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La ciguatera

Introduction
JP Vernoux
Conclusion
Liens

Maj : 20/10/12

Abstract :
Ciguatera fish poisoning is a disorder that occurs by ingestion of contaminated by natural toxins tropical and subtropical fishes. Small algae dinoflagellates are the agents of contamination. Danger is very important without reliable ways to identify what is good or dangerous. Il you are player, try this funny game : eat local fish, get sick and stay sick for life…

Résumé :
La ciguatera, empoisonnement par des poissons, est une pathologie produite par ingestion de poissons tropicaux et subtropicaux contaminés par des toxines naturelles. Les agents de contamination sont de petites algues dinoflagellées. Le danger est très important, sans moyen fiable d'identifier ce qui est bon ou dangereux.
Si vous êtes joueur, essayez ce jeu amusant : mangez du poisson local, tombez malade et restez malade à vie.

 

Introduction

Loin de moi l'idée de transformer Voilelec en site médical, ou de concurrencer "Nature "… Cette page est la seule à parler d'une maladie, bien que la passion de la voile puisse être considérée comme une forme de trouble obsessionnel grave !
Nous ne rentrerons pas dans la psychiatrie mais dans la toxicologie.

En pays tropicaux, les animaux les plus dangereux, après les autochtones, sont certainement les moustiques. Ils véhiculent quantité de maladies comme la dengue qui n'a ni vaccin ni remède, le paludisme et autres pathologies catastrophiques. Les moyens pour s'en protéger sont avant tout des répulsifs d'efficacité moyenne, et tout le monde est victime un jour de ces perfides piqûres.

Les poissons et méduses sont d'autres espèces redoutables. Vous n'avez aucune chance de vous faire harponner par un espadon, une très faible chance d'être mangé par un requin, une faible chance d'être éborgné par un poisson volant, mais une bien plus grande de marcher sur un poisson pierre si vous barbotez pieds nus. Le vrai danger vient de l'animal mort, comme nous allons le voir par la suite.

Les médias des Antilles sont extrêmement discrets sur les ravages de la ciguatera afin de ne pas affoler le touriste et ruiner le peu d'activité de pêche qui reste.
Cette affection est connue depuis la Chine ancienne et les grands navigateurs découvreurs en évoquent les ravages.
Les causes en sont restées longtemps mystérieuses jusqu'aux travaux du docteur Bagnis qui identifia en 1977 la cause de l'empoisonnement par une algue bleue microscopique précédemment décrite par Adachi et Fukuyo.

J'ai toujours entendu parlé de la ciguatera, mais sans trop y croire, c'était pour moi un peu le monstre du Loch Ness.
J'ai changé d'avis après qu'un de mes amis navigateur a eu la très mauvaise idée de faire un bon repas dans un restaurant réputé de la Guadeloupe. Tout l'équipage a mangé du poisson, et n'a rien eu, mais lui est tombé sur un spécimen toxique et les résultats ont été fulgurants. Il a été rapatrié sanitaire dans un état pitoyable. Les conséquences neurologiques ont été dramatiques, au bout d'un an de rééducation il marchait avec des cannes, il avait vieilli d'un coup de dix ans.
Mon regard sur la ciguatera a depuis radicalement changé, maintenant dans les tropiques j'évite de manger du poisson.

Plutôt que d'écrire des bêtises sur un sujet sur lequel je suis totalement incompétent, je retranscris ici in extenso un échange de courriels que j'ai eu avec une sommité sur le sujet : JP Vernoux

www.astrium.cpm

Zones contaminées

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Le point de JP Vernoux

La ciguatera, est une intoxication alimentaire par consommation de poissons des zones tropicales et subtropicales (la plupart du temps récifales) en parfait état de fraîcheur (pas de signes quelconques distinctifs des poissons porteurs (sains). L'intoxication est inchangée que le poisson soit consommé frais, congelé, cuit à l'eau à l'huile au four, ou séché et salé.

Question 1 : Y-a-t-il des études épidémiologiques en Guadeloupe ?

