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Images de Chine


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Maj : 13/05/05

  

 

Impressions de Chine

Ces quelques photos ont été faites pendant un voyage en Chine en Avril 2005.
C’est le trente et unième pays (environ) que nous visitons.
Ces quelques commentaires n’ont rien d’exhaustif ou d’objectif, ce ne sont que des impression d’un bref passage en quelques points touristiques d’un immense territoire complexe en mutation rapide.

 

Considérations générales politiquement très incorrectes

C’est une destination incontournable, ne serait-ce que pour voir le magnifique patrimoine historique sauvé de peu du désastre, mais Il ne figure pas parmi les premiers pays que des voyageurs débutants inscriront sur leur liste des indispensables voyages de rêve en Asie.

Nous avions déjà visité un bout du Sud au départ de Hong Kong. Il existe beaucoup de très belles et très diverses régions dans l’immense Chine, comme le Yunan, mais notre petit voyage n’est pas passé par là…
Cette deuxième promenade ne représente que trois confettis sur le territoire. Les régions industrielles, où les ouvriers aux salaires de misère travaillent par centaines de millions comme des esclaves, dans d’immenses usines dortoirs, ne sont évidement pas dans le programme des tour-opérators. Le voyageur occidental ne veut pas voir des dizaines de kilomètres de routes bordées d’usines fumantes et de dépôt de détritus, il préfère le shopping dans les innombrables boutiques des centres touristiques.

Ces misérables fourmis travaillent pour que nous ayons à coûts dérisoires à la production, des biens de consommation qui nous seront revendus des dizaines et centaines de fois plus chers, pour des produits de mode comme une paire de baskets. Les publicitaires appellent cela "Niker" le consommateur.
Il est très simple de produire à coût imbattable, Le régime communiste permet de faire travailler ses esclaves pour un bol de riz et s’autorise une pollution sans limite, sans se préoccuper de la destruction de la planète. Le problème de la contestation est aussi élémentaire à résoudre, le premier qui se plaint est éliminé, cela calme les suivants…
L’économie, mais c’est très simple, il suffit d’appliquer toutes ces petites astuces de management...

Il faut toutefois remarquer que les salaires augmentent de 14 % par an. Évidement en partant de presque zéro, le décollage est lent, mais cela bouge très vite. Les salaires ne resteront pas longtemps les plus bas du monde, mais il reste d’autres proies à exploiter.

Les prochaines années seront très différentes pour la nouvelle génération ultra capitaliste.

 

Les repas en Chine

C’est une étonnante révélation. Habitués à la qualité et à la finesse des mets des autres pays d’Asie, la surprise fut grande. Le repas se passe toujours autour d’une table ronde, avec plateau tournant en verre. La victime dispose d’un minuscule bol a thé pour deux gorgées, un verre et un micro bol pour une cuillérée de soupe. Les occidentaux ont une fourchette en supplément des baguettes.
Au début le plateau tournant comporte déjà quelques assiettes de plats froids.
Il faut se débrouiller avec le bol à soupe et la soucoupe de la tasse, il n’y a pas de petite assiette, toute la place est occupée. Dés que l’on commence à faire tourner le plateau pour se servir dans les plats, les serveurs vous bousculent pour empiler une dizaine de nouveaux plats sur le plateau, maintenant totalement saturé. Il n’y a aucune chance de repérer visuellement le sucré, salé, aigre, fade ou pimenté. Le premier qui teste prévient les autres.
Deux minutes après, arrive la deuxième rafale de serveurs avec encore une autre dizaine de plats. Comme le plateau est déjà saturé, ils posent les nouveaux plats directement dans les anciens...
Deux minutes après, arrive la soupe pour laquelle il faut regrouper les tas de plats afin de lui faire son trou. Les plats inférieurs sont inaccessibles sauf à faire un désastre dans ce jeu de mikado.
Le repas se termine en un temps record, le plat de riz est alors servi. Il est mal poli (au sens chinois) d’en prendre, cela vexerait l’hôte qui estimerait que vous n’avez pas eu assez à manger. Avec le riz, le dessert est servi, deux tranches fines de pastèque ou d’orange par personne.

