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L'Internet mobile
 Portable

Introduction
Les facettes
Utopies publicitaires
Où va le gsm ?
Le courriel en BLU
Antilles
Conclusion
Liens

Maj : 10/04/08

Abstract :
Surfing on Internet when sailing near the coast or at a mooring ! Dream or reality ? It's between, not yet but tomorrow. At plain sea it's an other (economical) problem…

Résumé :
Surfer sur l'Internet en naviguant près de la côte ou dans un mouillage !
Rêve ou réalité ? C'est entre les deux, mas aujourd'hui, mais demain. En plaine mer, c'est un autre problème (économique).

 

 

Introduction

 

L'Internet mobile est le moyen de se connecter au réseau hors de chez soi, pour traiter son mail et éventuellement voir quelques pages. En navigation côtière, il est très agréable de pouvoir connecter un site météo, et de consulter les cartes. Une liaison par GSM est la seule solution économiquement possible pour surfer un peu et lentement. Mais pour lire et envoyer des mails, la solution BLU décamétrique s’avère très pratique car le bateau au large ou en côtière a accès et relié au courrier électronique. Une facilité remarquable est la possibilité de recevoir gratuitement (c'est-à-dire compris dans le forfait annuel) les fichiers météo.
Chaîne de réception décamétrique
et la page détaillée sur le très intéressant système Sailmail

En voyage, cela se complique car il sera difficile d'avoir un abonnement de courte durée dans le pays visité avec l'option Data/Fax. Il faudra alors utiliser un cybercafé, ce qui n'a rien à voir avec la technologie précédente mais c'est l'alternative.

Il existe aussi la solution, à l'hôtel, de se brancher sur la prise téléphonique, mais ce n'est pas très simple, il faut la bonne prise, le bon modem, connaître les points d'entrée, un central qui ne bloque pas les données. À l'usage, cela est très peu réaliste, sauf si vous faites des séjours réguliers.

Le plaisancier a une fausse impression des possibilités de liaisons en mer. En voyant les reportages à la télévision des superbes retransmissions vidéo depuis les grands bateaux de course au large, dans les hautes latitudes, ou les liaisons en Internet rapide depuis l'ancien Antartica pris dans les glaces ; tout paraît simple. Le seul problème est que la liaison se fait par un canal loué sur un satellite, c'est parfait sur le plan technique, mais totalement inaccessible pour nous, plaisanciers basiques. Les budgets de communication des médias n'ont rien de démocratique.

Nous n'aborderons dans cette note que la liaison par GSM en France.

 

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Les facettes de l'Internet mobile

 

Le monde de la téléphonie sans-fil moderne présente de nombreux aspects.

Le coté technique

C'est un débordement de créativité et de génie. Chaque jour apporte des innovations du coté téléphones et des infrastructures ; le fonctionnement du réseau est extrêmement complexe. Les téléphones intègrent appareil photo, lecteur de MP3, prochainement distributeur de café et un hélicoptère gonflable.

Le coté exploitation

Les intervenants dépensent des sommes considérables en R&D, et pour sortir les bijoux du laboratoire.
Il faut donc trouver un équilibre très délicat entre les investissements et les bénéfices, donc le nombre d'abonnés et leur facture.
Il faut attirer de plus en plus de clients et leur facturer de plus en plus cher. La publicité n'a aucune limite pour créer de faux besoins et en anesthésiant le client naïf par des promesses irréalistes et une valorisation de son ego. En considérant le pourcentage considérable des budgets publicitaires dans les bilans globaux, il faut croire que cela fonctionne.

Le client lambda

Le consommateur final que nous sommes aura beaucoup de mal pour comprendre la réalité de l'offre et devra se fixer un budget acceptable en fonction du service espéré.
Consultez un maximum de sources indépendantes avant de décider.

 

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Utopies publicitaires et réalités du moment

 

WAP, GPRS, UMTS, UMT, 3G+,..., chaque nouveau sigle balaie le précédent et nous fait des promesses d'un univers futur permettant l'Internet mobile.
Mais depuis 2007 l'Internet portable devient devient possible en pratique.