Oui, côté anglais des travaux publiés par Randall puis par Mac Millan aux Iles Vierges relayés par des travaux à Miami etc. Côté français elles ont débuté dans les années 1960 à St Barth avec Morice du Service des pêches, puis avec Vernoux de l'Université de Caen au début des années 1980 puis avec Bourdeau de l'Ecole Nationale vétérinaire de Nantes. Des thèses de médecins sont parues et paraissent régulièrement en Guadeloupe et en Martinique sur ce sujet.
Récemment à l'Université de Caen, Ivannah Pottier a soutenu sa thèse de doctorat le 26 Juin 2002 sur le titre LA CIGUATERA AUX ANTILLES : EPIDEMIOLOGIE, ANALYSE DE LA C-CTX-1 ET ETUDE DE LA DIVERSITE DES CIGUATOXINES DANS LES POISSONS TOXICOPHORES.
La première partie des travaux montre qu'une endémie ciguatérique réelle existe en Guadeloupe (une centaine de cas par an), avec un tableau clinique typique de la zone Atlantique c'est à dire une prédominance des symptômes digestifs sur les symptômes neurologiques qui suivent. Une série de bioessais souris confirme la prédominance d'espèces carnivores de haut niveau trophique parmi les poissons à risque, en particulier les carangues (Carangidae) et les pagres (Lutjanidae). Les données scientifiques précises qualitatives et quantitatives ont été publiées dans une revue américaine (P40.POTTIER I, VERNOUX JP and LEWIS R J ,2001). Ciguatera fish poisoning in the Caribbean Islands and Western Atlantic. Rev Environ Contam Toxicology , 168, 99-141et dans une revue française :
(P45 POTTIER I, VERNOUX JP (2003). Contrôle de la ciguatoxicité de poissons des Antilles par les bioessais souris et poussin.
Bulletin de la Société de Pathologie Exotique, 96 : 24-28.)
Vous pouvez les lire via Internet et Pubmed. Nous venons d'obtenir des fonds de l'AFSSE (Agence française de sécurité sanitaire et environnementale) pour entre autre réaliser une étude épidémiologique dans la région et valider ou non par comparaison avec le test souris le test Ciguacheck en vente sur Internet (normalement il y a beaucoup de faux négatifs dans le Pacifique et en plus, comme les toxines sont suffisamment différentes aux Antilles, je n'ai aucune idée de la valeur réelle de ce test, mais à mon avis personnel il ne doit pas valoir grand chose aux Antilles mais cela reste à vérifier scientifiquement... Nous aurons le résultat d'ici Juin prochain, mais il nous faut de l'aide et ce n'est plus à St Bart que je vais recenser des cas positifs puisque l'alimentation poisson a totalement changé depuis les années 1980, avec l'élévation du niveau de vie et l'importation de poisson qui n'existait pas à l'époque. Nous travaillons donc sur Guadeloupe où le niveau de vie étant plus faible, les populations sont plus concernées, mais nous sommes preneurs de toutes les données intéressantes obtenues sur les îles du Nord ou ailleurs. D'ailleurs, des morceaux de poissons congelés de 0, 5 à 1kg peuvent nous servir à déterminer la vraie cause de l'intoxication provoquée et cela complèterait parfaitement une étude épidémiologique.

 

Question 2: La ciguatera touche t-elle les pélagiques ?

Bonites, thons, coryphènes, non pas du tout. Si vous êtes intoxiqués c'est que vous les avez mal conservés et alors il y a eu production d'histamine par dégradation bactérienne
Marlins, aucun problème, par contre tazards et Wahoo (facilement confondu avec le King Mackerel qui est aussi un tazard à risque) et cero sont des poissons à risques faible c'est à dire que vous allez en consommer 10 sans problèmes et puis le 11 ème vous intoxiquera car ils contiennent tous un peu de toxines (mais uniquement dans les zones géographiques à risque c'est à dire l'arc antillais jusqu'à Martinique au plus bas); mais certains plus que d'autres et quand le seuil réactionnel est dépassé vous réagissez.
Vous me rapportez une intoxication à Porto Rico par un Tazard c'est normal; par contre les carangues sont des poissons à risque fort n'en consommez jamais surtout la carangue gros yeux (horse eye jack) en premier, la carangue jaune (yellow jack), la carangue noire (black jack) , la carangue à pisquette (Caranx ruber) sauf si elle est en banc semble-t-il mais pas en nasse (fish pot).

