils de résolution identiques mais de tailles de ccd différentes.
Les grands CCD associés à des optiques de grand diamètre sont évidement très supérieurs aux petits avec des objectifs ridicules.
Le logiciel intervient aussi, les appareils de même génération équipés de ccd et d'objectifs identiques, mais de constructeurs différents, montrent des écarts sensibles.
Pour compliquer les choses, les fabricants n'ont pas la même approche, certains utilisent une résolution variable, plus dense au centre, d'autres extrapolent les données des CCD pour multiplier artificiellement les pixels. Parler de pixels interpolés est se moquer du consommateur...

La simple résolution annoncée n’a pas de rapport avec la qualité de l’image espérée !

 

L'optique

Avec les premiers prix numériques à faible résolution ou les appareils de poche, la qualité optique n’a aucune importance, l’ambition n’étant pas de faire des photos piquées.
Avec des CCD de grande taille à haute résolution, la qualité de l'optique joue un rôle majeur. Les critères sont multiples :
Piqué
Défauts d'astigmatisme
Aberrations chromatiques.
Ouverture (grande lentille frontale, plus de lumière, gain en plage de diaphragmes et vitesse)
Facteur de Zoom, étant bien entendu que plus un zoom a une grande plage plus les défauts seront grands aux focales extrêmes (pour une gamme de prix donnée).
Au début du numérique, tous les zooms étaient électriques, heureusement la bague de réglage manuelle revient sur les meilleurs, comme en argentique, c’est plus rapide, silencieux, économique (en termes d'énergie), et repérable au toucher et par lecture dans le viseur.

Les optiques des bons numériques reflex sont de qualité équivalente à celle des argentiques.

Dégradation des objectifs

Sur un bateau, particulièrement sous les tropiques, le matériel souffre beaucoup avec les embruns salés et les chaleurs extrêmes. Les lentilles sont collées et montées sur bagues métalliques avec des cœfficients de dilatation très différents. Les lentilles bougent et se décollent, humidité, oxydation, moisissures et bactéries provoquent des tâches et dégradation des optiques.
Les objectifs motorisés se bloquent à cause du sel et de l’oxydation des moteurs et de la micromécanique.
Le soin avec lequel sera traité le matériel intervient beaucoup, mais il y a aussi une disparité de qualités dans la construction des objectifs.
Certains photoscopes et caméras vidéo résistent assez bien, mais après deux saisons de navigation sous les tropiques, il y aura souvent un problème d’objectif.
La garantie ne jouera pas, et sauf avec les reflex à optiques interchangeables, c’est irréparable, la majorité des matériels partira à la poubelle.

 

Petits ou gros capteurs

Nous avons déjà évoqué le fait trivial que les hauts de gammes avec de grands capteurs et de gros objectifs de la classe des 24*36, seront considérablement meilleurs que les petits, pour un nombre de pixels identiques. Ce sont de vrais reflex, bien plus chers que les gammes moyennes, plus lourds, mais la qualité augmente d'un facteur considérable.

Les focales sont données en équivalents 35 mm, les capteurs ccd étant très petits, voir page ccd
Exemple Olympus C4040 : 7.1 - 21.3 mm, équivalent à un 35 - 105 mm en 35mm. Vous retrouverez l'explication de ce rapport de 5 dans la page les CCD.

 

  Le diaphragme

L'ouverture du diaphragme est le rapport entre son diamètre et la focale de l'objectif. Plus l'ouverture maximale est grande (petit chiffre), plus l'objectif sera lumineux. Il faut bien comprendre qu'il s'agit de la focale vraie, pas celle équivalente au 24*36, donc la taille du CCD intervient directement !

f/# = distance focale / diamètre objectif

Exemple : Le fabricant d'un zoom 3X indique f/2.5 f/4.5, il faut comprendre, la petite valeur f/2.5 correspond au grand angle (focale courte 35 mm équivalent 24*36 ), la grande f/4.5 au téléobjectif (focale longue, équivalent 105 mm). Le rapport des ouvertures 4.5/2.5 = 1.8 ne correspond pas au rapport 3 des focales car en mode téléobjectif le faisceau d'entrée est étroit et ne couvre pas toute la lentille frontale.
Tous ces zooms ont le même défaut, les lentilles frontales sont encore petites, ils sont trop peu lumineux pour les nouveaux capteurs. La sensibilité des capteurs est de l'ordre de celle des films classiques de 100 ASA, mais la surface du capteur est bien plus petite qu'un 24*36. Il faudra donc travailler trop ouvert, au détriment du piqué est de la profondeur de champ. La plage de réglage d'ouverture est souvent trop réduite, et la valeur n'est pas visible dans le viseur. Nous sommes encore très loin des performances des objectifs des 24*36.

