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La cartographie numérique évoquée ici est ce qui évolue
le plus vite dans l'électronique marine.
N'hésitez pas à critiquer, à me signaler les oublis et
erreurs, faire part de vos expériences...
Cette page sur les logiciels de cartographie vous semblera toujours incomplète
et la moins objective du site (c'est vrai!), car le meilleur logiciel au monde
pour vous sera toujours celui que vous avez acheté et (souvent le seul)
que vous connaissiez. Ayez donc la curiosité d'en tester d'autres.
Remarque 1 :
Cette page comporte des échantillons de recopie d'écran,
1024*768, pour les diverses cartographies. Pour occuper le moins de place possible,
ces images ont été très fortement comprimées, mais
pas à 50 ko comme sur tout le reste du site, j'ai du passer à
100 ou 150 ko pour garder une dégradation
acceptable.
L'image originale est évidement bien meilleure sur l'écran d'exploitation.
J'ai souvent choisi le Vieux Port de Marseille comme exemple.
Remarque 2 :
Les esprits curieux, qui impriment ces divers échantillons, remarquent
que le parallèle 43°18N et le méridien 5°22E ne sont jamais
situés au même endroit sur ces cartes ! Ces écarts sont
très importants.
Cela prouve qu'il faut lire avec grand soin le référentiel de
la carte utilisée et pour éviter en rase-cailloux au traceur GPS
(réglé sur un autre référentiel) de se retrouver
au sec...
Je compléterai aléatoirement (méthode scientifique du saupoudrage pifométrique) ces chapitres au fur et à mesure de l'évolution rapide du marché.
Un aparté : Attention à Vista ! ![]()
Les PC actuels sont livrés avec Vista, cela pose d’énormes problèmes, beaucoup d’anciens logiciels XP ne tournent plus.
Vérifiez sur le site des fournisseurs de vos logiciels s’il y aura des versions compatibles ou des mises à niveau payantes.
Voici quelques exemples :
Maxsea version > 12.6 et seulement si Vista est installé d’origine !
Incompatibles : CMAP, NavneNet, PC Selector… et toutes les versions anciennes d'avant 2008.
Le GPS étant devenu très précis, chaque plaisancier veut vérifier le sien et se colle sur un repère parfaitement défini dans les documents, le feu d'entrée du port par exemple, et pointe la position très exactement sur la carte. La déception et cruelle quand il découvre un écart d'une centaine de mètres, alors qu'il s'attendait à planter la pointe de son compas au milieu du filament de l'ampoule.
Avant de renvoyer le GPS au fabricant avec une lettre d'insultes il faut réfléchir à cet écart.
Le système GPS modélise la surface terrestre en petites zones dont les coins sont calibrés par de complexes corrections. Il fournit une sorte de grille plane que nous superposerons virtuellement à notre carte. Il faut donc aligner les deux pour nous positionner sur la carte. Le problème vient du fait que l'hydrographie et la cartographie ont une culture très ancienne, alors que le GPS est très jeune. Les cartographes utilisent des référentiels et des normes très diverses suivant le pays d'origine, par exemple l'observatoire de Paris pour les Français, celui de Greenwich pour les Anglais, la case du sorcier au Bouroundi, chacun a son zéro centre du monde. C'est pour cela que vous trouverez des coordonnées différentes d'un point caractéristique sur des cartes de diverses nations. Vérifiez la référence (parfois très discrète !) de chaque carte ainsi que sa date. Les cartes évoluent à partir de bases anciennes, avec des erreurs et imprécisions. La cartographie est très vivante, chaque nouvelle carte améliore la précédente.
Notre SHOM, après quelques errances utilisant une référence exotique Euro 50, a décidé de passer à la norme mondiale WGS 84 pour toutes les nouvelles éditions à compter de 2001. Cela simplifie grandement l'interprétation, car les corrections de datum du GPS si le référentiel n'est pas le WGS 84 sont pénibles. Attention, il faudra encore très longtemps avant que toutes les cartes soient corrigées et recalibrées sur le référentiel WGS84, il y a de très grosses erreurs en particulier en zones tropicales, les passes sont parfois décalées de plusieurs centaines de mètres.
N'hésitez pas à renouveler vos cartes en version papier et informatique, celles du SHOM sont excellentes bien qu'onéreuses, et si vous naviguiez encore avec la version qu'utilisait Christophe Colomb en côtière, recopiée à la plume d'oie par un vieux moine aveugle, vous risquez de douter de votre GPS
N'oubliez pas que les cartes du SHOM sont copyrightées, la copie est donc illégale, cela est différent pour les cartes US.