 

Question 3 : L'homme accumule t'il les toxines de la Ciguatera (comme les poissons jusqu'à ce qu'un jour la quantité de toxine s'élève trop et devienne pathologique ?

Question intéressante évidemment. S'il en était ainsi tous les antillais seraient gravement atteints, car même dans les grands gueules qui n'ont jamais intoxiqué personne il y a des doses faibles de ciguatoxines. Des études sur un modèle poussin m'ont permis d'estimer que l'élimination était totale sur une semaine et donc rien à voir avec des pesticides qui s'accumulent dans les graisses.
En aucun cas la ciguatoxine ne s'accumule dans les graisses neutres (les gras habituel de l'homme ou des poissons) car elle y est insoluble et même si c'est une toxine liposoluble, c'est dans des graisses polaires qu'elle peut être solublilisée lors de la cuisson par exemple, mais son point d'attache est curieusement chez le poisson des protéines d'où sa présence dans les masses musculaires (et nos premiers travaux le démontrant ont été confirmé par une équipe australienne).

 

Question 4: Les langoustes peuvent elles provoquer la Ciguatera ? En fonction de la réponse, pourquoi ?

Non pas connu, on peut supposer que leur alimentation n'est pas concernée ou que leur chair n'est jamais contaminée à cause de particularités physiologique et métabolique. En zone tempérée lorsqu' il y a des risques de toxines paralysantes les homards sont contaminés mais la cuisson à l'eau élimine les toxines et finalement ces crustacés ne sont jamais à l'origine d'aucun type d'intoxication.

 

Question 5: Des cas de Ciguatera ont été recensés sur la côte du Venezuela (barracudas) alors qu'il semble qu'au Sud de la Guadeloupe on ne trouve plus de Ciguatera dans les Petites Antilles?

Si, jusqu'en Martinique selon les époques. Etes vous sûr que c'est de la ciguatera au Vénézuela ? Je serais fort intéressé à obtenir un spécimen et à l'acheter, qui viendrait du Venezuela et qui aurait intoxiqué!
A propos du Barracuda attention il est à risque faible mais les quelques spécimens toxiques le sont excessivement (3 à 4 fois plus que les carangues les plus toxiques).

 

Question 6: Y a t-il des zones tropicales ou équatoriales épargnées par la ciguatera ? Si oui quelles sont elles et pourquoi ?

L'origine de la ciguatera est exclusivement attribuée jusqu'à maintenant à Gambierdiscus toxicus, une microalgue épiphyte des fonds exclusivement qui produit les toxines qui vont remonter, mais il y a différentes souches dont certaines ne produisent pas du tout de toxines. Si vous êtes dans une telle zone, aucun poisson ne sera toxique, mais si les données changent (la souche mute et devient toxique et inversement) l'histoire alimentaire de chaque poisson va changer et les toxines vont remonter la pyramide alimentaire. Cela peut prendre du temps d'autant plus qu'il y a des entrées et des sorties de toxines chez les poissons aussi; à priori le risque est partout mais l'habitude des pécheurs vous donne le résultat de l'expérimentation naturelle qui est stable en certains endroits mais variable dans d'autres. On peut penser que le volcanisme antillais n'est pas étranger à la variabilité ciguatérique; certaines zones sont protégées naturellement bien qu'il y ait des Gambierdiscus partout ainsi au Cap Vert ou il est présent, il n'y a jamais eu de ciguatera à ce que je sache, par contre à la Réunion il y en a (voir la Publication P43).

 

Question 7: Le Belize semble une zone où la pêche est très abondante et où le mérou est fortement consommé. Or, l'un des organismes qui initie la Ciguatera s'appelle "Belizean ..... ". Y a t'il de la Ciguatera au Belize ? Quelle que soit la réponse, pourquoi ?

