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| Introduction |
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De l'eau, mais pour quoi faire ? En croisière sur nos cotes européennes,
l'eau n'est jamais un gros problème, il y a beaucoup de ports et une
prise d'eau est toujours à portée de tuyau. En grande croisière
ou dans les îles tropicales, la situation n'est en rien comparable. Il
peut se passer des semaines ou des mois sans trouver un petit filet d'eau qui
glougloute dans las cuves. J'en connais qui partent du principe que le rhum
est très avantageux et l'eau minérale très chère
et qui ont décidé de réduire ainsi très fortement
leurs besoins en eau.
Pour ne pas finir alcooliques nous ne tomberons pas dans ce travers et considèrerons
que nos besoins en eau à bord sont en moyenne de 10 litres par jour et
par personne.
Cela comprend la boisson, la cuisine et les douches. C'est une moyenne, évidemment
il y a de grosses différences entre des marins expérimentés
et de touristes qui laissent couler le robinet comme à la maison.
Sous les tropiques comptez dix litres d'eau par jour et par personne.
Tout devra être fait pour économiser l'eau, tout d'abord en motivant
l'équipage.
Ensuite évidemment, les débits des robinets seront réduits
et celui des douches très réduits ! Même si le bateau a
de l'eau chaude en abondance, par le moteur ou le groupe électrogène,
cette eau sera réservée à la vaisselle et en aucun cas
reliée aux douches, avec l'eau froide la consommation est bien plus faible.
Certains skippers perfides tirent bien l'eau chaude sur le mitigeur des douches,
mais cachent une vanne au départ de ballon d'eau chaude et prétendent
que seul le robinet de l'évier est raccordé, se réservant
la douche chaude en l'absence de l'équipage. Que cela est vil (mais efficace)
!
Malgré les précautions prises, suivant l'occupation du bateau,
il faut donc jusqu'à une centaine de litres d'eau par jour. Nous devrons
produire cette eau en toute autonomie.
Les moyens à notre disposition sont très limités. Sur les
paquebots et grands navires les bouilleurs permettent de distiller d'énormes
volumes d'eau. C'est impossible sur nos petits bateaux, le dessalinisateur à
osmose inversée est le seul système connu pour cracher dans la
cuve un filet d'eau à prix d'or.
L’eau
de pluie
C’est un autre sujet, mais complémentaire du précèdent,
le besoin d’eau étant un problème permanent à bord.
Dans les eaux tropicales, mais seulement pendant la saison humide, de grandes
quantités d’eau s’abattent sur le bateau pendant les grains.
Il est possible, sinon facile, par l’intermédiaire de bâches,
de remplir ses cuves. Il faut séparer la première eau qui doit
d’abord rincer voiles et bâches, et une fois le circuit propre,
essayer de canaliser le flux, souvent bref et violent. C’est de l’eau
très pure du ciel, la perfection ?
Certainement pas, la pollution automobile et industrielle est tellement importante
dans le monde que cette eau bénie qui tombe du ciel, même dans
un coin d’océan totalement isolé, contient en suspension
et en dissolution une masse de polluants physico chimiques que l’analyse
montre impropre à une consommation permanente.
C’est parfait pour la lessive, comme survie et palliatif, mais il faut
éviter de la mélanger à l’eau propre des cuves pour
la boisson.
Ces moments de pluie sont rares sur l'année, cet apport exceptionnel
ne peut donc être considéré comme un moyen de produire de
l'eau.
Le principe du dessalinisateur
Le dessalinisateur est un matériel d’une grande simplicité
dans son principe.
Une membrane semi-perméable est alimentée d’un coté
par de l’eau de mer à haute pression. Les pores sont très
fins, pour bloquer les molécules de NaCl mais laisser migrer les molécules
de H2O plus petites. L’eau de mer est renouvelée en
permanence pour éviter une augmentation de la salinité sur la
membrane. L’autre face baigne dans l’eau douce. Par pression osmotique,
l’eau migre du coté salé haute pression vers le coté
eau douce basse pression.
Il y a donc deux éléments principaux, une
membrane spéciale et une pompe haute pression.
Ces deux éléments ne sont pas sans problèmes.
La pompe haute pression est un matériel qui semble très banal,
mais la fiabilité et le rendement ne sont pas souvent au rendez-vous.
La membrane est le cœur du dispositif, extrêmement fragile, elle
ne supporte pas les pollutions par hydrocarbures.
C’est un élément qui demande beaucoup d’attention,
en particulier en cas d’arrêt prolongé, il faut mettre le
matériel en stand-by pour éliminer l’eau de mer du circuit
en rinçant à l’eau douce. La membrane doit baigner totalement
dans l’eau douce, si elle sèche un peu, elle est à jeter.