Toutes les nouvelles cartes donnent l'écart au WGS84 et vous positionnent très exactement (voir remarque 2 au-dessus ).
Exemple : A Marseille la correction en latitude et en longitude est de l'ordre de 0.6 minute soit une centaine de mètres "Nord " et "Est " ce qui n'est absolument pas négligeable en portant son point sur une carte de détail.
Naissance de la cartographie sur CDRoms en 1990
Les débuts de la saga : J'avais acheté très
cher à leur sortie les premiers CD Maptech. Il s'agissait d'une vraie
révolution ; il n'y avait quasiment encore aucun cd non audio disponible
; les lecteurs du moment en 2X étaient du grand luxe ; "raconte
nous encore pépé quand il n'y avait même pas une Mobylette
dans la cité... ". Windows n'existait pas, la lecture se faisait
sous Dos seulement, les loups rodaient la nuit dans les rues du village aux
humbles masures... ".
Les deux cd historiques, qui étaient vendus par Maptech pour la Méditerranée,
comportaient la collection complète des cartes américaines. La
zone couverte par la centaine de cartes à toutes échelles est
en gros :
Méditerranée W : De Gibraltar à Marseille et Baléares.
Méditerranée
E : De Marseille à la Sicile, Corse et Sardaigne.
La numérisation est faite à partir des cartes papier
imprimées et non des fichiers électroniques originaux destinés
aux traceurs pour réaliser le master papier. Elle est en noir et blanc,
mais la qualité aurait pu être plus soignée pour éliminer
des bruits parasites (on voit la trace de la pliure sur la carte !).
Le principe adopté par Maptech est étrange. La carte papier entière
est scannée en bitmap "propriétaire", puis découpée en petits
carrés en nombre variable suivant les cartes, environ en 10 colonnes
par 10 lignes (de 30 à 144 morceaux). C'est un format presque BSB avec
une petite variante exotique pour des raisons de copyright.
Les éléments sont repérés suivant leurs coordonnées,
en commençant par le coin Nord Ouest, noté NW (ce n'est pas une
faute d'orthographe, W pour West a toujours été utilisé
traditionnellement pour l'abréviation de Ouest) :
A01, A02,
, A10 (Bande supérieure de la carte)
B01, B02,
, B10
.
J01, J02,
., J10 (le dernier est le coin Sud Est)
Quand ce curieux système à été adopté
en 1990 il était révolutionnaire, c'était le tout premier
format de carte scannée disponible. Les PC du moment n'avaient que très
peu de mémoire et étaient incapables de traiter de gros fichiers
BMP de quelques de Megaoctets. Le Dos ne laissait que 600 ko de mémoire totale.
Chaque petit morceau d'image affichée occupe de 30 à 150 ko. Le
BSB est une forme de BMP, c'est à dire que chaque pixel d'information
est codé sur un bit, blancs compris.
Je m'étais amusé à reconstituer la carte complète
en recollant les 100 bouts par un petit programme en C qui bricolait un peu
les en-têtes pour faire un seul vrai BMP et "plotter " la position
donnée par les tous premiers GPS au travers d'un automate.
Je sais que cela semble dater de Christophe Colomb, mais à l'époque
il n'existait pas encore de traceur avec des cartes en cartouches...
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Uniquement pour sa valeur historique ! |
Utilisation de cette cartographie historique Maptech : Pour exploiter ces CD de cartographie, deux programmes étaient vendus, Maptech Pilot et Pro. Ils permettaient d'exploiter les cartes et recevaient l'entrée série GPS en NMEA183. Ces deux anciens programmes fonctionnaient bien mais leur ergonomie DOS était rustique. Le passage à la frontière d'une carte était mal géré, il fallait aller chercher manuellement quelle nouvelle carte pour la charger. Les logiciels actuels savent gérer ce format historique. Ces cartes en quasi monochrome sont maintenant évidement périmées.
Fin de la section archéologie…
Cartographie NOAA Maptech actuelle
Maptech a acquis depuis une grande expérience depuis les
débuts et les nouveaux produits sont toujours au meilleur niveau du marché.
Les nombreux CD actuels sont superbes mais
chers.
La couverture a été bien étendue depuis les premières
versions. Voici l'exemple pour la Méditerranée.
