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Compléments techniques sur Itzamma et la navigation dans les Antilles |
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Micro météo Antilles |
Maj : 15/01/06
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Retour à la page principale Itzamma a été vendu |
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La belle saison qui correspond à l'idée idyllique et aux cartes
postales s'étend d'octobre à mai. Après, commence la saison
des pluies et celle des cyclones. Notre été, qui est évidement
le même aux Antilles, s'appelle ici l'hivernage car il correspond à
la mauvaise saison.
Il est plus raisonnable alors de se trouver très bas en latitude, le
trajet habituel de ces terribles évènements climatiques est plus
au nord.
Pendant la belle saison l'alizé est un vent constant et musclé,
orienté globalement Est en conditions normales. Les évènements
météorologiques fâcheux sont rares en belle saison.
Il existe plusieurs stades dans la détérioration météo,
dans l'ordre :
° Onde tropicale °° Dépression °°° Tempête °°°° Cyclone
Un suivi des bulletins est indispensable afin d'éviter les mauvaises surprises rares en haute saison mais à redouter ensuite.
Un bon bateau et un bon skipper connaissant la zone évitent bien des
désillusions.
Tous les matins, les francophones se retrouvent à l'écoute d'un
bulletin météo animé par Maurice en BLU sur 6.945 MHz (soit
13 h Françaises avec le décalage de 8h)
Le téléphone dans les Caraïbes
Pour téléphoner et être joint sur le bateau en navigation,
qui se fait le plus souvent sous le vent des îles ou dans les canaux,
il faut disposer à bord d'au moins deux systèmes incompatibles.
Sur les îles françaises, Guadeloupe et Martinique, un GSM classique
avec un abonnement français et l'extension proposée par l'un des
trois opérateurs.
Pour le reste des îles anglaises, il faut un cellular à la norme
US TDMA, qui n'utilise pas de carte Pin.
Il possède trois mémoires de numéros correspondant à
divers abonnements possibles.
Lors de l'abonnement, le numéro est rentré au clavier par l'opérateur.
La situation s'est simplifié car il n'y a plus maintenant qu'un seul
opérateur téléphonique pour les Caraïbes anglaises
qui a absorbé tous ses concurrents.
Vous trouvez des bureaux de "Cable & Wireless " dans tous les ports
importants où peut se faire la clearance..
L'activation du téléphone est instantanée
L'abonnement est de $18.60, les communications émises à $3.12
la minute indivisible et reçues à $0.79, l'appelant (de France
par exemple) étant aussi évidement facturé comme pour une
communication internationale surtaxée. (Ces prix sont hors taxe, juillet
2002).
Les téléphones
"cellular "
Serra t’il possible d’utiliser son téléphone européen
habituel pendant un séjour occasionnel aux US et Caraïbes ?
Le réseau des Caraïbes est à la norme US dans les îles
de langue anglaise. Il y a deux réseaux aux US, le CDMA 800 (réseau
analogique) et le TDMA (PCS 1900). Un tribande européen permet le roaming
sur le TDMA, avec la bonne extension de son abonnement, mais évidemment
pas le CDMA.
Un bibande ne fonctionne pas.
Il existe des possibilités de location et d’abonnement pour des
courtes périodes, l’inconvénient étant qu’il
faudra communiquer votre numéro US provisoire à tous vos correspondants.
Dans les îles françaises, Saint Martin, Guadeloupe, Martinique,
les téléphones français fonctionnent, mais avec l’extension
d’abonnement.
Il existe dans tous les mouillages importants des postes Internet à
disposition des plaisanciers..
Les débits sont très variables, moins de 20 kb/s à Sint
Maarten (zone hollandaise), l'ADSL à Ste Lucie. En Guadeloupe et Martinique
c'est le désert, il n'y a que quels bornes Wanadoo qui dévorent
furieusement les Télécartes.
Les tarifs sont toujours beaucoup plus élevés qu'en France, de
l'ordre de quelques dizaines de dollars US l'heure.
La consultation des mails n'est souvent pas possible en html, il est donc impératif
d'écrire des messages toujours en texte brut. Le retour sera sans accent,
clavier qwerty oblige. Sur Itzamma, sauf mouillages dans des endroits déserts,
le mail est consulté une ou deux fois par semaine.
Itzamma possède une liaison décamétrique permettent de lire et d'envoyer les mails en navigation.
Une page détaille le fonctionnement
de Sailmail : ![]()
La couverture radio est très bonne sur les Antilles et le Pacifique,
le système est fiable. L'abonnement offre un forfait, bien adapté
à nos besoins. Le débit du système n'est pas assez rapide
pour permettre de surfer sur l'Internet, seul le mail en texte simple st possible.
Sous les tropiques, aucun système ne permet évidement de faire
de l'Internet à bord à coûts acceptables.
L'adresse du bateau n'est pas communiquée dans cette page pour éviter quelle soit capturée par les robots de spam qui satureraient ensuite la boîte de publicités imbéciles.
La liaison satellite par Immarsat marche bien sur le bateau, mais il ne faut pas en abuser à cause du poids de la facture.