Il faut ajouter des pré filtres classiques à nettoyer, au moins
un filtre à grille en entrée (deux seraient mieux), ensuite un
60 microns lavable, ensuite un 5 microns jetable. En améliorant le plus
possible le dispositif de filtrage, la vie des pompes et de membranes en sera
fortement augmentée. Meilleur est le filtrage préalable, plus
tard interviendra la pollution par colonisation bactérienne qui demandera
un gros nettoyage. Pour des questions de coût, le kit de base ne comporte
pas les pré filtres suffisants.
L’entretien des filtres est très important, le plancton les bouche
très vite et la prolifération bactérienne est à
surveiller avant qu’elle n’empoisonne le circuit. Au changement
de filtre, vous constaterez cette prolifération par une odeur putride
qui impose de tout bien nettoyer en amont, mais jamais à l’eau
de Javel interdite dans le circuit, les matériaux du dessalinisateur
sont incompatibles au chlore.
L'installation est complétée par de nombreux petits accessoires
indispensables:
Divers débitmètres visualisent les écoulements.
Un compteur d'eau produite est indispensable pour déterminer les maintenances
et faire ses statistiques.
Des clapets de décharge évitent l'éclatement des circuits
en cas de fausse manœuvre de vannes.
Diverses sécurités électriques et thermiques protègent
les circuits.
Tout cela est relié par une tuyauterie basse, moyenne et haute pression
et de nombreux raccords.
Le montage pratique s'avère moins simple qu'il ne semble pour le béotien.
Le cas sur Itzamma du dessalinisateur Sea recovery
Ce dessalinisateur. Sea recovery à 2 membranes, à pompe
entraînée mécaniquement absorbe entre 3 et 5 CV pour 120
à 150 litre*heure d’eau fournie.
Prenons en moyenne 3000 W soit environ 4 CV , nous sommes autour de 25 VAh
par litre d'eau.
Cela semble curieux, la puissance absorbée s'avère très
supérieure à celle annoncée par le constructeur. Cette
puissance se mesure en attelant provisoirement un moteur électrique pour
tourner à la vitesse de service, puis en remplaçant la charge
par un frein de Prony (on mesure aussi le rendement du moteur dans cette opération
en lisant la puissance absorbée.).
J'aimerai discuter de ces écarts de puissances avec d'autres utilisateurs
qui ont fait de bonnes mesures.
C’est un bon matériel mais qui revient assez cher à l’usage,
il faut changer les filtres papier à $10 par semaine.
En consultant les caractéristiques des autres constructeurs, nous constatons
que certains annoncent des consommations ou puissances très inférieures
(rapportées au volume produit), il faudra étudier et vérifier
avec soin ces données souvent très optimistes.
Erreur de montage fatale à éviter
Un inconvénient est rapidement apparu à l’usage. Le catamaran
étant très rapide, la prise d’eau cavite au-delà
de 10 nœuds rendant l’utilisation impossible en route normale. Cela
produit des à-coups dans les pompes avec bulles d’air et détériore
les filtres. Cela semble curieux, mais ce problème de désamorçage
de la prise d'eau existe sur beaucoup d'autres bateaux, pourtant bien moins
rapides, à tel point que les navigateurs en ont pris leur parti et se
sont fait à l'idée de n'utiliser le dessalinisateur qu'au
mouillage.
C'est une totale aberration, car l'eau est parfois sale et le bruit trouble
le calme du mouillage.
Comment éviter les désamorçages ?
Il faut absolument résoudre ce problème idiot au moment de la
construction. La prise d'eau doit être toujours immergée, quelle
que soit l'allure, mais cela ne suffit pas à cause de la cavitation.
La solution est de passer par un réservoir intermédiaire alimenté
par une écope (comme sur les Canadairs) pour réaliser un tampon
de débullage, mais cela est lourd et complexe et n’a pas été
pris en compte à la construction.
Il faut donc mettre au point une mécanique d'écope qui doit pouvoir
être escamotée quand le matériel n'est pas utilisé.
Il faut rajouter une pompe type pompe de cale derrière l'écope
qui maintiendra le tampon en légère suppression, cela indépendamment
de la pompe de gavage.
À la partie haute du tampon, un flotteur clapet évacuera l'air.
La pompe sera commandée par un contact manométrique (comme le
circuit d'eau douce), avec une réserve de pression pour éviter
les cycles très courts.
Avec ce système la pompe de gavage n'absorbera jamais d'air, donc la
pompe haute pression ne transmettra pas de chocs de pressions fatals aux membranes.
Dans le cas de l'entraînement mécanique, la consommation de la pompe de gavage à 2 bars n’est pas comptée dans le bilan énergétique, car elle n’est actionnée que quand le moteur tourne, donc avec une énergie surabondante. Il faudrait évidemment la prendre en compte pour une solution électrique.