Le service est à la chinoise, incompréhensible, brouillon et bousculant. En fin de repas la table ressemble à une porcherie. Il n’y a pas de boisson sur la table (pas de place), le service se fait au verre et à la théière en répandant à côté. Pour faire comme les chinois, il faut aspirer avec de grands "slurps !" en mangeant, ce qui montre que l’on apprécie.

Ne cherchez aucune logique occidentale dans l’ordre des plats, ou un quelconque rapport entre le goût et l’aspect, le chaud et le froid. Avec la pratique, on sait que le poisson sera sucré, comme les tomates (ici c’est facile, elles sont recouvertes de sucre en poudre), que tel légume sera aigre, mais il y a toujours des surprises…

Ne dites jamais en France, je vais manger "chinois", c’est une confusion, il faut dire "asiatique".
Les restaurants asiatiques proposent une cuisine soignée principalement thaï et vietnamienne ce qui n‘a rien à voir. Les spécialisations sont multiples, la cuisine japonaise est aussi un univers très différent.
Si les restaurants étaient authentiquement chinois en occident, les clients seraient rares.

 

Les spectacles chinois

La télévision nous a souvent montré la partie cirque des spectacles traditionnels.
Les contorsions de ces enfants aux articulations brisées qui finiront perclus de rhumatismes.
La jonglerie avec vaisselle et mobiliers divers.
Les équilibres sur empilement de chaises en équilibre sur bol de riz…

Les chinois apprécient aussi beaucoup le théâtre traditionnel, racontant en quelques heures une ancienne légende ponctuée de sons percutants, avec de magnifiques costumes et masques, et des maquillages exacerbés.
Les occidentaux apprécient l’exotisme d’un résumé mais au-delà d’une heure, l’épuisement gagne. Ce sont des curiosités dont l’abus est soporifique.

 

Quelques images parleront mieux qu’un long commentaire.
Cliquez sur la vignette pour avoir l'image (très réduite depuis l'original 3 Moctets) en 800*600 de 50 koctets.

 

  

 

Munich, changement d’avion Lufthansa à l’aller. Les Allemands sont grands !

Arrivée à Beijing (Pékin), dans le Nord du pays. Climat continental extrême et sécheresse.

La Chine est le pays de production des gadgets électroniques de pointe destinés à l’exportation. Un modèle amusant, pourtant déjà ancien (2002) de combiné montre, GSM, caméra, que nous n’avons pas encore vu en distribution chez nous. Cela fera un gros succès chez les ados avec le lecteur MP3.

Le pays est très divers. Un "mall center" à Beijing (Pékin), copie des équivalents américains, avec huit étages de boutiques de luxe, pour les classes aisées.
Une dictature totalitaire communiste à la tête d’un pays au capitalisme sauvage constitue un étrange paradoxe.

Le pays n’est pas à une contradiction près !

L’immense place Tian’anmen, verrouillée par la police pour bloquer toute manifestation non décidée par la dictature. C’est curieusement le seul endroit de Chine qui conserve un portait officiel du sinistre Mao sur un bâtiment.
L’impression de brouillard est bien réelle, c’est la poussière venant du désert de Gobie et la pollution qui créent un " fog" permanent. L’aridité interdit la présence de fleurs et de végétation.

La grande Muraille. Des millions d’esclaves ont été sacrifiés pour construire cet ouvrage monumental et impressionnant.
Les parties visitables par les touristes sont parfaitement restaurées. La visibilité est réduite par le vent de sable.

Les chinois raffolent de grillades étranges, scorpions, hippocampes, cocons, termites, sauterelles, serpents, petits rats et bien d’autres animaux indéfinissables.
Sur les marchés traditionnels populaires aux lampions rouges, les touristes sont moins friands de ces succulents mets exotiques.

Théâtre traditionnel Liyuan de Pékin. Ces formes d’expression culturelles sont totalement hermétiques pour notre culture occidentale.