Voici ici le catalogue
complet de toutes ces 374 cartes (fichier texte 18 ko)
CP 33 : Espagne, Gibraltar, Maroc, Portugal, Madère, Canaries,
Acores
CP 34 : Méditerranée Ouest, Corse, Sardaigne, Baléares
CP 35 : Méditerranée Centrale, Italie, Sicile, Adriatique, Tunisie
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Un exemple NOAA Maptech sous Ozi : "Ports de Marseille " |
Détails techniques pour les curieux : Le format Maptech
est maintenant devenu le PCX, il conserve le découpage historique de chaque
carte en petits morceaux.
Dans la directorie des cartes apparaissent deux types de fichiers. Les ".MAP "
sont les pointeurs physiques des cartes, qui peuvent rester sur le CD si le
disque dur est petit. Les ".MVH " sont les marqueurs des actions
précedentes sur les cartes qui ont été utilisées.
Liens dans le chapitre logiciel de navigation Maptech
L'arrivée des cartes sur CD peu après le GPS fut une révolution pour les fanatiques du sextant comme moi. Je l'ai mis en service aussitôt via les premiers portables et divers automates en 1990.
J'ai maintenant une autre approche, pour fiabiliser la navigation. En plus des cartes papiers, j’utilise divers systèmes indépendants.
Cartographie vectorielle en cartouche sur un traceur spécialisé, fixe à la table à carte. C'est le système principal, le plus fiable, antenne GPS sur un petit matereau à l'arrière.
Doublé par un GPS indépendant avec traceur, cartographie vectorielle en cartouche (Garmin 76) pour opérer en autonome et sur l'annexe. Il est encore plus fiable car son antenne GPS est incorporée, ce qui fait une source de panne de moins (ni connectique, ni long câble). Il permet de marquer et retrouver les spots de plongée. Les quatre accumulateurs NiMh R6 lui donnent une autonomie de plusieurs heures.
Triplé par un PC portable. Il est alimenté par un deuxième GPS indépendant, avec une autre antenne de balcon. L'affichage couleur de grande taille est somptueux, mais le système est moins fiable et moins robuste en conditions difficiles que le traceur intégré. Windows s’est souvent planté, pour des raisons très diverses, inexplicables ou par fausse manipulation des outils de navigation dans l’urgence des moments critiques. Autres défauts, il est long à lancer et demande beaucoup de manipulations incompatibles avec un ciré ruisselant et un besoin rapide d’information, alors que le traceur intégré n’a besoin que de l’alimentation et supporte bien l’humidité. C’est le système parfait pour préparer ses navigations au mouillage, en exploitant les innombrables cartes sur CD et DVD.
Quadruplé par un Pocket PC sous Ozi Ce, liaison Bluetooth avec un troisième GPS indépendant, à l’abri à l’intérieur, sans antenne externe (il a une réception très sensible). Une prochaine page détaillera ce dispositif ultra portable (et ultra fragile et peu fiable), consultable depuis le cockpit ou le filet trampoline à l'avant par petit temps. L’affichage est très petit et les cartes BMP peu lisibles (il n’y a pas de logiciel exploitant le vectoriel sous Windows CE).
Ce gadget fonctionne seulement quand il en a envie, mais impressionne fortement le visiteur béotien.
Il sert surtout à la navigation routière dans la voiture, et pour distraire l’équipage avec ses multiples jeux.
Les deux grands principes de cartographie
Indépendamment des systèmes et projections, les cartes informatisées existent en deux grandes familles de formats, basées sur des principes très différents.
Les cartes anciennes en "bit mapping"
C'est de la numérisation simple de cartes papiers. L'inconvénient du bmp est que tout est sur le même plan, il est impossible d'effacer sélectivement les lignes de sonde, les noms, etc. , de changer les couleurs des éléments... Les fonts sont à taille fixe et la taille des textes dépend évidement de l'échelle de lecture. Cela équivaut à une "photo " d'une carte papier, c’est un ensemble de points, groupés en lignes et colonnes, possédant chacun une couleur. Les bmp prennent beaucoup de place en mémoire.
C'est le format historique de la cartographie issue du papier, mais il est en fin de vie.
