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Chaîne de réception décamétrique
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Introduction |
Maj : 30/06/08
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Cette page ne concerne que les transmissions en décamétrique. Elle est elle-même un sous-ensemble de la page plus générale, traitant de tout l'ensemble des moyens radio du bord, incluant VHF, GSM et Internet mobile, satellite :
Réception radio et
communication à bord ![]()
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| Nous allons maintenant décortiquer toute la chaîne
de réception afin d'optimiser la qualité du signal reçu
et donc au final obtenir une carte exploitable ou un bulletin phonie compréhensible. Le sujet est complexe, chaque chapitre important sera découpé en pages annexes pour ne pas trop alourdir les chapitres. Il s'agit bien d'une chaîne, ce qui veut bien dire que la résistance de l'ensemble dépendra du maillon le plus faible. Pour nous, ce sera la qualité finale de réception qui dépendra du maillon (un des ensembles suivants) le plus faible. Pour donner un exemple, avec un superbe récepteur professionnel coûtant le prix d'une petite voiture, si vous écoutez à une heure et sur une bande inadaptées, avec une mauvaise antenne, vous n'obtiendrez que des parasites ! Il faudra donc soigner la totalité de la chaîne pour obtenir le bon résultat escompté. |
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Le premier élément de toute réception est l'existence d'un signal à écouter. Pour cela il faudra se munir d'une liste de fréquences et des horaires de diffusion. Les ouvrages Kingenfuss en version papier sont parfaits et décrivent toutes les cartes émises, avec heures et fréquences des émetteurs et types d'émission. Voir les liens sur ces documents de référence indispensables à bord. Les signaux utiles pour le décodage météo sont en décamétrique, toujours en USB.
Il faudra donc écouter au bon moment, il n'est pas toujours possible d'être disponible pour lancer le bulletin il faudra donc utiliser certaines astuces pour que ce lancement soit automatique et sans faille. Certains logiciels détectent à peu près le départ et la fin du bulletin, mais c'est aléatoire si le signal est bruité. Une note complémentaire décrira une réalisation hardware se verrouillant à mieux que 90% des cas.
Le problème
de l'heure du bulletin, déclenchement de la réception
Un bulletin fax est assez bref, il ne dure que quelques minutes et il ne faut pas manquer le début. Si ce moment est inopportun, sommeil, manœuvre d'urgence, mauvais temps obligeant de barrer, ébats amoureux, le bulletin est perdu. Il faut mettre au point un protocole d'enregistrement et de restitution.
Il faut déclencher la réception et l'allumage du récepteur et enregistrer la séquence.
A la mise en ligne de cette page, j’avais écrit que pour l'enregistrement, un simple magnétophone à cassettes suffisait, en adaptant bien les impédances pour une qualité parfaite. Depuis les magnétophones à cassette ont disparu au profit des enregistreurs à mémoire MP3, mais la transition n’est pas triviale ! Les modèles d’entrée de gamme ont un taux de compression très élevé et une très petite bande passante, c’est surabondant pour les sons médiocres qu’affectionnent les ados, mais cela interdit un enregistrement de qualité et la restitution peut poser problème au décodeur. Regardez les caractéristiques techniques pour savoir ce que vaut le matériel.
Détail pratique : Un relais à auto collage (réalisé avec un simple transistor MosFet) est déclenché par un petit réveil modifié. C'est très simple en aiguillant le fil de la sonnerie soit sur le buzzer d'origine, soit vers une prise extérieure par un inverseur.
Ce bricolage donne une tension de 12 V qui alimente à la fois le magnétophone et le récepteur. Le montage le plus simple impose un arrêt manuel. Une petite amélioration rajoutera un temporisateur réglable pour arrêter la bande à la fin du bulletin. Un arrêt provoqué par la fin de la transmission est plus compliqué car les stations ont des protocoles de transmissions assez variés. L’arrêt se fait en détectant une absence de signal utile pendant une minute.
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Une fois que vous savez quoi écouter, il faudra une antenne pour recevoir
le signal. C'est l'élément suivant de la chaîne, en effet
nous ne pouvons rien sur la qualité du signal émis, nous supposerons
d'après le chapitre précédent qu'il a été
judicieusement choisi.
Sur un voilier il n'est pas question d'utiliser des aériens évolués
comme en radio amateurisme, accordés sur des bandes étroites et
orientables. Nous ne pourrons utiliser que des fils ou fouets, toujours beaucoup
trop courts pour les longueurs d'ondes utilisées de plusieurs dizaines
de mètres. Ces modestes antennes doivent être néanmoins
les plus longues possible, bien isolées et dégagées au
mieux des éléments conducteurs ce qui n'a rien d'évident
sur le bateau. Le brin sera ensuite accordé suivant la fréquence,
les deux notes développent comment. Sur le bateau, deux cas se présentent
suivant que l'émission existera ou non.