La société de consommation n’a pas réussi à vendre des couches jetables malgré le matraquage publicitaire. Les petits chinois ont les fesses à l’air, c’est bien plus écologique et résout le problème des irritations des bébés. En ville, cette charmante tradition se perd.
(photo recoupée)

D’immenses travaux sont en cours pour restaurer la Cité Interdite.
Dans quelques années elle aura retrouvé toute sa magnificence.
(photo recoupée)

Un saut à 800 km vers le sud, Luo Yang.

Les enfants uniques sont très mignons, mais gâtés et chouchoutés à l’extrême par les quatre grands parents, et la famille étouffante.
Une catastrophe s’annonce, l’énorme déséquilibre garçons / filles s’accentue.

L’artisanat est très développé et les marchés débordent d’objets.
Une patiente jeune fille peint par l’intérieur des traditionnelles boules de verre, très finement à la gouache, avec un pinceau à un seul poil.

Les risques avérés de grippe aviaire nous incitent peu aux promenades dans les pittoresques marchés vendant les volailles.

Les poissons sont vendus vivants sur les marchés.

Les chinois sont des passionnés de jeux et de paris.

Les parties de ma-jong, dominos, échecs chinois et bien d’autres jeux de cartes et pièces inconnus pour nous, s’établissent en tous lieux.

Début du repas, c’est encore propre sur la table, mais cela ne va pas durer longtemps…le nombre de plats va tripler grâce à la magie de l’empilement.
(photo recoupée)

Un peu de culture..

Le mythique temple des moines Shaolin, centre culturel et berceau du Kung Fu. Il a été détruit par les brutes imbéciles gardes rouges. Toutes ces merveilles ravagées sont maintenant soigneusement restaurées, le tourisme étant une priorité nationale.
C’est une visite impressionnante pour un ancien karatéka…

L’immense aura du temple Shaolin a provoqué dans la ville voisine de He Nan Deng Feng, la création d’une multitude d’écoles et de collèges d’arts martiaux.
Il y a des dizaines de milliers d’enfants qui sont formés à haut niveau entre trois à dix huit ans. Ils deviendront policiers, militaires, gardes du corps, et pour les élites, de redoutables hommes de main des triades, les mafias chinoises.
(photo recoupée)

Forêt des stûpas du temple Shaolin.
Ce sont les sépultures des anciens moines de haut rang, dont l’importance se mesure au nombre d’étages (impair et moins de neuf).

L’artisanat n’est pas toujours du meilleur goût !
Quelques œuvres d’art réalisées avec de vraies munitions dorées, un must…

Grottes de Longmen, le long de la rivière Yihe.
1350 grottes et 750 niches. Grand Bouddha de 17 m.

6 h de train de Luo Yang à Xian (prononciation "Si-en")

La fantastique armée de terre cuite des 6000 guerriers du premier empereur Qin Shi Huang D.
C’est le point majeur et incontournable d’un voyage en Chine. C’est magnifique, immense et stupéfiant.
La restauration a été magistrale, les statues étaient toutes pillées et détruites, en l’état de confettis.
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La protection du lieu est parfaitement réalisée. La majorité du site reste encore à fouiller en attendant des moyens et de meilleures techniques (conservation des couleurs).
Toutes les armes de bronze ont été volées lors de pillages anciens.
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Ces merveilles d’attelages en bronze, aux détails très fins avaient échappé par miracle aux pilleurs.

Spectacle de danse Tang, toujours aussi déroutant, mais avec un humour très inattendu des musiciens qui ont fait un show surprenant.
(photo recoupée)

Un saut de 1300 km vers l'Est, Shanghai.

La Chine est évidement le pays des milliards de vélos, mais le vélomoteur puis la voiture particulière progressent à vitesse fulgurante.
Curieusement, il n’y a quasiment pas de moto (hormis pour la police), car c’était interdit pour d’obscures raisons.
Une copie locale simplifiée de BMW des années 60.