Il est possible de se passer de cette pompe en utilisant une astuce simple.
Elle consiste à monter le préfiltre sous la flottaison, avec un réservoir de taille suffisante et d’installer en son point haut une prise reliée par un petit tuyau à une mise à l’air libre. Cela permet de débuller simplement l’entrée de la pompe.
Choix de la pompe
Attention au choix de la pompe. Un modèles spécifique compact,
avec la pompe électrique solidaire du corps de filtration hp est une
très mauvaise idée. En cas de panne, ce matériel exotique
sera introuvable. Une pompe industrielle séparée sera bien plus
simple à remplacer, même si le modèle trouvé dans
la boutique du coin n'a rien à voir avec l'ancien. Seuls comptent débit
et pression. Il suffit de laisser de l'espace autour de la pompe et des tuyaux
assez longs pour s'adapter au matériel du moment.
Il reste toujours possible de remplacer une pompe entraînée mécaniquement
par une pompe électrique. Il ne semble pas très astucieux de prévoir
une vanne aiguillage pour commuter mécanique ou électrique bien
que cela puisse constituer une solution de secours
Il en est de même pour les corps de filtrages osmotiques, il faut prévoir la place pour d'éventuels corps beaucoup plus longs ou gros sans avoir à ré aménager toute la cale si celui d'origine casse.
Panne de la pompe primaire
La pompe primaire est très sollicitée et chauffe beaucoup en eaux tropicales. C’est une cause de pannes majeure.
Il ne fait pas hésiter à la dimensionner largement et prendre un modèle de qualité. Un ventilateur en parallèle sur le moteur est indispensable pour brasser l’air très chaud du compartiment moteur et refroidir la pompe du mieux possible.
Comme pour le Frigoboat, la pompe haute pression entraînée mécaniquement
n’accepte pas de surrégimes, le passage en vitesse de croisière
serait fatal. Il n’y a aucune sécurité. Cette épée
de Damoclès s’est avéré être une contrainte
pénible, en cas d’urgence, il faut aller dans le compartiment moteur
pour enclencher la procédure d’arrêt, il faut toujours se
préparer suffisamment tôt. .
Il faut estimer aux Antilles que la consommation d’eau par jour et par
personne est de 20 à 30 litres suivant que les équipiers sont
amarinés ou non.
Pour choisir un dessalinisateur, il faut d’abord décider
si l’on préfère une solution attelée ou électrique.
Nous avons vu les limitations de la solution attelée. Si l’on choisit
la solution électrique, il faudra évidement dimensionner en conséquence
l’alternateur et les batteries car pour un débit identique, la
pompe tirera quelques CV, soit quelques kVA, autour de la centaine d’Ampères
sous 24 volts, ce qui n’est pas négligeable !
1 CV (cheval vapeur) = 736 W (watts) soit 736 VA, donc environ 60 Ampères
sous 12 Volts et 30 Ampères sous 24 Volts.
Il ne peut y avoir de magie, les matériels annonçant des consommations
de pompes très faibles ont aussi un débit réel très
faible.
L’offre est abondante en dessalinisateurs, soit montés,
soit en kit, mais les frustrations sont souvent grande. Beaucoup ne prennent
que le bloc échangeur à membrane, trouvant le prix de la pompe
inacceptable et bricolent un système avec des pompes à bas prix
qui s’avèrent désastreuses.
Le choix du dessalinisateur n’est donc pas simple, chaque solution
a ses inconvénients, et le litre d’eau produit coûte cher.
La solution électrique reste toujours beaucoup plus souple, mais plus
lourde et plus chère.
Attention, l’eau dessalinisée est très pauvre en
sels minéraux et sa consommation sur de longues durées produirait
des carences. Consultez un médecin spécialiste avant le grand
départ qui prescrira les compléments nécessaires.
Le dessalinisateur présente un autre inconvénient, si l’on est dans un mouillage fermé sans l’eau du quai disponible et sans ravitaillement par bateau citerne. L’eau du port est très sale, contient des résidus fécaux et des hydrocarbures qui seraient fatals pour les pompes. Il est donc impossible d’utiliser le dessalinisateur sans appareiller pour trouver des eaux claires.
Durée de vie
Le corps de filtrage qui comprend la fameuse membrane osmotique est le cœur du système. C'est un élément fragile et très cher. Sa durée de vie dépend de la qualité des filtres en amont et de l'entretien du circuit, incluant les procédures de rinçage et de mise en arrêt. Il se dégradera peu à peu, en se bouchant, il faudra alors augmenter la pression pour conserver le débit, mais la salinité de l'eau produite augmentera. Il faudra se fixer une limite raisonnable pour décider de le changer. Il finira par se crever, ce qui enlèvera alors toute incertitude sur le moment de changer. Ce n'est pas comme le spi, il ne se répare pas avec une bande autocollante et une couture. Le constructeur vous annoncera des quantités d'eau produites que vous n'atteindrez jamais.