Attention les valeurs sont en progression racine de 2, cela signifie que d'une valeur à l'autre, la quantité de lumière varie d'un facteur 2, c'est énorme ! (Rappel : la surface du cercle est proportionnelle au carré du diamètre). Faites bien la différence entre un f/2 et un f/2.8 qui est deux fois moins bon en profondeur de champ, en piqué, en vitesse, …

Ouverture
22
16
11
8
5.6
4
2.8
2
1.4
1
Vitesse en extérieur
1/30
1/60
1/125
1/250
1/1000
1/2000
1/4000
1/8000
1/16000
1/32000
Vitesse en intérieur
2 sec
1 sec
1 sec
1/2
1/4
1/8
1/15
1/30
1/60
1/125

Pour bien enfoncer le clou, regardez sur les lignes suivantes la vitesse en fractions de seconde correspondant à l'ouverture pour une scène identique. Ligne 2, scène d'extérieur très lumineuse, ligne 3, scène intérieure, spectaculaire non ?

Attention aux zooms à grands rapports de focales, un 3X de milieu de gamme aura une ouverture acceptable, mais pour un 6X ou plus il faudra mettre le prix pour récupérer un peu de lumière. Un 6 ou 10X bas de gamme (il y en a aussi de marques célèbres) sera peu lumineux.

 

Les temps entre photos et en rafale

Il faut vérifier en résolution maximale les temps minium entre clichés.
Certains appareils ont une "disponibilité inter images réelle " longue, c’est un handicap majeur, d'autres ont un mode rafale de plusieurs images par seconde, cela fait une différence considérable à l'usage ! Ce délai est commun à tous les photoscopes, et à des causes diverses :
Il y a la désérialisation des données depuis le ccd vers le tampon, puis la phase de compression des datas par le processeur spécialisé, c'est presque un facteur 10, puis l'écriture et la vérification de la mémoire. Il est possible de réduire un peu ce délai en utilisant des mémoires et des bus plus rapides et augmentant les tampons mémoires rapides (donc le prix).

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Le retard au déclenchement (shuter lag)

Ce n'est pas la même chose que le précédent. C'est le retard entre l'appui sur de déclencheur et la prise de la première photo, lié en particulier à la motorisation de mise au point. Il est de quelques secondes sur les mauvais et peut être particulièrement gênant pour des instantanés. Je eu fait souvent des photos de dauphins sautant devant l'étrave sous voiles, avec mon superbe boîtier analogique j'en réussissais une majorité, en numérique avec un bridge, je n'ai que des photos de mer vides… Si vous photographiez un enfant sur un manège, avec certains appareils, visez quand il passe, vous l'aurez au tour suivant...
Sur les reflex de qualité, les temps de latence sont totalement négligeables et la réponse plus rapide qu’en argentique avec des vitesses considérables en rafales. Pour les bridges ou pire encore les compacts, ces délais sont très pénalisants.

Mesure de ces temps entre photos et du shutter lag

Cela se fait très simplement et précisément en photographiant en mode mise au point manuelle un chronomètre à aiguille (il faut voir les dixièmes) puis en lisant les nombreux clichés.
Il faut faire de nombreuses séries pour s’assurer de résultats cohérents.
Un exemple est donné en fonction de la vitesse des cartes mémoires en page  : Mémoires pour photoscopes et pocket PC

 

La vitesse d'obturation

Elle dépend de la sensibilité du CCD et de l'objectif. Les bons appareils ont des CCD de sensibilité équivalente à du 100 à 400 ASA en 24*36, les vitesses d'obturation sont du même ordre que celles des reflex argentiques.
Une vitesse maximale rapide est un critère de qualité, cela varie du pire à 1/600 seconde au meilleur, à 1/10000 seconde.

 

L'alimentation

J’ai toujours privilégié dans tous mes matériels les 4 accus NiMh R6 (= AA size).
Ils sont très économiques à un euro l’unité, leur capacité n’a pas cessé de croître, 2000 mAh en 2002, ils se trouvent facilement. Il est simple d'en avoir un stock d'avance. En cas de détresse, ils se trouvent dans tous les supermarchés et même de vulgaires piles sont utilisables.
Le problème est que les R6 NiMh disparaissent des nouveaux matériels, au profit des blocs Lithium-ion qui ont une capacité double, mais qui sont propriétaires, très chers et introuvables en voyage.
La miniaturisation des boîtiers fait perdre l'avantage des R6 et impose ces accumulateurs propriétaires beaucoup plus onéreux.
Ils se vendent en marque propriétaire autour de la centaine d’euros, mais il existe des secondes sources qui en offrent des blocs compatibles à une vingtaine d’euros, il devient alors acceptable d’en avoir quelques uns d’avance (voir liens).