Les nouvelles cartes vectorielles
La fabrication des fichiers est beaucoup plus complexe, toutes les cartes ont été ressaisies à la main sur table graphique par les cartographes. Chaque type d'information est sur un plan différent, comme un empilment de calques, tout peut donc être paramétré, affecté à une couleur ou éliminé. C'est l'avenir de la cartographie car les possibilités sont illimitées. La compression des données est très efficace comparée aux bmp, il est possible de rentrer beaucoup plus d'informations dans un volume identique. Une banque de données peut ainsi très facilement générer des cartes totalement différentes suivant les besoins marketing. Chaque famille de données (les diverses couches) peut être traitée pour s'adapter au résultat demandé, aux possibilités d'affichage, au volume disponible... Des améliorations ponctuelles, en augmentant le détail ou en corrigeant une zone intéressante, peuvent être ajoutées en permanence sans metttre en péril les données et les cartes les exploitant.
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Le vectoriel est le format d'avenir
pour la cartographie numérique.
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Début 2001, la majorité des logiciels de cartographie
exploitait uniquement les anciens formats de données en bmp. La diffusion
des cartes vectorielles change tout, et les nouvelles versions des outils de
cartographie intégreront directement les formats vectoriels.
Cette page suivra les mises à jour des produits majeurs.
Choix de l'écran de visualisation
Dans tous les cas, les cartes seront vues sur l'écran lcd d'un traceur ou d'un PC. Choisissez suivant votre utilisation.
Affichage
sur écran monochrome
Plus il est éclairé, meilleur est le contraste. Le lcd monochrome est très bien visible en extérieur à la barre par grande lumière à cause de sa technologie réflective. En contrepartie, en faible lumière à la table à carte, le contraste est très médiocre et il se voit mal. Le rétroéclairage est faible et consomme très peu d'énergie, mais cet ancêtre a maintenant totalement disparu sur les PC portables, la mode étant à la couleur seulement.
Affichage
sur écran couleur
C'est évidement le contraire. Le lcd couleur se voit parfaitement à la table à carte avec son puissant rétroéclairage, et d'autant mieux qu'il fait sombre (transflectif, éclairé par un panneau en transparence). Il peut afficher beaucoup plus d'informations en jouant sur les couleurs. Les anciens sont invisibles en plein soleil et ne seront pas utilisés à la console de barre, mais de nouvelles technologies ont produit des modèles maintenant superbes. Le prix et la consommation (rétroéclairage) sont plus élevés qu'en monochrome, c'est la rançon du luxe
Utilisation d'un PC portable
Traité dans la page sur les PC
portables ![]()
Utilisation d'un PC ou un palmtop Wi-Fi + Bluetooth
Les petits agendas de poche, qui n'étaient que des jouets au début, deviennent très puissants avec des affichages remarquablement fins, mais très petits. Ils acceptent des cartes mémoires de très grosses capacités et ont des processeurs assez rapides pour exploiter les cartographies PC.
Ils sont en liaison Wi-Fi avec le PC de la table à carte et en Bluetooth avec un GPS indépendant.
Ils vont faire l'objet d'une prochaine page qui détaillera les remarquables possibilités de ces systèmes ultra portables et ultra fragiles.
Il y sera question des cartographies marines, géographiques terrestres et routières.
De très intéressants prototypes de tablettes PC bluetooth étanches et robustes ont commencé à être présentés dans les salons mondiaux PC en 2004, mais ils n’ont pas encore eu de distribution grand public. Ces matériels parfaits pour le cockpit vont bientôt se retrouver sur tous les catalogues des shipchandlers.
Voir aussi les pages complémentaires
GPS ![]()
Les superbes cartes SHOM, numérisées en bit mapping par Bayo pour
Fugawi ont été éditées sur CD en 1999 pour la première
édition. Le prix de chaque carte était de 60 €, soit le prix de
quatre cartes papier seulement. Ces cartes étaient un très bon
investissement !
Elles peuvent être exploitées par tous les logiciels.
Il existait 9 CD pour les côtes françaises dont 3 pour la Méditerranée.
Curieusement la couverture a été limitée aux côtes
françaises proches. Les cotes sud Espagne et Italie, Maroc, Tunisie,
Baléares et l'Est de la Sicile ne sont pas couvertes. Il faudra donc
compléter les cartes Shom sur les zones manquantes par d'autres.
Couverture des 3 CD sous licence Shom, pour la Méditerranée :
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Un exemple, dégradé par la compression, d'une de ces
cartes |
Voir les liens plus bas, dans le chapitre sur le logiciel Fugawi
La pénurie en 2001 !
Ces très bons CD bmp ont été retirés de la vente en 2001, car le prix de vente des cartes papier originales du SHOM était beaucoup plus élevé que celui des cd. La pénutrie a engendré le piratage...