 

La portée du GSM en mer

Le réseau GSM dispose de cellules couvertes par des antennes très soigneusement orientées pour cibler des zones à très forte densité de trafic. Le champ n’est jamais gaspillé car l’implantation des antennes est très onéreuse. Un opérateur n’a aucun intérêt d’arroser des zones peu dense comme la frange littorale.
Il ne faut donc pas espérer des communications hors proximité du rivage et d’un site urbanisé.
Il existe toutefois quelques zones couvertes soit par des lobes secondaires soit délibérément dans les cas de couloirs à forte navigation donnant une portée de plus de 10 milles, à la limite de visibilité de la côte.

 

La liaison satellite

Elle existe en pratique depuis le début du siècle, mais les tarifs ne sont pas encore démocratiques.
Il faut une installation lourde à bord, avec parabole radomée et dispositif de stabilisation gyroscopique. Sur un grand bateau se course autour du monde ou sur un bateau de plaisance de plus de cent pieds, cela est installé d’office, mais sur un petit bateau ce n’est pas raisonnable.

 

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Où va le GSM ?

Le temps du téléphone vendu pour téléphoner est depuis longtemps dépassé.
Le téléphone est maintenant avant tout un objet de mode et doit donc se singulariser ciblant plusieurs clientèles, en particulier les plus jeunes qui veulent un objet ludique.

Il reste un grand nombre de cibles, par exemple :

Les BoBo qui cherchent à étaler leur réussite financière par leur modèle reconnu comme très cher, assorti à la Porsche.

Une catégorie de niche, petite part du marché mais restant à conquérir, les vieux. Ce sera un modèle complètement à contre courant, ultra simplifié, grosse touches et gros caractères sur l'afficheur, son puissant, orienté vers une seule fonction incroyable car oubliée, téléphoner simplement !
Le marketing est coincé sur la publicité de ce dernier car il est impossible de faire une campagne sur le thème "vous n'y voyez plus rien, vos mains tremblent, vous êtes sourd, nous avons le produit pour vous… "
Il commence à exister quelques modèles intelligents, avec grosses touches et caractères de grande taille sur l’afficheur, sans les gadgets imbéciles et inutiles, mais la vente est confidentielle. Les Anglais ont été les premiers (2005)  à sortir ces produits qui ont et un grand succès chez les retraités.

Dans tous les cas, l'aspect technologique ne doit pas apparaître, les jargons trop techniques disparaissant, le consommateur n'y comprend rien, les technologies sont intégrées mais il faut des mots simples et ronflants pour en parler, pas de la technologie.
Les termes bidons passent bien, une "coque flashée à l'oxyde de titanium à hyper résilience, très tendance " ou autre association de termes creux inventés pour l'occasion ne veut strictement rien dire mais fait vendre alors que la sensibilité en dBm n'intéresse personne.

L'effort maximum sera fait vers les jeunes gros demandeurs de gadgets pour épater les copains. Il n'est pas très compliqué de les satisfaire par du visuel, coques interchangeables, clignotements, écran couleur avec logos publicitaires, musiques MP3, photo et vidéo, petits jeux de console médiocre en java et facilitation des sms phonétiques. Cela c'est déjà fait, mais il reste des voies à explorer.

L'appareil photo et vidéo est incontournable. La qualité des images est lamentable, celle du film pire, mais cela n'a aucune importance, l'essentiel est de communiquer l'image. Ce sera donc un standard.

Le GPS avec traceur de route va rentrer prochainement, mais il intéresse moins les jeunes et s'adresse plus aux urbains actifs. Il sera plus utilisable sur un PDA avec gros afficheur pour la cartographe (marché en forte croissance) que sur un téléphone.
La tendance d'intégrer un PDA dans le GSM restera limitée à cause de la taille forcément très limitée du clavier et de l'afficheur. Les deux lignes de produits évolueront en communiquant (par Wi-Fi et Bluetooth), mais séparément.

Le téléviseur proposé dans le téléphone, à l'image médiocre arrive peu à peu.
Beaucoup de gens réfléchissent pour imposer de l'inutile dans les futurs matériels, il faut renouveler l'intérêt en permanence et sortir de nouveaux designs.