La compatibilité R6 ne peut donc plus être retenue maintenant.

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Le poids et l'encombrement

Voir premier critère, reflex ou non !

Manipulez longuement l'appareil pour être certain qu'il vous convient avant de l'acheter. Les magnifiques gros boîtiers haut de gamme sont un régal en studio mais sont une "enclume " pour le voyage, ce qui les rend inutilisables ! Il faut évidement faire des sacrifices de qualité si l'on veut garder le photoscope dans la poche. Les petits appareils sont très tentants, mais les possibilités sont réduites avec leur optique forcément médiocre.

 

Le flash

Interne, il ne permet évidement jamais le mode rafale. Pour du portrait et du nu, le mode rafale est très pratique, mais il faut un gros flash externe (qui synchronise des esclaves). Vérifiez si l'appareil possède une prise de synchro externe. Un flash cobra offre de bien meilleures possibilités que celui de base et améliore les yeux rouges, mais attention aux surexpositions souvent délicates à compenser (la photo est un art...).
Le support de flash externe, "Hot shoe " pour les anglicistes, est le sabot support de flash externe. La synchro dans le support est souvent spécifique, il faut absolument une prise synchro standard, pour raccorder les flashes de studios ou décalés.

L'absence de synchro externe est ennuyeuse, mais peut être partiellement compensée par des cellules de synchronisation.
Le mode rafale et la compensation des pré éclairs est possible avec les bons matériels de synchronisation et les matériels de studio.

 

Les objectifs interchangeables

Voir premier critère, reflex ou non !

L’utilisation d’un excellent zoom avec un boîtier reflex haut de gamme est évidement un plaisir considérable, mais qui se paye très cher. Regardez les merveilles dont disposent les paparazzis, elles valent le prix d’une petite voiture…
De plus, sur le terrain ou sur le bateau, un échange d'objectif est toujours risqué en extérieur et le CCD ne supporte pas la poussière et est très délicat à nettoyer.
Le changement d'objectif n'est donc pas à considérer dans la gamme bridge moyenne.

La concurrence féroce annonce des facteurs de zoom fixes de plue en plus très élevés, mais attention à l'ouverture. Sony avait tenté le premier un 5X, mais c’était une fabrication asiatique très médiocre bien que marqué Zeiss (sigle autrefois prestigieux revendu et bafoué).
Des 7à 10 X sont maintenant proposés, mais il faut évidement accepter des pertes de qualité importantes en focales extrêmes.
La multiplication par le « facteur de zoom numérique » est une imbécillité issue de l’inflation délirante des caméscopes, pour lesquels il est évidement plus facile de réaliser de grands facteurs, à cause du petit diamètre des lentilles et de la faible qualité exigée.

 

L'autofocus

La vitesse de mise au point et très différente suivant les modèles. En basse lumière et à faible contraste le système est inopérant. La mise au point infrarouge prend le relais sur les certains modèles seulement. Ce n'est pas une panacée, le résultat dépend de la surface visée, les résultats sont souvent imprévisibles. Pour éviter les mauvaises surprises, il faudra passer en manuel dans les cas fréquents d'autofocus inopérant.
Les bas de gamme et les boîtiers de poche n’ont pour objectif, comme sur les jetables, qu'un bout de plastique calé sur l'hyperfocale...

 

La mise au point manuelle

Elle existe sur tous les bons appareils, mais elle est parfois inutilisable. Si la distance n'est pas affichée, le mode est inexploitable.
On ne peut pas voir la mise au point sur le lcd, ce n'est qu'un argument publicitaire. Nous sommes très loin de la qualité des argentiques, avec mise au point TTL sur micro prisme et la superbe bague graduée visible aussi dans le viseur. Tous les numériques posent des problèmes de mise au point automatique en conditions médiocres, de nombreuses photos seront floues.
Utilisez au maximum le mode manuel en ayant en tête les tableaux de profondeur de champ pour un diaphragme donné.

Pour comprendre pourquoi vos photos sont floues, vous pouvez lire à posteriori les informations codées dans l'en-tête de la photo.
voir explications Exif page Casio .

 

Le mode macro

Il varie suivant les modèles de 3 cm à 60 cm, à vérifier si vous photographiez les petits objets. La mise au point en macro est souvent très délicate, surtout sans mise au point manuelle. Faites une série en déplaçant très doucement l'appareil, vous choisirez la moins floue. Il faut soigner l'éclairage. Un affichage de la distance en clair est très utile. Pour faire mes tests, j'ai massacré un ancien agrandisseur pour bénéficier de la rampe réglable, en remplaçant l'optique par une équerre support

 

Les gadgets utiles

Le retardateur est indispensable. La télécommande est très pratique.
Si vous faites de la photo technique et scientifique, regardez les possibilités très intéressantes des nouveaux matériels, tout peut se commander depuis un PC ou un automate par le port USB.