Avec
un émetteur-récepteur BLU
Avec un émetteur installé, l'antenne sera très évoluée,
soit un grand fouet de quelques mètres à l'arrière, soit
le pataras isolé ou un câble le long d'un hauban spectra. Une boite
d'accord télécommandée permet d'ajuster l'accord pour chaque
fréquence. Si l'antenne ne sert que pour la réception, cela sera
beaucoup plus simple.
Boîte d'accord automatique indispensable avec un émetteur BLU :
Boîte d'accord d'antenne décamétrique
Avec
un simple récepteur
S'il n'y a pas d'émetteur BLU, les contraintes sont plus légères
pour une simple réception
Préamplificateur d'antenne pour un simple récepteur :
Antenne de réception active ![]()
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Le meilleur signal possible provenant de l'antenne est maintenant amené au récepteur. Le récepteur est évidemment un élément très critique de la chaîne. Il y a une grande dispersion dans les récepteurs, du pire au meilleur, avec des facteurs de prix énormes. Ne vous faites pas trop d'illusions, avec un récepteur médiocre, les résultats seront à la hauteur. S'il est déjà installé, il faudra faire avec et vous ne pourrez pas grand chose pour l'améliorer, sauf à le faire réaligner. Si vous faites le choix d'un neuf, ne vous trompez pas en fonction du budget disponible.
Dans un premier temps, cette page ne parlera que des récepteurs, par
la suite elle sera complétée par une étude des émetteurs
récepteurs ou tranceivers. Vous trouverez les comparatifs sur les récepteurs
dans les Liens réception
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La sortie BF ne sera jamais prise sur le haut-parleur car elle dépendrait
du réglage du potentiomètre de volume. Il faut toujours
récupérer le signal au point chaud du potentiomètre,
il aura un niveau sensiblement constant après la cellule de détection.
Pour l'écoute radio simple, utilisez un petit baffle de qualité,
disposé près de l'oreille à la table à cartes
pour éviter de faire hurler dans tout le bateau et surtout pas
le médiocre petit haut-parleur d'origine. Une entrée pour
le jack casque est indispensable pour l'écoute ne nuit quand l'équipage
dort. |
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Après avoir bien réglé les filtres, la fréquence et choisi le bon signal, nous obtenons maintenant une modulation qui semble propre à l'oreille, c'est à dire exempte de parasites, elle paraît donc décodable. Avec de l'habitude, l'oreille se forme, et la simple écoute vous renseignera sur le type et la qualité de la carte qui sera décodée. Les musiciens ont une réelle supériorité dans ce domaine. Ce signal sera envoyé par un petit câble BF au démodulateur.
Une fois la bonne station et la bonne heure sélectionnées, nous avons obtenu un signal BF de qualité sur le haut-parleur, et donc sur la sortie BF à niveau constant du récepteur. Il faut maintenant mettre en forme et démoduler ces signaux, en enlevant les bruits parasites et en extraire l'information grâce au démodulateur. Il est préférable que ce démodulateur ait un niveau réglable par potentiomètre à tournevis, pas par bouton qui peut se dérégler accidentellement. Le niveau sera ajusté une fois pour toutes en fonction du récepteur.
Il y a maintenant deux approches possibles pour le traitement.
Démodulateur
intégré
Le boîtier démodulateur fait tout le travail, il ne reste plus alors qu'à brancher un simple terminal pour lire le bulletin.
Démodulateur
logiciel
Soit le démodulateur ne fait que mettre le signal au propre en générant des signaux calibrés, envoyés en série ou maintenant USB, qui seront interprétés par un programme dédié tournant sur le PC. Cette deuxième méthode sera préférée car elle est beaucoup plus souple et demande moins de travail. Le démodulateur est alors simplifié et généraliste, purement électronique.
Note annexe : Démodulateurs
simples et évolués ![]()
Le démodulateur a transformé ce signal audiofréquences en signal numérique qui est envoyé directement au port série d'un pc portable qui exploitera le logiciel de décodage. Il existe de très bons logiciels sous dos et Windows pour décrypter les diverses cartes. Il n'y a que l'embarras du choix, j'en ai testé des dizaines, ils sont excellents pour la plupart et diffèrent par leur ergonomie.
Page annexe : Utilisation
du PC à bord ![]()
Toutes les conditions sont maintenant réunies pour obtenir de superbes
cartes à l'écran. Une petite imprimante à jet d'encre permettra
de tirer les cartes en A4 pour une consultation agréable et prendre des
notes.
Les excellents bulletins décamétriques de Saint Lys Radio ne sont
malheureusement que du passé. Il reste seulement en Méditerranée
la station de Monaco qui conserve la tradition d'une émission parfaite
faite par des professionnels, mais elle devrait aussi bientôt disparaître
Toutes les stations ferment les unes après les autres, la réception
d'excellentes cartes affichées sur le PC portable ne sera bientôt
que du passé.
Page annexe : Décodage des
fax météorologiques en décamétrique
Les liens font l'objet d'une page à part, liens
réception
L'émission réception en BLU est en déclin complet depuis
la disparition des grandes stations de communication, comme Saint Lys radio
en France. Il ne sert maintenant que pour contacter les copains navigateurs
hors de la courte portée de la VHF.
