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| Introduction |
Maj : 07/10/02
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Le four à micro-ondes est une application marginale des études
sur le radar, qui ont montré que des ondes hyperfréquences, vers
2 GHz, échauffaient aussi les liquides placés dans le champ.
La production de masse des magnétrons a débouché sur les
applications domestiques de la cuisson par micro ondes. Ce matériel est
tellement entré dans les moeurs qu’il a sa place maintenant dans
les bateaux de croisière. La consommation est toutefois très élevée,
cela passe totalement inaperçu dans la cuisine qui dispose d’une
inépuisable énergie nucléaire, mais cela est beaucoup plus
compliqué à partir d’une misérable batterie. Il faudra
réfléchir avant d’inviter ce vorace à notre bord.
Nous n’aborderons ici aucun des problèmes liés aux risques
des micro ondes, fours ou téléphones, ni de la théorie
des micro ondes, abondamment traitée sur le Net, l’approche sera
purement énergétique.
Nous allons donc parler des différentes puissances du four, car cela
demande quelques approfondissements.
Sur un four à micro-ondes une puissance est indiquée sur l’étiquette.
Il s’agit d’une puissance commerciale.
Avec toutefois moins d’inflation farfelue que pour les watts audio, la
puissance réelle dépend des marques.
Un seul type de magnétron + alimentation peut être utilisé
pour équiper une gamme de produits vendus sous différentes marques,
qui seront marqués à des puissances commerciales très différentes
des puissances restituées. Les bas de gammes gonflent les puissances.
Il faudra faire une mesure simple pour connaître la vraie puissance restituée.
La manipulation pour calculer la puissance réelle est facile par une banale comparaison calorimétrique.
Installez un bol avec un litre d’eau à température ambiante.
Mesurez la température de départ. Lancer le four pendant une minute
en puissance maximum. Mesurez l’augmentation de température.
Exemple passage de 22°C à 38°C, soit un gain
de 16°C en une minute.
Les esprits empiriques voudront une approche physique avant l’approche théorique.
Reprenez le même bol avec la même quantité d’eau.
Utilisez une résistance chauffe-liquide (accessoire camping) dont vous
aurez mesuré auparavent la puissance.
Exemple résistance marquée 150 W, testée sous 215 V à
la prise (pertes dans la rallonge en fil fin) à 0.6 A, soit :
Puissance réelle = P=VI = 215 * 0.6 = 129 W
Pour diminuer les pertes et augmenter la précision il est préférable
d’isoler un peu le bol et mettre un couvercle.
Brancher et chronométrer pour mesurer le temps nécessaire pour
obtenir le même écart de température.
Supposons que vous trouviez 8 minutes 20 secondes.
La puissance restituée par votre micro-onde (marqué
1000 W) sera donc 129 * 8.336 = 1075 watts.
Puissance restituée 1075 watts.
C’est un très bon résultat, supérieur à la valeur commerciale
Nous allons faire une estimation des valeurs calorimétriques de l'exemple précedent pour s'assurer que nos mesures ne sont pas stupides.
Par définition, la calorie est la quantité
d'énergie nécessaire pour élever la température
d'un gramme d'eau de 14.5 °C à 15.5°C.
Nous ferons l'approximation que cela s'applique sur notre plage de températures.
La quantité de chaleur nécessaire pour élever un
litre d'eau de 16 °C sera donc de l'ordre de 16
kcalories.
1 calorie = 4.18 joules. Nous avons donc fourni une
énergie 16 * 1000 * 4.18 = 67 kjoules.
L'énergie est le produit de la puissance par le temps E = P * t . Dans
notre exemple, 67 kjoules en 60 secondes.
La puissance équivalente est donc de 67/60 soit environ
1100 watts.
Les erreurs de mesures et approximations cumulées donnent une erreur
inférieure à 10% (y compris l'énergie absorbée par
le récipient).
Cela peut paraître extraordinaire, la puissance réelle mesurée est supérieure à celle indiquée par le constructeur. Cela provient de diverses causes :
La précision des ces mesures rustiques mesures n’est que de quelques %
La puissance est donnée à 220 V, mais la tension EDF actuelle s’établit à 230 V
Le four testé est un haut de gamme, certains bas de gammes marqués aussi 1 kW sortent moitié moins...