 

Les gadgets secondaires

Les fonctions mineures, entrée gps, magnétophone, noir et blanc, sépia, DPOF (direct print of files), WiFi, pacman, distributeur de préservatifs et autres, ne sont que des gadgets. Ce n'est pas une clef de choix primaire.

 

Le prix

Quand on aime, on ne compte pas... Mais je parlerai surtout de la gamme grand public et amateur averti. Les appareils 10 fois plus chers ne sont jamais 10 fois meilleurs, l'écart de prix est énorme comparé aux gains en résultats. Il ne peut pas y avoir aucun critère de comparaison dans des gammes de prix très différentes, en voile nous avons le rating qui permet de faire régater et classer gros et petits bateaux, mais rien d'équivalent en photo.

 

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Photo numérique et argentique numérisée

 

Nous envisageons le point de vue informatique qui consiste tout d'abord à obtenir une image numérique dans la mémoire de son PC, restera ensuite à savoir ce que nous allons en faire.
Nous comparerons donc les résultats obtenus par deux moyens très différents.

Méthode 1, indirecte, à l'ancienne :

Prendre une photo en 24*26 argentique et numériser le film ou le tirage papier avec un scanner grand public.
Les diapositives sont maintenant abandonnées, sauf en photo professionnelle, car elles sont pratiques quand il faut retrouver visuellement une photo parmi des dizaines de milliers d'une collection dans des albums et sur table négatoscope. Plus personne n'a envie de ressortir son vieux projecteur de diapositives…
Il faut prendre en compte les diapositives, les films et les vieux tirages papier bien que ces modes ne soient plus utilisés par les amateurs, car nous disposons tous d’archives familiales qu’il faut arriver à mettre sur des supports modernes.

numérisation des diapositives
Au vu de la progression des capteurs de scanners A4, qui ont depuis longtemps dépassé les 24 bits, nous attendons avec impatience les progrès des CCD, pour espérer avoir enfin sur nos photoscopes des 30 bits ou plus, soyons fous !
Comparons la même photo obtenue avec un numérique et la numérisation d'un tirage argentique 9*13.
Avant compression :
Un numérique de 2 Mpixels en 8*3 bits, donne un fichier de 6 Moctets.
Un numérique de 6 Mpixels en 16*3 bits, donnerait (mais ce n'est pas pour demain !) un fichier de 36 Moctets qui se comprimerait sans aucune altération perceptible autour de 4 Mo.

numérisation d'un tirage papier 9*13 sur un bon scanner, comme le Epson Perfection 1200 U :
En 1200 Dot per inch réels soit 1200/2.56, environ 500 points par centimètre linéaire,
l'image obtenue aura donc 9*13*500² = 30 MégaPixels.
Avec une résolution de 36 bits, cela fait donc une image de 120 Mégaoctets, impressionnant non ? Les très bons numériseurs de négatifs donnent des résultats du même ordre (mais le grain de la gélatine est encore plus fin...).
Il est évident qu'il faudra beaucoup comprimer ces monstrueux fichiers, mais cela se fait maintenant très efficacement avec des dégradations imperceptibles.

 

Méthode 2, directe et actuelle :

Transférer directement sur le PC les photos d'un appareil numérique (autrement dit un photoscope), c'est évidement la solution du moment.

 

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Comparaison des résolutions

 

Un négatif 24*36 a une résolution de plusieurs centaines de paires au millimètre. Pour comparer avec un capteur CCD, il faut deux pixels par paire de traits, l'équivalence de 300 pixels par mm. Dans l'absolu, le capteur CCD équivalent devrait donc avoir une équivalence de 36*300 sur 24*300 soit environ 10000*7500 pixels, soit 75 Mpixels théoriques pour égaler un argentique 24*36 parfait. Je ne parlerai même pas des grands formats !
En 2002 la résolution était à 5 Mp, en 2004 à 8 Mp, en 2006 à 10 Mp, la progression est constante.
Cela peut sembler très faible par rapport au chiffre précédemment annoncé, mais il n’en est rien, les résolutions disponibles sont surabondantes pour la photographie d’amateur, la faiblesse du numérique pour de la photographie professionnelle est que la profondeur est encore un peu faible.