Les variantes d'Immarsat sont d'excellentes solutions techniquement parlant, proposant même des débits rapides, mais le prix prohibitif des communications ne les met pas à la portée de tout le monde.
Tarif Inmarsat-C :
Les messages sont facturés au bateau
Un courriel est taxé 0.16€ les 256 bits, soit avec l'handshake
environ 25 caractères donc 3 ou 4 mots (un tiers de ligne).
Tout et compté, les espaces, les retours chariot...
Il faut ajouter à cela l'accusé de réception taxé
à l'identique.
La liaison téléphonique par Iridium fonctionne bien. Comme pour Immarsat, le poids des factures limite son utilisation aux cas d'urgence absolue.
Tarifs vocaux Iridium :
$9 par minute pour celui qui appelle
$1.5 appel minute pour celui qui reçoit,
plus évidemment les surtaxes de les opérateurs, en particulier
si appel depuis un gsm.
Itzamma est équipé d'un gros désalinisateur. Le système
est très efficace mais à un gros défaut, il est utilisable
uniquement au mouillage, car en route la cavitation à la prise d'eau
de mer provoque des entrées d'air au niveau de la pompe primaire ce qui
génère des à coups qui détruisent rapidement les
filtres.
Pour ces bateaux très rapides, il existerait bien une solution, mais
elle est assez complexe car le volume d'eau pompé est très important,
plus de 90% de l'eau étant rejetée à la mer.
Il faudrait installer un réservoir d'eau de mer en tampon en entrée,
alimenté par une grosse pompe pour dégazer l'eau entrante, cela
est plus facile à dire qu'à faire en pratique.
En attendant, la production d'eau, la recharge batteries et le frigoboat se
font par un petit coup de moteur matin et soir au mouillage.
L'aérogénérateur travaille vaillamment (mais bruyamment)
et sort en moyenne une dizaine d'ampères permanents en 24 V avec les
vents normaux de 20 noeuds.
La consommation du bord est assez importante, avec le gros congélateur,
le frigo, les deux onduleurs 220V, le Standard -C...
Les deux PC portables, un pour la navigation, l'autre pour la gestion et les loisirs (lecture DVD...) ont une consommation négligeable.
Itzamma est le prototype d'une nouvelle série de catamarans.
Il a été construit à la perfection et les résultats
sur l'eau ont dépassé les espérances.
Le bateau est extrêmement rapide et agréable et surclasse en vitesse
la grande majorité de tout ce qui navigue dans les Antilles. La poutre
monobloc relie les deux coques avant, comme sur les machines de course, cela
n'a évidement rien à voir avec le morceau de tube alu approximatif
à la fixation improbable qui équipe les bateaux de série.
Itzamma intrigue beaucoup dans les mouillages et ceux qui se sont fait passer
lors d'une étape veulent absolument visiter l'engin pour essayer de comprendre.
En conditions normales il tient un bon dix nuds au près, et en
le débridant le speedo dépasse les vingt nuds en douceur,
ensuite il continue d'accélérer mais il faut bien s'accrocher...
Le bateau glisse sans à-coups, rien ne bouge à bord et une bouteille
posée sur la table du carré tombe rarement sauf dans des conditions
très musclées. Pour des habitués des monocoques de course
et de croisière, cela est très perturbant, tous les repères
sont perdus, aller si vite avec une telle facilité est vraiment déroutant.
Ceux qui ont envie de se lancer dans le catamaran et qui sont venus naviguer
quinze jours ont été conquis, les questions fusent sur les détails
de la construction...
Cet engouement a créé le besoin de faire une production en série
beaucoup moins onéreuse que celle d'un prototype au carbone omniprésent.
Un numéro deux a été construit et a servi de moule pour
la production du Brazapi 50.
Le chantier belge Brazapi maîtrise la
technique d'infusion. Cela est totalement hors de portée d'un amateur
et nécessite une grande technicité.
Les tissus secs sont disposés sur un moule mâle, nacelle et coques
en une seule fois.
La préparation demande une semaine. Ces tissus sont recouverts par une
jupe étanche, un vide est crée progressivement compensé
par une aspiration de résine.
Il est évident que cela demande un tour de main extraordinaire. En une
journée tout est terminé, le bateau est démoulé
prêt à recevoir renforts et aménagements. L'ensemble roof
et pont est construit de la même manière puis assemblé aux
coques.
Cette technique est parfaite et permet d'obtenir un prix de production acceptable
pour un bateau de série exceptionnel.
Le reste de la construction du gréement carbone, mât aile et bôme,
le gréement tout textile ne peut évidement pas être industrialisé
et reste complexe et onéreuse.
Le bateau est disponible à tous les stades ; beaucoup de clients achètent
coque et pont finis plus le gréement et se réservent les aménagements.
Pour la construction de tout bateau, il faut considérer que l'ensemble
coque+pont fini représente 35% du prix final du bateau.
Dans cette phase, les erreurs sont irréversibles, il faudra faire les
bons choix.
Le mât aile tournant, la bôme, le gréement textile, sont aussi
des postes importants.

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