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Dispositif de sécurité
homme à la mer
Page 2 : Suite, aide à la remontée de l'homme à la mer |
Préambule à cette deuxième page
Dans la première page, je parle de technologies réalistes
que je maîtrise :
L'électronique de déclenchement de l'alarme qui peut être
très fiable.
Le système
expert agissant sur la barre, il fait ce qu'il peut.
Dans cette deuxième page je suis totalement en "Terra
incognita ", je n'ai aucun recul sur les systèmes mécaniques
exposés, il faut les considérer comme des pistes à explorer,
et non comme des techniques éprouvées. Certains systèmes
ne sont pas du tout réalistes, une complication excessive diminue la
fiabilité. Toutes les informations nouvelles sur ces aides, idées
ou réalisations testées, seront rajoutées quand j'en aurai
connaissance.
Nous allons envisager dans cette page les dispositifs annexes qui pourraient tenter de sauver l'homme tombé à la mer.
L'alarme s'est déclenchée, le pilote a bloqué
la barre toute, et maintenant que faire ?
Nous allons envisager plusieurs systèmes indépendants
et complémentaires :
Le bout passif traîné en permanence, il a de gros défauts mais
ne demande aucun dispositif particulier.
Le bout tournant, plus complexe mais plus performant car il ramène le
naufragé au tableau arrière.
Le largage de l'échelle de bain
Le déclenchement de balises de détresse
Le largage de l'écoute de grand voile, moyennement fiable et relativement efficace.
Les coupe écoutes à fiabilité douteuse
Le largage
du canot de survie (?) ...
Le simple bout traîné est constitué par une ligne de 100 mètres de Nylon flottant, de diamètre 10 mm terminée par un flotteur (une petite défense fait fort bien l'affaire). Il est traîné en permanence au large puis rangé dans un filet ou sur un tambour dans les zones fréquentées. S'il est plus court, il est moins efficace, si le diamètre est plus gros, la prise est bien meilleure mais il freine encore plus le bateau. Cet effet d'ancre flottante permanente est un lourd défaut, à 6 nuds, une telle ligne accrochée à un dynamomètre montrera une traction de plus de 100 kgf, vous ne la remonterez pas à la main
L'autre inconvénient majeur du bout traîné, quand la barre est bloquée toute, est que le bateau décrivant des cercles en dérivant sous le vent enroule le traînard autour de la quille, c'est catastrophique.
J'ai entendu parler d'un système de treuil automatique, déclenché par traction du naufragé sur un bout traînant derrière le bateau (système présenté en France au concours Lépine ?). Je n'ai aucune information sur ce système, écrivez-moi si vous en savez plus.
Un dispositif (jamais testé encore, pyrotechnique ou gonflement d'une vessie d'extraction ?), largue une ancre flottante reliée à une ligne comme décrite précédemment, avec feu et phoscar à l'extrémité.
Ce système évite le frein permanent en route normale, mais a les mêmes défauts
L'idée suivante me semble originale, je n'ai pas connaissance de travaux sur le sujet. J'avais envisagé un système qui pourrait fonctionner mais qui demanderait une longue mise au point.
A première vue il semble un peu complexe et farfelu mais mérite une réflexion.
Le principe est de remplacer le traînard simple par une
boucle. C'est un bout de 100 mètres ou plus, épissé sans
sur épaisseur, pour faire une boucle continue entraînée
en rotation par un tambour électrique.
Il y a un coté de la boucle qui rapproche du bateau, si l'accrochage
a été fait du mauvais côté, il suffit d'attendre
le passage au point le plus éloigné.
Modification du tableau
Il est délicat est de faire deux trous sur le tableau arrière pour le passage de la ligne en boucle, il peut être préférable d'installer un dispositif dans une poutre creuse externe, posée sur le tableau et fixée aux taquets.
La ligne fermée a moins de propension que le bout unique à s’enrouler autour de la quille et dans l’hélice.
En position repos, le bout est tendu entre les deux sorties, la longueur de
100 mètres est rangée en partie dans un sac sur le balcon arrière,
en partie dans le coffre arrière.
Lors du déclenchement, un sac gonflable fait éclater le sac et
tomber le ligne à la mer qui forme rapidement une boucle en se comportant
en ancre flottante.
Les retenues sont en fil à casser (comme pour les parachutes) et libèrent
toute la ligne lors de la mise en tension qui est très forte.