 

Taille nécessaire des images familiales, tirage A8

Considérons l’utilisation faite par la très grande majorité des photographes amateurs, intéressés par la photo familiale et qui font tirer en format A8 (10*15 cm) pour l’album familial. Ils ont acheté un numérique compact ou un bridge pour remplacer leur ancien Instamatic argentique. Ils utilisent le PC pour trier les photos mais pratiquent peu la retouche et les recadrages. Cela constitue les 95 % du marché grand public.
Tous les testeurs admettent qu’une photographie A8 ( un quart de feuille A4) examinée à distance normale, bras tendu, nécessite une résolution de 150 Dpi.
Une résolution plus faible montrera des marches d’escaliers, une résolution supérieure ne montrera pas d’amélioration visible.

Il est évident que cela ne vaut que pour le petit tirage d’un album, il ne s’agit pas de photographier des mires de résolution au banc optique et d’examiner les tirages grands formats à la loupe. Nous parlons de photos familiales types, dont la plupart seront mal cadrées, bougées et mal éclairées, mais qui feront l’admiration d’un public peu exigeant.

Il est très facile de calculer la résolution nécessaire :
Une image d’environ 10*15 cm correspond à 4*6 pouces, la surface est donc de 4*6 = 24 pouces carrés.
Une résolution de 150 Dpi (dots per inch, correspond à 150 points par pouce linéaire donc 150*150 = 22500 points par pouce carré.
Pour notre tirage A8, nous aurons donc besoin de 22500* 24, soit environ 500 kPixels.
Une image d’un demi méga pixel suffit donc pour ce tirage A8 soit environ une taille de 800*600, cela laisse rêveur…
Il est bon de se donner une petite marge s’il faut recadrer et retoucher un minimum, un capteur de un ou deux Mp donnera un petit tirage acceptable pour l’amateur.
L’inflation de taille ne sera pas visible dans la majorité des cas.

Il est absolument évident qu’un très bon photographe armé d’un appareil banal de 2 Mpixels obtiendra de bien meilleurs clichés qu’un amateur médiocre équipé du dernier matériel professionnel vingt fois plus cher.
Apprenez la photographie si vous achetez un appareil haut de gamme, vous serez ridicules si vous ne produisez que des clichés médiocres avec un matériel qui dépasse trop vos possibilités techniques.

 

 

Taille nécessaire des agrandissements A4

En A4, une taille de 5 MégaPixels suffirait, mais il faudrait du 10*3 bits si l'on veut s'approcher de la qualité de l'argentique et ne pas voir des dégradés en marches d’escalier.
La résolution de 5 Mp existe depuis longtemps, mais pas encore la profondeur suffisante qui reste en 8*3. Cela reste acceptable en regardant d’assez loin, comme pour de l’imprimerie sur une revue.
voir page ccd

 

Résumé des résolutions amateurs

En résumé, pour un usage amateur courant, qui ne consiste pas à photographier des mires, on peut admettre que pour un tirage papier:  

  En A8, une taille de 1 MégaPixels, 8*3 bits suffit.

En A4, une taille de 5 MégaPixels convient,
mais la profondeur reste insuffisante.

 

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Remarque 1 :
Quand vous devez réduire la taille d'une image capturée, il est préférable de garder une grande profondeur de numérisation (en nombre de bits donc de niveaux) et d'utiliser une compression JPEG soignée.

 

 Remarque 2 :
Les traitements des photos numériques se font au travers de logiciels spécialisés, les leaders sous Windows étant Photoshop et The Gimp (pour les spécialistes) et PaintShop Pro (plus facile), mais il y en a beaucoup d'autres. Attention au piège dans lequel tombent tous les débutants, réglez toujours la compression JPEG à zéro, sinon à chaque sauvetage de l'image elle va se réduire...
Quand tout est fini, si vous voulez réduire, utilisez le très bon outil visuel, petit et simple de Xat.com Jpeg Optimiseur.
Voir dans les liens numériques

 

Remarque 3 :
Le format JPEG donne des résultats très intéressants en compression, une réduction de taille de l'image par un facteur 10 ne dégradant pas trop l'image. Le nouveau format en cours d'introduction, le JPEG 2000 donne des résultats stupéfiants en utilisant la méthode des ondelettes. Une compression au facteur 200 n'amène qu'une très faible dégradation de l'original, c'est stupéfiant. Ce format sera intégré début 2001 dans tous les logiciels de traitement d'image et dans les nouveaux photoscopes. C'est une vraie révolution qui accompagnera les CCD à très grosse résolution et à profondeur améliorée, générateurs d'images monstrueuses !
Il est toutefois incompréhensible que ce format remarquable, disponible depuis 2000, n'ait pas encore remplacé les JPG ou PNG classiques.
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L'intérêt du numérique

 

Il pourrait sembler évident, depuis le début que j'essaye de vous convaincre que le numérique est très médiocre et que l’argentique, c’était le bon temps. Il n'en est rien, cela n'est pas du tout mon avis. Un numérique présente bien des avantages décisifs.