Pendant la période noire et tragique du maoïsme, les religieux étaient déportés et massacrés et les temples ainsi que tout ce qui rappelait la culture et la pensée, détruits.
Le changement est total, les lieux du patrimoine sont restaurés, les moines survivants sont revenus, mais les chinois sont très peu religieux.
On ne voit nulle part, à l’inverse des autres pays d’Asie de manifestation de foi populaire.

La Chine n’a pas la sophistication des autres pays d’Asie, ne vous attendez pas à y trouver des jardins à la Japonaise. C’est du brut et du rustique, les décors soignés sont rares, sauf dans les anciens palais très bien restaurés.

Promenade sur le « Bund » le long de la rivière de Shanghai. Cette enclave est la porte des échanges avec le monde elle est très différente du reste de la Chine.

La ville de Shanghai est toutefois beaucoup moins spectaculaire, animée et extrême que la trépidante Hong-Kong. Le plan d’eau est peu actif.

Au revoir…

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Conditions de prise de vue

Les photos originales sont en 2560*1960, soit 5 millions de pixels, en 16 millions de couleurs (profondeur 24 bits). Elles sont pré compressées aux environs de 3 Moctets au moment de la prise de vue.
Elles sont présentées ici en 800*600 à moins de 50 koctets, cela dégrade beaucoup la qualité mais améliore les temps de chargement.

Ce sont mes dernières images réalisées en 5 Mpixels en mode automatique avec un Olympus C5050Z
Je suis passé la semaine suivante sur le Nikon 8800
Vous trouverez plus de détails dans la page technique photo

 

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Petit calendrier résumé du séjour Kuoni 2005 : Chine rouge et or

 

Départ Marseille lundi 04 Avril 2005
Escale Munich

Mardi 05/04
Arrivée à Beijing (Pékin) à 09:45. Songhe hôtel 11:45 / Palais du ciel (temple of heaven)
Place Tien’anmen. La plus grande place au monde, folie d’un communisme délirant. Sur un des monuments il reste le seul portrait de Mao dans le pays. 16 M hab.

Mercredi 06/04
Visite fabrique vases cuivre cloisonnés. Grande Muraille. Voie sacrée. Tombeau Ming de Changling, voie des esprits.
Théâtre traditionnel Liyuan de Pékin. Marché traditionnel populaire, lampions rouges, grillades d’animaux étranges.

Jeudi 07/04
Cité interdite. Palais d’été. Perles de culture eau douce. Rue commerçante populaire. Restaurant canard laqué
Train de nuit. 800 km. Départ 21:08

Vendredi 08/04
Arrivée 08:30 Luo Yang, Peony Hotel. Ville des pivoines, 6 M hab. Une des anciennes capitales.
Temple du cheval blanc . Sous la pluie froide : He Nan Deng Feng, collège Wu Shu, ècole d'arts martiaux, démonstration.
Temple Shao lin. Forêt des stûpas. (Internet à l’hôtel).

Samedi 09/04
Grottes de Longmen, le long de la rivière Yihe. 1350 grottes et 750 niches. Grand Bouddha de 17 m.
6 h de train de Luo Yang à Xian.(Si-en)

Dimanche 10/04
Armée de terre cuite des 6000 guerriers du premier empereur Qin Shi Huang Di.
Musée d’histoire provincial Shaanxi. Jets d’eau Pagode des oies sauvages. Dîner spectacle danse Tang et musiques, ravioli, Shaanxi

Lundi 11/04
Jardin de la Petite pagode de l’oie sauvage. Vélo sur les fortifications ( 14 km).
Vol de Xian vers Xianyang, Shanghai, 1h40, 1300 km. Pluie

Mardi 12/04
Visite du Bund, le long de la rivière. Jardin du Mandarin Yu. Temple du Bouddha de Jade

Mercredi 13/05/2005
Retour vers Frankfort, puis Marseille. 21 h de voyage…

 

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Liens

 

Il existe évidement une multitude de liens sur Google...

Pas de liens à maintenir

  

© Christian Couderc 1999-2007     Toute reproduction interdite sans mon autorisation

Merci aux journalistes qui pillent sans vergogne mon site,
d’avoir au moins la courtoisie de citer leurs sources…

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