 

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Le courriel en BLU décamétrique

Il existe une autre forme d'Internet mobile pour les bateaux équipés d'un émetteur récepteur BLU. En ajoutant un modem et en prenant un abonnement particulier, cela est possible dans certaines conditions, mais uniquement en débit lent pour le courriel, avec l'avantage d'être actif 24h/24. L'arrivée d'un courriel est signalée par le clignotement d'une led sur le boîtier. La situation actuelle est décrite dans cette page :
Chaîne de réception décamétrique
et la page détaillée sur le très intéressant système Sailmail

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Communication aux Antilles

Cela ne concerne que les côtes Françaises. Dans les îles caraïbes, cette situation ne s'applique évidement pas. Vous trouverez les détails sur les liaisons téléphoniques et l'Internet dans l'arc antillais ici :

Annexes techniques Itzamma

 

Skywave, Internet satellite en VHF

Un nouveau système original permet de disposer d’un Internet assez rapide pour un prix acceptable.
Skywave utilise un chapelet de satellites en orbite basse utilisant les VHF. Une simple antenne fouet est nécessaire, elle évite d’avoir recours à une onéreuse antenne asservie sous radôme. Le matériel est très simplifié. Les algorithmes efficaces exploitent 3 niveaux de compression afin d’obtenir le meilleur débit possible pour une bande spectrale étroite.
Skywave est bien diffusé sur les Antilles, les utilisateurs en sont contents.

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Points d’accès Wi-Fi ou « hotspots »

 

 La solution GSM 3G+ en zons côtières françaises

Il faut évidement être dans une zone couverte par la téléphonie GSM de son opérateur national pour se connecter, le baroudeur trouvera beaucoup de zones d’ombre, il faut considérer cet inconvénient.
Suivant la formule choisie, les prix mensuels sont de 30 pour un petit usage à 70 € pour un pseudo illimité.
L’investissement initial de la clef est négligeable. La consommation électrique est la plus faible possible.
Attention, cette solution n’est valable que pour la France. Il faudra faire très attention à proximité et hors des frontières, si l’on bascule sur un opérateur étranger, les prix de la communication explosent, cela n’est pas compris dans le forfait même illimité.

Les points d’accès Wi-Fi ou « hotspots » se développent rapidement dans les mouillages fréquentés. La liaison est parfois gratuite (mais c’est rare), le plus souvent il faut s’abonner pour un jour ou plus. Le Wi-Max offre des portées plus grandes, les couvertures sont de quelques kilomètres.
La liaison à bord évite d’aller au cybercafé et il est bien plus agréable se surfer depuis sa table à carte avec son matériel.
Les prix sont très variables, gratuit à Horta aux Acores, c’est un Euro par jour pour du gros débit illimité à Kemer en Turquie, mais c’est beaucoup plus cher aux Antilles. Les marinas françaises s'équipent mollement.
Si c’est votre première visite, vous accéderez à la page d’abonnement pour un jour, une semaine ou un mois. Le paiement se fait par carte via une connexion sécurisée, vous êtes activés immédiatement.

Quel matériel adopter ?

L’idée basique est évidement d’utiliser son PC portable ou PDA équipé de WiFi pour se connecter. Ce n’est pas l’idéal car la borne peut être à quelques centaines de mètres et la faible puissance dans la petite antenne incorporée dans le corps du PC  risque de rendre la connexion laborieuse ou impossible depuis l’intérieur du bateau.
Il est  impossible de déporter l’antenne sur le roof pour deux raisons :


1) Les pertes dans les coaxiaux sont fortes à 2.4 GHz, un câble faible perte de quelques mètres de gros diamètre ne peut s’installer sur un voilier. La seule possibilité est que le bloc émission/réception soit directement au contact des antennes.

2) Il n’y a jamais de prise antenne disponible sur les portables

Il faut donc contourner astucieusement ce problème en désactivant la carte WiFi interne et en utilisant une interface WiFi externe avec une bonne antenne.
Cela offre un double avantage.

1) Utilisation possible d’un câble réseau très long et fin, facile à installer entre le PC et l’extérieur.

2) Raccordement d’une bonne antenne directement sur le module WiFi en réduisant les pertes SHF au minimum.