Nous sommes au début de l'explosion du numérique !

 

Avantage 1

La possibilité de faire d'innombrables photos à coût nul (hormis l'investissement initial très lourd et l'obsolescence rapide), permet de tester toutes les combinaisons d'éclairage et de cadrage. Pour un simple portrait, prenez des dizaines de clichés en changeant doucement tous les paramètres d'éclairage et d'angles, il y en aura un de bon. Ces essais étaient impossibles en argentique.
Cela fera sourire un professionnel, mais j’ai appris la photo de studio est de nus avec un remarquable technicien et artiste qui préparait très soigneusement ses séances et ne prenait que très peu de clichés, mais ils étaient tous réussis… N’ayant jamais eu ce talent, je faisais les mêmes que lui, avec les mêmes matériels et sujets, mais je prenais vingt fois plus de clichés, médiocres ou passables quand lui en faisait un seul parfait…
Je continue donc à mitrailler en espérant que la providence me fera réussir un bon cliché de temps en temps.

 

Avantage 2

L'indépendance absolue ! Il est en effet très risqué de confier ses photos intimes de nus (ou plus si affinités…) au photographe, un des moindres risques étant de retrouver sur la place publique ses œuvres détournées par un laborantin indélicat (malgré l'automatisme des machines, les clichés sont visionnés).

Nous sommes en pleine crise paranoïaque, soyez très prudent et ne donnez à tirer que des documents absolument anodins. Vu l’évolution délirante des esprits, évitez lors d’un voyage à Bruxelles de photographier le "Manekin Piss ", cela pourrait vous conduire en prison, mais rassurez vous, une commission européenne étudie la mise en place d’un slip en bronze.

 

Avantage 3

La rapidité de la disponibilité de son œuvre et l'agrément de la manipuler a posteriori, d'imprimer et de trier, simplement assis devant son PC.
Voir le chapitre suivant sur le tirage papier.

 

Avantage 4

Une image numérique peut être stockée sans dégradation dans le temps, recopiée facilement et partageable sans limite.
Il faut toutefois penser à recopier ses archives de temps en temps avec les matériels du moment, les cd et dvd gravés à domicile n’ont que moins de dix ans de probabilité de vie.
Les parchemins ont duré des millénaires, mais tout s’accélère, l’éternité se réduit maintenant à 10 ans.

 

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Les inconvénients du numérique

Un numérique présente divers inconvénients (à ce jour), mais tous sont en voie d'amélioration.

 

Inconvénient 1 :

Un prix est élevé comparé à celui d'un excellent argentique d’autrefois, mais la baisse des prix et l’augmentation de qualité sont permanentes.
Le problème éternel sera que ces matériels auront toujours une durée de vie courte et se périmeront très vite.
Un boîtier argentique se conservait plus de dix ans, en numérique, au bout de deux ans, votre boîtier sera une antiquité sans valeur.

 

Inconvénient 2 :

La qualité encore réduite, mais en évolution régulière. Les capteurs actuels sont déjà surabondants pour les applications informatiques et conviennent bien à la petite photo courante d’amateur, et dans un futur proche de vrais agrandissements seront possibles.

 

  Inconvénient 3 :

Les pixels morts. Ils sont de deux types, et apparaissent souvent après un choc ou le redoutable et impardonnable oubli derrière la vitre d'une voiture au soleil ou le hublot sous les tropiques.
Quand l'afficheur LCD perd des pixels, c'est désagréable mais sans gravité, mais à la revente c'est une sous-value.
Quand le capteur perd des photosites, c'est catastrophique. Sur les bords, il est toujours possible de recadrer et réduire ses images, au centre l'appareil est perdu. Vous n'allez pas retoucher toutes vos images à la main à posteriori ! Hors garantie, le retour SAV est souvent sans intérêt, le devis sera de l'ordre d'un achat neuf. La valeur de revente est nulle, il ne reste que la mise à la poubelle.

 

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le numérique et la voile

 

Un bon appareil numérique est agréable en croisière, et comme partout a remplacé l’argentique. Il y a de nombreuses photos à faire en navigation, sans avoir à se limiter, surtout par beau temps. Il n’y a plus le problème évoqué de confier le développement de ses photos de nus au photographe du coin… Par mauvais temps, les clichés spectaculaires sont nombreux, mais le risque d'abîmer l'appareil est trop grand. Une bonne solution est de conserver aussi (mais pas plus de deux ans !) dans un endroit sec et frais du bateau deux ou trois jetables étanches. Vous les sacrifierez sans regret pour photographier par en dessous la déferlante de 15 mètres qui a de si jolis reflets.