Ce mode très agréable et performant a disparu en peu de temps,
remplacé par le satellite pour la phonie et l'Internet.
La communication satellite est très performante, l'essor sera très
important dans les années à venir, mais ce sera extrêmement
onéreux pour le plaisancier.
Le courriel
BLU
Le courriel à bord par décamétrique est maintenant très
répandu dans les eaux US, mais pas sur les côtes françaises,
car les infrastructures n'existent pas. De plus, la réglementation n'est
pas claire pour nous, ce nouveau mode n'a pas encore été encadré
par les autorités, les règlements de Colbert ne l'avaient pas
prévu, c'est le grand flou entre ce qui est légal et ce qui ne
l'est pas...
Pour trafiquer aux Antilles, avec un bateau sous pavillon français, il
faut une licence US ou Australienne, avec un tranceiver travaillant sur des
bandes non autorisées par notre administration. Ce matériel étant
illégal pour nous, il y aura infraction en cas de contrôle par
les autorités.
La rumeur à confirmer annonce la mise en place d'un système de
courriel (Monaco Radio) qui pourrait changer le déclin inéluctable
de la BLU. Je traiterai en détail ces applications si cela se concrétise.
Le débit est lent, ne permettant que le courriel, mais le système
fonctionne parfaitement bien, avec l'avantage d'être actif 24h/24. En
fonction de la position du bateau et de l'heure (lues sur le GPS), ainsi que
des données passées par les stations, le modem intelligent détermine
quel est le meilleur canal et la meilleure station. Il programme le blu, la
boîte d'accord et établi automatiquement la communication. C'est
donc un système très évolué.
Il va lire le courriel à chaque intervalle programmé et signale l'arrivée
d'un courriel par le clignotement d'une led sur le boîtier.
Pour envoyer, c'est très simple, le message est composé sur le
PC, déposé dans la boîte d'envoie et il n'y a plus rien
à faire.
Un fichier log permet de confirmer l'heure de l'envoi réel, un rapport
d'acquittement étant transmis par la station.
Il faut suivre l'évolution de cette technologie qui marche parfaitement
au large et ne nécessite pas l'investissement lourd du satellite, bien
plus rapide mais bien plus onéreux.
Le matériel
pour trafiquer en BLU
La réglementation Française a changé depuis que les stations BLU maritimes ont toutes été fermées, la licence d’émission marine n’est plus obligatoire. C’est une situation absurde car sans licence amateur vous ne pouvez légalement plus transmettre en BLU depuis un bateau sous pavillon Français.
La BLU est maintenant balayé par le satellite et serait tombé en désuétude si elle n’avait repris vie avec le courriel décamétrique traité plus loin. Dans ce flou réglementaire, il est donc possible de s’équiper à bord d’un excellent matériel japonais, dix fois moins cher que les anciens matériels homologués.
Les matériels amateurs sont des bijoux gros comme un autoradio sortant 100 watts sur toute la bande décamétrique à des prix autour de $700 chez les meilleurs dealers US.
Il faut faire toutefois attention, les matériels amateurs ne sont pas tropicalisés et résistent très mal à la corrosion marine. Il est donc préférable de s‘orienter plutôt vers un matériel plus gros mais à vocation marine qui ne tombera pas en panne après une saison de navigation.
Il faut consulter les leaders classiques de ce marché, Icom, Yaesu, Kenwood et Alinco qui tous offrent de très beaux matériels.
Il faudra évidemment une antenne de qualité, traitée dans
la note annexe : Boîte d'accord en émission décamétrique.
Les modems utilisés pour le trafic courriel BLU sont excellents,
ils sont cités dans les liens réception.
Masse, terre et négatif
Attention, lors du choix, certains matériels proposent une masse radio isolée des polarités du bord, que l’on peut soit relier classiquement au négatif, soit au positif comme les vieux matériels anglais, soit seulement à la « terre » de la boîte d’accord et à la plaque de masse.
Le choix n’est pas trivial et demande une réflexion, chaque solution a des effets pervers.
Si vous n’avez pas un bateau métallique, la masse au négatif sera préférée.
Pour un bateau métallique, il n’y a aucune bonne solution, la moins mauvaise étant la masse à la terre isolée, mais cette notion d’isolement est très relative !
Il reste aussi le Navtex, procédé très particulier mais
assez limité. Il risque de connaître un renouveau avec son absorption
dans le nouveau système "Global maritime Distress and Safety System "
(GMDSS), décrit en page VHF.
C'est aussi un mode de réception décamétrique, il peut
être décodé avec un démodulateur généraliste
comme décrit au-dessus et un logiciel adapté, mais le plus souvent
ce sera fait par un matériel spécialisé.
Le Navtex est développé dans cette page : Le
décodage du Navtex ![]()
La réception décamétrique est bien compromise dans les années à venir, toutefois si des modes comme le courriel BLU se mettent en place, je développerai les parties concernées en ajoutant les pages nécessaires.
Cette page ne contient aucun lien externe à maintenir
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