Après détection de la tension dans la partie interne du filin
(déclenchement par arrachement d'une butée dans le coffre arrière)
le tambour démarre, en mettant la boucle en rotation continue.
Voici une représentation sommaire du système
possible imaginé (je n'ai pas dit une vue d'artiste...).
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Le croquis montre le dispositif armé.
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Après déclenchement : Le sac a explosé
grâce à une vessie gonflable, la ligne est tombée
à la mer et la boucle s'est formée. Dans le coffre arrière,
vous voyez par transparence la poulie de renvoi et le tambour motorisé
avec galet presseur pour maintenir 3 tours en prise sur la poupée. |
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Un électroaimant étanche monté sur crochet d'ouverture pélican qui largue l'échelle de bain semble peu réaliste. Si le bateau le permet, ce dispositif peut être beaucoup amélioré par un largage manuel simple et bien pensé, en laissant traîner en permanence un bout de quelques mètres avec poignée. De toutes façons, ce système n'a d'intérêt que si le naufragé a rejoint le tableau arrière, il faut s'assurer de ne pas l'assommer en larguant l'échelle. Il faut toujours préférer la solution mécanique la plus rustique.
L'échelle et la ligne flottante sont indispensables pour espérer avoir une petite chance de remonter à bord.
Il est possible de concevoir un moyen pour arrêter bien plus efficacement le bateau en larguant aussi les écoutes. Cela pourrait être fait en installant des systèmes pyrotechniques de coupe écoutes entre poulie de renvoi et chariot d'écoute de génois et sur l'écoute de grand voile. Ces systèmes pyrotechniques sont toutefois très risqués car destructeurs, leur test est impossible en croisière, ils sont très gênants en cas de déclenchement intempestif.
Le cas insoluble du génois
Il est complexe sinon irréaliste de concevoir une guillotine pour écoutes de génois. Cela est ennuyeux, car si l'on arrivait à larguer le point d'écoute de génois, le bateau tournant sur lui-même enroulerait automatiquement le génois sur l'enrouleur bloqué Il est peu réaliste de passer l'écoute en double dans l'oeillet et de larguer les brins morts depuis un point fixe comme pour la grand voile (ce qui rendrait le chariot inutilisable ?), car le violent faseyement enroulerait les brins morts de l'écoule sur les brins actifs. Coté winch self-tailing et taquet, c'est encore moins possible. Je pense que ce système n'est pas vraiment réalisable.
Le cas simple de la grand voile
C'est beaucoup plus simple pour la voile, car il est possible
de renvoyer le brin mort (au pied du mât via une poulie sous le vit de
mulet
) et d'ouvrir un coinceur à boulon explosif électrique
(très classique et parfaitement fiable) ou à came motorisée
maintenant parfaitement un brin lisse sans oeil. L'écoute filera toute
seule dans le palan. Les déclencheurs de largage de bombes sont un exemple
parfait d'efficacité de ce système. J'ai fait une page en "Divers "sur les fils en matériaux à mémoire de forme, c'est une
bonne application. Il n'est pas certain que ce système soit une panacée,
mais il a l'avantage d'être facile et fiable, ses résultats sont
à discuter.
Remarque : La voile conserverait sa force propulsive seulement vent arrière.
Le frein de bôme, qui est une très bonne sécurité
en navigation normale, est vital dans le cas de la barre bloquée, pour
que l'empannage ne soit pas destructeur.
Le largage insoluble de la drisse de voile
Il n'est pas question du génois, car avec un enrouleur,
c'est impossible.
Un coinceur largable sur la drisse de voile ne servirait pas à grand
chose, la voile n'ayant pas tendance à se ranger seule dans les lazzy
jacks sans aide manuelle, elle resterait toujours propulsive. Cette idée
est à oublier.
Le cas idéal des enrouleurs motorisés
Certains gros et beaux bateaux ont une commande électrique ou hydraulique d'enrouleurs de toutes les voiles, gérant aussi la tension des écoutes. C'est magique est, dans ce cas bien sur, tous les problèmes sont résolus par un simple relais
Déclenchement de balise de détresse
Si la sirène d'alarme est activée sans coupure pendant
plus de 30 minutes, il est alors très peu probable que le naufragé
garde une chance de remonter à bord. Un contact auxiliaire temporisé
peut alors enclencher une balise automatique sur le bateau, c'est le tout dernier
recours. La mise en oeuvre pratique est évidement très simple.