Un petit caisson étanche d’entrée de gamme est à éviter en plongée (c'est risqué !) mais est parfait pour les photos du bord et les transferts en annexe.

Le numérique s’impose en photo sous-marine, bien que l'ensemble caisson de qualité + photoscope soit très onéreux et que la sensibilité à l'humidité soit plus grande qu'avec un argentique basique. 

 

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Briser la limite mémoire

Vide-mémoires autonomes

Le DigitalWallet et les autres dispositifs à petits disques sont traités en page : Mémoires pour photoscopes et pocket PC
Le marché des mémoires évolue plus vite que celui des photoscopes. Les mémoires du début étaient petites et chères, maintenant elles sont de capacités énormes à faible coût. Le problème de sauvegarde des photos en voyage ne se pose plus maintenant.
Il est même possible de faire graver le contenu d’une carte sur un cd ou dvd dans les coins les plus reculés de la planète.

Le PC portable

Pour augmenter son autonomie, il faut amener un PC portable et transférer les photos au fur et à mesure. C'est très contraignant en milieu hostile, dans le désert, en montagne ou dans le mauvais temps sur le bateau, le matériel est très lourd et fragile.
Le prix du PC portable neuf étant de l'ordre de celui du photoscope, cela double le budget, et les durées de vie de ces matériels est faible en voyage agité, mais cela offre une capacité quasi illimitée, la possibilité de montrer les images en temps réel, de graver des CD...
Malgré tous ces inconvénients, c'est la solution que j'adopte souvent !

 

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Un aparté hors sujet : Le stupide format argentique APS

 

Ce format issu d'une mauvaise concertation des fabricants de films argentiques est une absurdité. Le but était de faire renouveler l'immense parc de 24*36 en service, en créant un nouveau standard incompatible, tout comme les CD qui ont remplacé les vinyles. C'est un énorme échec. Toutefois ce format tend à se répandre chez le consommateur crédule qui ne comprend pas ce qu'il achète, grâce à une publicité habile, mensongère et matraqueuse. Le marché de la photographique grand public fait ses plus gros bénéfices sur les tirages de ce lamentable "Aborted Photographic System " et non "Advanced " comme il a été dit au début...
L'idée en soi n'était pas mauvaise, mais la réalisation a été bâclée. Ce format est totalement rejeté sur les appareils haut de gamme.

La réduction de format de 2/3 a été compensée par une augmentation de qualité des nouvelles émulsions, mais comme elles ont aussi immédiatement été adaptées au 24*36, il existera toujours un fossé.

Les formats gadgets, obtenus seulement en masquant des bandes horizontales sur le film sont du vol manifeste, entraînant une forte dégradation de qualité à l'agrandissement.

Le confinement du négatif développé dans la cartouche et les planches contacts est la très bonne idée, c'est le vrai point positif, le film restant très protégé pour traitements futurs.

La diminution de taille de la cartouche, elle est réelle mais sans grand intérêt.

La piste magnétique. C'est encore une excellente idée, mais elle n'a pas été exploitée car les constructeurs n'ont pas pu s'entendre. Il devait y avoir, pour chaque cliché, date et heure, (en réserve le point gps). Rien n'a été développé, l'intérêt est nul, cette piste est inutilisée (sauf pour les retirages).

En résumé, boycottez ce format APS stupide, dernier sursaut de l'argentique. 

Ce format n’a toutefois pas que des inconvénients, c’est la taille qui a été retenue pour les beaux capteurs ccd des reflex numériques actuels, cela s’avère le parfait compromis.

 

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Le flash esclave farceur  

 

Les flashs esclaves associés aux photoscopes sont un vrai piège ! J'ai beaucoup utilisé les flashs esclaves, déclenchés par cellule, pour optimiser l'éclairage en photo analogique, les résultats sont parfaits.
Lors de mes premiers essais en numérique, en prenant soin de désactiver la fonction "anti-yeux rouges " pour éliminer le pré-éclair, j'ai eu la surprise de n'obtenir que des images noires. Après réflexion, aidé par un photo-transistor branché sur l'oscilloscope à mémoire j'ai compris. Certains photoscopes envoient un premier éclair faible pour régler l'exposition puis très vite le deuxième pour la prise de vue. Cela n'est pas indiqué dans la documentation qui ne parle que des salves d'éclairs anti-yeux rouges ! L'esclave part sur le premier, sature la cellule et au deuxième éclair la sous exposition est totale, l'esclave déchargé restant éteint. Je publierai une petite application simple pour résoudre ce problème et analyser les séquences lumineuses.
En activant l'anti-yeux rouges sur certains appareils comme le Canon Powershot S10, l'intervalle de 60 mS étant trop long, tous les portraits ont les yeux fermés. L'utilisation d'un câble constructeur évite le problème, il ne tient pas compte des pré-éclairs.