Les cigales
qui ont commis l'erreur de ne pas les acheter quand c'était possible
cherchent une fourmi laborieuse ayant engrangé les provisions avant la
disette
Le retour verrouillé en 2002 !
Après cette période d'errance, de nouveaux accords ont été passés avec le SHOM. Tous ces CD sont à nouveau disponibles. Le prix a toutefois explosé, certainement à cause de l'arrondi multiplicatif en passant du Franc à l'Euro... Attention toutefois aux compatibilités avec tous les logiciels de navigation, qui ne connaissent pas tous ce nouveau format exotique fait pour Fugawi 3.
Les américains éditent aussi un très riche
portefeuille des cartes NOAA. La couverture est très grande et ils connaissent
même nos côtes françaises. Echantillons téléchargeables.
Exemple des cd pour la Méditerranée édités par Softcharts
:
133 cartes France et Corse $379 : softcharts.com...Region220.txt
127 cartes Espagne et Portugal $379 : softcharts.com...Region223.txt
105 cartes Tunisie à Maroc : softcharts.com...Region224.txt
66 cartes Grêce $249 : softcharts.com...Region201.txt
16 cartes Routiers $50 : softcharts.com...Region250.txt
Nous avions acheté ces excellents CD en
juin 2001. La qualité est identique à celle du shom (voir exemple).
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Un exemple NOAA Softcharts sous Ozi : "Ports de Marseille "
: |
En septembre, la suite de la couverture Antilles a été complétée par:
| Map_sc10_puertorico | Map_102_us_mexic | Map_103 _cuba_cayman |
| Map_104_bahamas_bermuda |
Map_105_N_carib | Map_106_ES_carib |
| Map_107_panama_brazil |
Le portefeuille de cartes du bateau s'est progressivement beaucoup gonflé et représente maintenant des dizaines de CD couvrant toutes les mers du monde sous tous les formats, mais la facture a été lourde à digérer....
Cartes téléchargables
En introduisant l'eMap, Garmin a trouvé une bonne solution pour gérer
les cartes vectorielles (et bitmaps) sans l'inconvénient d'un lecteur
de CDRom peu fiable à bord. Le principe est d'implanter une grande zone
mémoire flash sauvegardée dans le lecteur de cartes
ou le GPS traceur et de transférer une fois pour toutes les cartes vectorielles
pour sa région de navigation. Ces cartes sont achetés sous formes
de CDRoms ou par Internet, puis chargées depuis un PC par le
bus avec un code de déblocage spécifique au numéro
individuel du GPS .
Il existe maintenant divers formats téléchargeables, dont le Bluechart.
Le fonctionnement est parfait, mais Garmin pratique une politique de prix déraisonnable
sur ses cartes.
Garmin Marine : garmin.com/marine
J'en ai rêvé, mais personne ne voulait le faire...
Il ne faut pas toutefois se faire d'illusions, les traceurs avec
cartographie marine téléchargable depuis un PC vont mettte du
temps à se répandre.
La raison est évidente, c'est un peu suicidaire pour un constructeur.
Il est très simple de réaliser industriellement une cartouche
propriétaire, quasiment impossible à pirater pour l'amateur basique.
Une telle cartouche vendue dans les 300 € est une mine d'or pour le constructeur.
Il est par contre impossible de protéger un cd par une quelconque astuce
de gravure ou par un code de déblocage affecté à un numéro
de série d'un lecteur. Toutes ces protections se contournent rapidement,
les pertes seraient considérables pour le constructeur fou qui laisserait
pirater ses données dans le domaine public.
Cela est très regrettable pour l'utilisateur honnête qui rêverait
d'un traceur avec une grose mémoire flash de quelques Go, les prix sont maintenant dérisoires, dans lequel
il pourrait transférer les cartes choisies de la future zone de navigation
avec un simple PC depuis sa collection de cd.
Les couvertures terrestres sont différentes, la diffusion est beaucoup
plus grande. Les cartes terrestres sont vendues moins chères que les
marines, les constructeurs sont plus enclins à les diffuser. La concurrence
fait rage pour la couverture du territoire US. Il faut bien faire la différence
entre les options marketing pour ces deux lignes de produits Le fait que les
atlas terrestres téléchargables par cd sur traceurs existent pour
les US, ne signifie pas que l'équivalent marine sortira (légalement)
pour les côtes européennes.
Le cd de cartes téléchargable dans un traceur est maintenant
répandu en terrestre, attendons les sorties en marine. Le Bluechart commence
à combler le vide, mais à des prix déraisonnables. Il faut suivre l'actualité.