Puissance absorbée en 220 volts
Si vous devez utiliser le four en basse tension au travers d’un convertisseur,
il est impératif de connaître la puissance consommée, qui
est la puissance restituée divisée par le rendement. Le moteur
et l’ampoule ont une puissance négligeable.
La déception va être grande quand vous mesurerez le courant consommé
réellement.
Pour un 1000 W commerciaux, la consommation sera de l’ordre de 8 A en
220 V, soit une puissance consommée de 220*8 = 1760 W.
Puissance consommée en 220 volts, 8 ampères = 1760 watts.
Le rendement réel semble donc très médiocre, 1075/1760 = 70 %, mais c’est une valeur normale.
Nous ne sommes pas au bout de nos peines car nous voulons alimenter le four
en basse tension. Il faudra donc choisir un gros convertisseur, mais les puissances
indiquées sont toujours optimistes un 2 kWatts sera donc à peine
suffisant.
Par simplification, il sera question de puissances en "VA " (= volt
* ampères) ou "W " (= watt), il s'agit de la mème chose.
Les meilleurs convertisseurs ont un rendement de 80 %, la consommation en
12 V sera donc de 1760 / 0.8 = 2200 W donc un courant de l’ordre de 200
ampères sous 12 volts, avec les pertes dans les câbles (il reste
moins aux bornes !).
Cette puissance est de l’ordre de celle du démarreur, elle est
donc énorme, cela a diverses conséquences.
Il faut évidemment monter le convertisseur au plus près de la batterie, avec de gros fils comme pour le démarreur, les plus courts possibles, avec de bonnes cosses bien soudées (voir la page détaillée). Il est simple de transporter 8 A sous 220 V pendant
quelques mètres, Une page est dédiée
aux convertisseurs basse tension vers 220 V alternatif Elle détaille des problèmes d’installation et les spécificités de ces gros et onéreux matériels. |
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Puissance consommée en 12 volts, 200 ampères = 2200 watts.
Utiliser un four spécial 12 ou 24 V
Il existe un créneau marketing ciblant les utilisateurs naïfs
qui auraient peur de monter un « accessoire compliqué » (le
convertisseur), et qui seront fascinés par la simplicité d’un
four magique « prêt à brancher ».
Il n’y a évidemment aucune magie, c’est un matériel
très ordinaire qui combine four+convertisseur, mais beaucoup plus cher
que les mêmes éléments séparés.
| Si le convertisseur est solidaire du four, il faudra donc
tirer un énorme câblage à deux fils avec beaucoup de
pertes. La seule différence sera que ce matériel est fourni avec un interrupteur commandant le relais puissance, mais c’est bien cher payer pour un gadget. Pour des questions de prix de revient, le convertisseur est souvent sous dimensionné, le magnétron sous alimenté ne travaille pas à sa puissance nominale. Le coupe-batterie sur convertisseur séparé sera bien plus rationnel avec un four grand public, le prix de l’ensemble sera inférieur au kit. |
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Si vous avez acheté un convertisseur sous dimensionné pour votre
four, il ne faut pas s’imaginer qu’en choisissant un réglage
à puissance plus faible, le problème sera résolu.
La puissance dépend du magnétron qui ne fonctionne qu’à
un seul régime. Pour réduire la puissance, le magnétron
est simplement alimenté en cycles avec des repos, cela ne résoudra
donc pas le problème du convertisseur trop faible.
Il sera alors préférable de se rabattre sur un modèle de
four moins puissant, mais attention de ne pas tomber dans les bas de gammes.
Dans le budget global, le four coûte dix fois moins cher que le convertisseur !
Une page est dédiée
aux convertisseurs basse tension vers 220 V alternatif ![]()
Les liens convertisseurs, charge, batteries sont en page
liens énergie ![]()
Fours
Vulgarisation : globetrotter.net/expo-science
Généralités : scio.free.fr/ondes
Détails : lpm.u-nancy.fr/webperso/mangin.p
Microwave Oven Parts and Supplies : vs01.tvsecure.com/~vs0111a/microwaves
Microwave Experiments : hochwald.tripod.com/microwave
Calorimétrie
Chaleur et calorimètrie : univ-nancy2.fr/Amphis/pdf
Thermodynamique chimique : chm.ulaval.ca/~chm10099
Liens vérifiés le 06/10/02
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