Déssalinisateur en tension secteur sur groupe
C’est une excellente solution en tout électrique en bi ou triphasé, si le bateau dispose d’un gros groupe électrogène bien insonorisé et beaucoup d’autres matériels gourmands, compresseur de plongée, four micro-ondes, …
Attention de ne pas vous tromper sur je bilan énergétique. La pompe haute pression absorbe de l’ordre d’un CV (cheval vapeur), 736 watts, mais au démarrage en charge, c’est un court circuit et le courant est cinq fois le nominal.
Si donc votre petit groupe ne fait que 2 kVA (soit 2 kW sans déphasage du courant), il sera largement assez puissant (facteur de presque trois) pour tourner en charge, mais calera au démarrage !
L’astuce est de monter un lanceur (débrayable) alimenté en continu ou un débrayage de la charge sur la pompe qui évitera le pic de puissance fatal au démarrage.
Si le groupe arrive presque à lancer avant de caler, il manque un peu de puissance, une électronique de régulation du courant peut permettre de passer le cap en évitant le blocage fatal.
Acheter un dessalinisateur complet ou monter son kit ?
Nous avons vu que le cœur de l'installation est le membrane avec son dispositif
de montage.
C'est évidemment un élément qui ne se bricole pas, il faut
dans tous les cas choisir un modèle qui déterminera le débit
d'eau produit.
Cela peut être un corps simple élément ou à plusieurs
éléments pour multiplier le débit.
Le deuxième élément est plus courant dans l'industrie,
c'est la pompe à haute pression.
Ces caractéristiques sont déterminées par la documentation
technique de la membrane précédente.
Le matériel est complété par divers filtres, manomètres,
débitmètres, pompe de gavage, tuyauteries que le navigateur bricoleur
n'aura pas de peine à assembler.
Vous avez donc le choix du kit complet (c'est vite dit) ou l'assemblage par
morceaux.

Exemple de petit kit chez spectrawatermakers
Ne croyez surtout pas que le montage d'un dessalinisateur soit une chose triviale qui s'improvise. Les erreurs se payeront rapidement par des pannes qui peuvent mettre l'installation hors service très longtemps pendant un périple lointain, quand le besoin sera le plus grand.
L'eau produite à bord coûtera cher et pour que l'installation soit durable il faudra soigner tous les détails du montage d'un matériel bien choisi.
Attention au choix du matériel. Il y a maintenant de très nombreux modèles proposés allant du pire au meilleur avec des écarts de prix importants.
Je ne peux pas dans ces pages ou en réponse à des mails indiquer les pires et les meilleurs et citer les nombreux problèmes connus. Lisez très soigneusement les documents des constructeurs et réfléchissez bien, c’est un des matériels les plus difficiles à choisir dans l’équipement du bord.
Sur Itzamma, ce choix de matériel entraîné
mécanique ne s'est pas avéré pertinent, une solution électrique
aurait été beaucoup plus souple, comme cela est développé
dans la page sur le bilan énergétique
d'Itzamma
La pratique de la navigation à l'année montre que cette contrainte
de lancement des moteurs bi quotidien est insupportable et crée une nuisance
qui gâche le plaisir d'un beau mouillage tranquille.
Ne commettez pas cette erreur stupide, faites le choix de l'électrique
avec la possibilité de pomper bateau en route.
Cherchez sur Google : " desalinator " , " watermaker " , " reverse osmosis " et pour les recharges " marine consumables "
Principe de l'osmose inverse :
educnet.education.fr...osmose_inverse
cfm-membrane.com/techniques/osmose
leclubdeleau.com/reseau/osmose
euronature.com/DOSSIERS/D3/Osmose
Livol annonce 30 l*h pour 100 VA. Cette valeur de 3.3 VAh le litre d'eau est à vèrifier car elle est considérablement plus faible que celle obtenues sur Itzamma, à confirmer par des utilisateurs : livol.net/france
Détail d'installation : moonrise.ws/wb_watermaker
Aqua_Base : slce.net
Le point de vue de Banik : banik.org/...dessalinisateur
Article d'un forum : hisse-et-oh.com/articles
Sea Recovery, bon document : searecovery.com/Text/reverse_osmosis
Comparaisons : creativemarine.com/newprodct/watermakers/comparisons
Les curieux dessalinisateurs traînés (pour pécher le requin
?) : watermakers.ws/phoneus
Petits modèles : ahoycaptain.com/shop/watermakers
Le curieux amplificateur de pression : spectrawatermakers.com
Un filtre intéressant : sunshinemaritime.co.uk/watermaker-protect
Liens vérifiés le 01/08/03
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