 

Pour les bricoleurs pauvres :

Vous pouvez éclairer en portrait ou en nu (presque !) comme un professionnel pour un budget minimal.
Utilisez un simple lampadaire à iode 500 watts minimum (ou deux) pour bien éclairer en indirect, le modèle fermera les pupilles et il n'y aura pas d'effet yeux rouges.
Utilisez des réflecteurs bricolés avec un écran de projection sur pied et des couvertures mylar argentées de survie (prix dérisoire).
Demandez à votre photographe de vous garder les carcasses d'appareils jetables à flash. Ils comportent une très bonne platine qui vous permet de faire une centaine d'éclairs avec une simple pile R6.
Synchronisez-les avec une cellule esclave, prix de revient de quelques euros. Je décrirai ultérieurement des petites platines adaptées, de montage très simple.
Vous pouvez ainsi ajouter quatre ou cinq flashs et obtenir un vrai éclairage de professionnel pauvre !
Ces flashs de récupération, montés sur une plaquette plexiglas permettent aussi de réaliser de très bons flashs annulaires…

 

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  Tirage des images

 

Après avoir regardé sur écran, le problème est maintenant la reproduction papier des photos numériques issues du photoscope. Il faut comparer les deux méthodes :

 

La classique imprimante personnelle

Elle est toujours en progrès, mais les consommables sont et resteront toujours très chers. Les encres et papiers ne sont pas stables dans le temps et s'altèrent aux UV de la lumière du jour.
Cette méthode restera marginale, elle est inexploitable au-delà d'une dizaine de clichés normaux, sauf pour imprimer les photos trop privées pour être confiées à l'extérieur ou urgentes. Elle est irremplaçable pour cela, en ces années de paranoïa qui fait qu'une photo de votre bambin dans sa baignoire peut être jugée comme obscène par le labo et déclencher une enquête de police !

 

Le tirage par labo sur CD

C'est de loin la meilleure solution pour les photographies non critiques. Les tirages en masse sont envoyés aux laboratoires spécialisés par CD, c’est plus facile que de transférer des centaines de Mo, même avec une liaison très rapide.
Les tirages sont faits sur papier photo de qualité, ils sont plus économiques et d’une qualité bien meilleure.
Je teste tous les laboratoires, prenant chaque fois la meilleure offre du moment.
Le prix du marché pour une photo 10*15 début 2002 était autour de 0.5 € (+ port, il faut grouper les tirages).
Il a diminué de moitié en 2004, la concurrence fait rage.

Le marché s'oriente vers un tirage 10*15 autour de 0.10 € ce qui est très raisonnable pour le consommateur et moins cher et meilleur qu'avec une imprimante personnelle.

 

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  Conclusion rapide

Les appareils numériques ont balayé l'argentique en grand public, mais le vielle technologie restera encore quelque temps la seule arme absolue du photographe exigeant qui cherche à réaliser des agrandissements de qualité, surtout en grands formats.

 

Petit historique de l'évolution de la situation

L'année 2000 a été très riche, c’est le début de l’explosion numérique, depuis l'évolution continue doucement.
Adaptation des capteurs 3 Mpixels entre février et juin 2000 chez tous les constructeurs en remplacement des 2 Mp, sur les milieux de gamme.
Nouveau chip set très performant (Texas) d'exploitation de cette masse de données qui fait sauter une génération aux électroniques d'avant 05/2000.
Apparition de mémoires décentes. En 06/00, il n'y avait que le Microdrive 340 Mo, en 11/00 le 1 GB.
Généralisation de vraies fonctions pour les photographes, diaphragme et vitesse avec automatismes débrayable (enfin !).
Diminution du retard au déclenchement (shuter lag) insupportable sur certains modèles.

L'évolution a étrangement stagné en début 2001 avec toujours 3 Mp, puis nouveaux petits pas avec l'introduction des 4 et 5 Mp en 2001.

En 2002, généralisation des 6 Mp.
En 2004, généralisation des 8 Mp.
En 2006, baisse du bruit, mais l’amélioration continue.

 

Le dilemme de l'achat

L'appareil parfait n'existera jamais. Pour un budget donné, il y a beaucoup de modèles très différents, chacun a des qualités, mais aucun ne les a toutes. Le choix sera donc très subjectif suivant ses critères personnels.
Réfléchissez bien aux défauts qui vous paraissent les moins importants.
De nouvelles technologies arrivent tous les jours, mais n'attendez pas d'être mort pour acheter un photoscope, considérez cela comme du consommable.

 

   

 

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