Pour le bloc externe, deux solutions sont possibles :

1) Solution la moins bonne : Installer un routeur WiFi que l’on posera sur le roof, bien dégagé à l’escale, avec un câble Ethernet (qui peut avoir quelques dizaines de mètres de long !) et l’alimentation passant par un hublot. Cela fonctionne bien, avec le routeur dans un sac plastique pour le protéger et l’envoyer à quelques mètres en l’air avec une drisse. Les antennes lambda/4 sont assez médiocres, il faut trouver mieux.
ADSL, routeur Linksys WRT54g

2 ) La meilleure solution : Utiliser une clef USB WiFi  avec prise antenne. On peut soit acheter au prix fort une clef avec prise antenne installée et livrée avec câble tout prêt, soit pour les bricoleurs choisir un modèle commun, découper le capot et souder directement un petit coaxial sur le circuit imprimé. Cela se fait facilement.  Au bout de ce câble d’une dizaine de centimètres, câbler une antenne 2.4 GHz, soit type boite de conserve, soit Yagi tôle. La clef serra collée contre l’antenne et protégée des intempéries.
La réalisation est très économique et l’installation  performante avec l’antenne directive et grand gain. Il faudra chercher la direction de la borne WiFi en faisant tourner l’aérien au bout d’une gaffe.
Cela permet de passer d’un signal trop faible pour connecter à un signal fort parfaitement exploitable.
Antenne boite de conserve (can antenna)
USB_antenne

 

Pirater les WiFi protégés ?

Il existe un nouveau sport très actif, vous trouverez de très nombreux liens et cherchant dans votre moteur « war driving ».
Cela consiste à repérer en mobile (jamais de chez soi, c’est trop dangereux) des WiFi sécurisés. Il faut pour cela une bonne antenne extérieure mais assez discrète, et les logiciels qui vont bien.
Une fois la cible choisie, il faut se garer dans un endroit calme et lancer les outils sur le PC portable pour casser les clefs. Cela ce fait très facilement et rapidement. Ensuite le réseau qui se croyait sécurisé s’ouvre totalement et tout est possible.
Mais je n’en dirai pas plus car il y a un bémol à ces pratiques, c’est totalement illégal et passible de lourdes sanctions. Cela équivaut à rentrer dans une banque pour fracturer les coffres.
Oubliez donc ces pratiques délictueuses pour rechercher d’autres moyens.

 

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Conclusion

 

Quand j'ai commencé cette page en 1999, il était impossible d'utiliser l'Internet en portable.
Mais alors, Internet mobile, en vrai, ce sera pour quand ?
La situation s'est améliorée et cela est maintenant relativement raisonnable.
J'ai supprimé de cette page toute la partie historique de l'évolution par paliers des offres mobiles.

La situation en 2008

Les clefs 3G+ commencent à fournir une solution acceptable. Il devient possible, en plus de la simple consultation du mail, de surfer sur le Net à quelques centaines de kbps descendants, le quart en montant. Cela devient très acceptable pour les applications mobiles. Il n'est évidement pas question de charger des films, ou de faire de la vidéoconférence, mais de consulter 'légèrement" le WEB.
La baisse des prix ne sera que très lente, les trois opérateurs ne jouant absolument pas la concurrence, mais en gros :
Un forfait Internet vraiment illimité est vers 70 € par mois (engagement 24 mois).
Si l’on se contente des soirs et week-ends, le tarif est de moitié.

J'ai pour ma part choisi la formule ajustable à paliers variables suivant la consommation mensuelle, 50 Mo en hiver quand on ne l'utilise pas et  250 / 500 Mo / 1 Go par mois, en déplacement.

 

 

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Liens

Les offres des opérateurs Français en 3G, signaux de fumée, télépathie

Lisez bien les détails des offres sans espérer le miracle, faites très attention aux promesses fallacieuses des propositions confuses, les opérateurs ce ne sont pas des mécènes.
Il sera toujours difficile de connaitre la performance et le coût réel de sa liaison avant d’avoir souscrit.

 

Pas de liens à maintenir

© Christian Couderc 1999-2007     Toute reproduction interdite sans mon autorisation

Merci aux journalistes qui pillent sans vergogne mon site,
d’avoir au moins la courtoisie de citer leurs sources…

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