Vous m'avez donné la réponse car si le mérou est fortement consommé c'est qu'il n'y a pas de ciguatera; en effet une autre clé de la ciguatera est qu'elle ne concerne que l'histoire alimentaire des poissons du fonds puisque Gtoxicus ne fait pas partie du phytoplancton mais est attaché sur des supports des fonds (des algues rouges et calcaires ou autres et concerne donc les individus sédentaires et semi sédentaires (mais pas les vrais pélagiques se nourrissant de phytoplancton mobile) se nourrissant sur le fond ou bien au dépens du fonds soit directement soit indirectement. Ainsi un thazard inféodé à une zone même vaste, si elle est contaminée, récupèrera des toxines via les pagres et les carangues qu'il consomme lesquelles etc.
On arrive sur le fond comme premier responsable; donc si vous dites que les mérous du Bélize typiquement sédentaires et qui vivent sur les fonds ne sont jamais toxiques je peux vous affirmer qu'il n'y a aucun danger là bas. Cela vous indique aussi que si vous péchez en surface à l'hameçon ou à la traîne les risques sont plus réduits que si vous péchez en nasse car là ce que vous allez capturer est typiquement inféodé aux fonds.

Quant à l'existence d'autres microalgues benthiques toxiques c'est un fait avéré pour les Ostreopsis mais ce ne sont pas des ciguatoxines qui sont produites (c'est de la palytoxine extrêmement dangereuse c'est à dire mortelle pour une dose forte) mais encore faut il que la souche soit productrice) et ce n'est pas de la ciguatera

Quand à votre Belizean.... vous faites certainement allusion à Prorocentrum belizeanum qui produit de l'acide okadaïque en milieu tropical (comme Prorocentrum lima d'ailleurs des mêmes zones) c'est à dire la principale toxine connue en milieu tempéré sur nos côtes et en particulier les côtes normandes et produite par des Dinophysis d'autres microalgues de chez nous et donc là encore ce n'est pas de la ciguatera; entre parenthèse cela montre aussi que la même toxine peut être produite par différentes espèces de microalgues mais curieusement alors que ce phénomène est très fréquent pour un certain nombre de toxines marines, il n'est pas du tout connu pour la ciguatera comme déjà dit...

 

Question 8: Dans le Pacifique et dans l'indien, la ciguatera est elle aussi présente ? Si oui, sa forme est elle identique à celle que l'on trouve dans les Caraïbes ? Quelles sont les zones les plus touchées ?

Oui très présente et très étudiée dans le Pacifique, à tel point qu'il a été très difficile d'obtenir des fonds pour son étude aux Antilles puisqu' on avait décidé en haut lieu que tout était partout identique, pareil à ce qui avait été trouvé dans le Pacifique, et j'ai prouvé le contraire pour les Antilles avec Richard Lewis un ami Australien. Il y a aussi des différences dans l'Océan Indien où nous avons aussi travaillé ensemble, mais là le problème est que plus l'on purifie la toxine ( et quand je dis la ciguatoxine cela englobe toutes les ciguatoxines qui sont des congénères (une fratrie), une vingtaine dans le Pacifique , 13 aux Antilles et plusieurs à la Réunion) et plus elle disparaît; quant aux zones touchées il y en a à la Réunion et à l'île Maurice, le détail est fourni par un travail de Jean pascal Quod et Philippe Turquet ou les contacter sur place car ils disposent seuls des données récentes et comme les zones peuvent évoluer...dans le Pacifique il y en a aux Tuamotu aux Marquises à Tahiti etc
le contact est Anne Marie Legrand à l'Institut de Recherches Médicales Louis Malardé BP 30 Tahiti;

 

Question 9: J'ai fait une superbe prise et je ne peux pas la jeter, comment puis je savoir si mon poisson est comestible ou non ?

Les symptômes sont fonctions de la dose et la mortalité pour dose forte reste exceptionnelle; à partir de cette remarque et pour des poissons que vous considérez comme douteux (ni barracudas ni carangues ni tous ceux qui sont interdits par la loi française dans le cadre de risque de ciguatera), des belles prises que vous ne voulez pas jeter, congelez les en mettant de côté trois tranches (prises n'importe où, la répartition des toxines étant homogène) de 100g et 2 de 200g et vous allez les tester par la méthodes des risques calculés que je ne conseille en aucun cas officiellement ni officieusement ne voulant prendre aucune responsabilité et déclinant toute responsabilité: mais connaissant les pécheurs et sachant que l'un des miens s'est intoxiqué 14 fois (ce qui prouve bien qu'on en meurt pas et qu'il n'y a pas d'accumulation permanente) plutôt que de faire n'importe quoi et de consommer sa prise sans précautions.