Une balise Immarsat est un équipement de sécurité haut de gamme, mais onéreux
à 2000 €. Le problème est que les secours retrouveront probablement le
bateau après quelques jours, mais ne naufragé sera très loin derrière ! Le complément
idéal à tous les dispositifs décrits est évidemment la balise individuelle de
repérage. Si tout s'est mal passé, par un malencontreux concours de circonstances,
le naufragé se retrouve seul au milieu d'un océan vide. Il doit donc disposer
d'une balise individuelle et de fusées ce qui favorisera beaucoup son repérage.
La balise Immarsat du bateau aura signalé la position de chute, les sauveteurs
récupèreront le bateau vide mais enverront aussi une équipe autour du point
de chute. Si le naufragé est encore vivant, les éléments actifs de signalisation
seront utilisés.
Les balises individuelles sont appelées à un très
grand avenir. Il existe plusieurs standards en évolution.
Les 121.5 MHz ne sont pas autorisés aux pavillons français.
Les Cospas-Sarsat en 406 MHz permettent une localisation en une heure dans un
rayon moyen de l'ordre d'un demi mille dans le monde entier. Leur code individuel
permet d'identifier l'appel.
Je ne sais pas s'il faut aller aussi loin, mais cela est
possible avec les excellents dispositifs de paniers inox montés avec
charnières sur le balcon arrière, même système que
pour l'échelle, avec un crochet pélican commandé.
Il est possible de tout imaginer en largage d'équipements de sécurité
et de survie complémentaire, mais ce n'est pas le propos de ces pages.
Je ne traiterai pas non plus du décollage automatique de l'hélicoptère "Puma "de secours en stand-by permanent sur l'arceau radar d'un mini-toner...
Une bouée peut être aussi larguée, mais pour un solitaire elle sera de peu d'usage
Le débat est ouvert, que pensez-vous de ce système, pure utopie ou idée à développer ?
Contactez-moi, j'en ferai profiter la communauté, que vous trouviez ces idées stupides et farfelues, que vous ayez mieux à proposer, dans tous les cas réagissez.
Hervé Hillard
Il m'a signalé que des systèmes similaires existent
déjà, et ont notamment été utilisés lors
de la course New York-San Francisco ou la Whitbread, je ne connais pas les réalisations
existantes, ces pages décrivent mes essais et réflexions personnelles
s'étalant sur de longues années. Son analyse sur ces pages est
négative, il me fait remarquer à juste titre, je le cite :
/* Il faut surtout commander automatiquement le largage d'un équipement
flottant solidement relié au bateau par un long bout flottant. Cet équipement
peut-être gonflable ou en mousse, éventuellement doté d'une
petite lampe à éclats (les fameuses flash-lights qui, aujourd'hui,
devraient se trouver, de jour comme de nuit, dans toutes les poches des cirés
de tous les équipiers, on a pu voir leur formidable efficacité
dans la Whitbread - et nous les avons nous-mêmes testées in situ
.
*/ Fin de citation.
Je suis convaincu du bien fondé de ses dispositifs, mais le propos de
ces pages est d'évoquer surtout le déclenchement de l'alarme,
qui n'est trivial que pour ceux qui parlent sans savoir, en deuxième
priorité la barre, en troisième les équipements.
Les réponses
négationnistes
Une réponse fréquente est que tout cela ne
sert à rien, et me cite toujours la pseudo phrase de Kersauson (ou de
Confucius, ou de Bidochon ?), "celui qui tombe à la mer n'a pas
sa place à bord
". Ce même principe stupide s'applique
partout, par exemple :
"Les gens malades n'ont pas leur place parmi les bien-portants, laissons-les
crever, la médecine ne sert à rien et devrait être interdite
! ".
Avec de tels raisonnements, pondus par de puissants philosophes, le progrès
fait rage, portez-vous bien
Les réponses positives
Elles sont très rares, j'avais espéré que ceux qui ont connaissance de dispositifs existants m'en informent afin que je n'empiète pas sur un brevet dont je n'aurais pas connaissance, et que je renvoie vers une réalisation commerciale, mais je n'ai eu aucune information intéressante. Personne n'a jamais réellement vu de tels dispositifs ?
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