Une méthode calculée, se basant sur l'accumulation possible d'un repas à l'autre et au plus sur une semaine des toxines et si vous n'avez pas de chat, pourrait être de consommer exactement 50 g de chair de poissons non interdit par la loi comme déjà dit, le premier jour le midi (pas de réaction digestive ni de fourmillements), 50 g le lendemain midi si toujours rien au niveau digestif repos une semaine puis 100g puis 100g le midi toujours, si toujours rien une semaine de repos 200g et puis le lendemain 100g ou 200g une semaine de repos pour vous mais pour les autres vous pouvez décongeler la bête et vous attabler tous sans risque

Le mieux évidemment c'est d'avoir un chat (cru et cuit c'est pareil, pas le chat, le poisson !) et de lui faire ce traitement par la même méthode progressive (2,5% de son poids la première semaine 2 fois, 5% de son poids la deuxième semaine 2 fois et pour finir à 10% de son poids la troisième semaine une fois; il faut alors l'enfermer à chaque fois dès la consommation au début pour savoir s'il a vomi (positif) la chair ou non, sinon il revient en pleine forme et vous ne savez pas qu'il a vomi, mais il peut ne pas vomir et réagir ensuite dans les 24 heures Ne lui donnez jamais les viscères qui sont toujours très toxiques même si la chair ne l'est pas; évidemment si les viscères ne sont pas toxiques la chair ne peut pas l'être mais vous avez pris le risque de perdre votre chat et donc la possibilité de l'utiliser et de vous fâcher avec femme et enfants !
C'est ainsi qu' à Tahiti nous avons consommé entre autre un Napoléon de 75 Kg par un test chat très efficace en une seule fois à 10% mais là bas il y avait une animalerie pour cela; mais évidemment ni officiellement ni officieusement je ne peux conseiller le test chat car il ne faut pas faire souffrir les animaux et je respecte cette éthique, je vous fais part seulement des expérimentations effectuées avec des poissons toxiques et avec autorisations ministérielles dans des labos reconnus et dont les résultats ont été publiés dans des revues d'accès public et des prolongements éventuels utilisables pour les fortes têtes que sont les passionnés de pêche uniquement pour les espèces de poissons non interdites par la loi via les arrêtés préfectoraux correspondants.

Voilà quelques informations pour votre curiosité et votre santé même si je n'ai pas pu répondre à toutes vos interrogations car avec la ciguatéra tout est variable, sauf pour ce qui est des affirmations scientifiques que je vous ai données et il y en a quand même quelques unes
JP VERNOUX

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Conclusion

Un des grands problèmes de la ciguatéra est que la contamination dépend des lieux de pêche ! Certaines zones sont réputées relativement sûres, d'autres à risque, mais la frontière est floue et les prédateurs se déplacent. S'il n'y a pas trop de cas signalés, le poisson est mis sur le marché local et exporté. Dans un endroit à risques, il peut (devrait) provenir d'ailleurs, mais la pression commerciale est très forte.

Aux Antilles les poissons sont très beaux quand ils nagent entre les coraux. Dans l'assiette, il faut les regarder avec grande prudence. Au vu de la faiblesse des moyens de test, dans le doute il vaut mieux s'abstenir, sauf si l'on a l'humeur très joueuse.
Des kits de tests américains existent, ils sont inexploitables car très chers et réputés peu fiables. Ils se vendraient très bien si le coût était de 10% de la valeur marchande du poisson testé, pour une fiabilité certaine, ce n'est pas du tout le cas. Nous préférons jeter le poisson.
Ne faites confiance à personne et surtout pas aux dires des autochtones qui vous jureront sur la tête de leur belle-mère que le poisson que vous avez sous le nez est parfaitement sans risque.
Il est vrai qu'il est plus agréable de voyager en couchette avec Europ Assistance, dans un jet privé, plutôt qu'entassé avec Air France ou Corsair, mais quand même…

 

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