Garmin pratique une politique de racket avec ses mémoires propriétaires à prix inacceptables.
Une telle politique ne peut que favoriser le piratage, c'est devenu une activité
intense autour de la famille Garmin. Les autres marques comme Magellan sont
moins touchées car de diffusion plus réduite que Garmin
qui domine largement le marché.
Evaluation des logiciels de cartographie et de navigation
En 1990, l'analyse de produits était simple, il n'y avait que Maptech sous DOS, à la diffusion très confidentielle. J'ai été leur premier client français et les premières années, je n'ai connu aucun autre plaisancier qui l'utilisait, hormis évidemment les coureurs médiatiques sur les superbes bateaux de course sponsorisés. Maintenant, les PC portables envahissent tous les bateaux, le marché des logiciels de navigation s'est considérablement ouvert et il y a une demi-douzaine de très bons outils en vente, une douzaine de médiocres et une multitude de mauvais à encore pire.
Je vais essayer de citer les principaux, mais mon jugement ne peut avoir aucune
objectivité. Si vous avez acheté très cher au hasard d'un
salon, le plus minable des logiciels, vous aurez investi avec les cartes deux
mois de SMIG (soit deux secondes de salaire d'un footballeur débile),
vous ne connaîtrez que votre produit, il sera donc pour vous le summum
de ce qui peut exister.
J'ai la chance de pouvoir essayer tous les logiciels et matériels du
moment, mais je suis un peu dans cette même situation. Je navigue avec
Ozi, que je connais parfaitement, c'est donc ma référence. Je
teste les autres au hasard d'une course sur le bateau d'un copain ou je me les
fais prêter. Je ne peux y consacrer que très peu de temps, donc
sans pouvoir les prendre en main, je les trouve alors peu ergonomiques, je n'exploite
pas les options subtiles et je les abandonne très vite.
Pour naviguer sérieusement, je ressors mon Ozi, la carte papier, le crayon
et la règle Cras, toujours prêt à rattraper un plantage
du PC au moment très critique, généralement de nuit, sous
spi dans la brise et près des cailloux.
Les avis sur logiciels cités n'engagent donc que moi, vous avez parfaitement
le droit de ne pas les partager, je vous invite à vous exprimer si vous
avez un avis sérieux sur un produit que vous maîtrisez bien (mais
je n'ai pas dit que vous vendez !). Je suis beaucoup plus à l'aise pour
évaluer un radar ou un sondeur car cela est objectif, la qualité
du matériel et ses performances sont quantifiables.
Les grands critères d'évaluation d'un logiciel
Entrée GPS
le logiciel reçoit l'information GPS par une liaison NMEA 183. Voir
la page : GPS et interfaçage NMEA 183 ![]()
Tous les logiciels savent traiter le NMEA 183, mais les nouveaux PC n'ont plus les anciens ports série que l’on trouve encore sur de vieux GPS . Il faut que le logiciel sache aussi voir les ports USB pour s’adapter aux matériels actuels (souvent vus comme des COM de numéro élevés).
Une page traite des conversions problématiques USB vers RS 232 : Interfaçage USB ![]()
Format de cartes
Nous avons vu la grande variété des deux familles de cartes vectorielles
et bitmap. Chaque logiciel reconnaît quelques formats mais en ignore d'autres.
Il faudra combiner finement avec la bibliothèque que vous possédez
ou compter acquérir, car les cartes représentent un énorme
investissement. C'est un critère fondamental.
Un bon outil dispose de la gestion simultanée du vectoriel
C-Map à la couverture mondiale et des divers formats bitmaps, pour affiner
le mouillage final et la navigation dans les chenaux étroits.
L'évolution vers le vectoriel impose une évolution inéluctable
dans ce sens mais tous les produits ne sont pas encore prêts, en parie à cause
des droits sur les cartes.
Gestion de la cartothèque
Il y a le pire et le meilleur dans la gestion du panier des cartes.
Il faut pouvoir déclarer sa collection sur cd et sur le disque pour les cartes usuelles. Le logiciel propose toutes les cartes possibles à la position courante du curseur, et adapte au mieux en fonction de la résolution. La liste de toutes les cartes disponibles classées par échelles et un zoom permet de passer rapidement de la carte mondiale au détail le plus fin.
Il existe aussi des variantes totalement anti-ergonomiques conçues par des vicieux transformant la pêche aux cartes en énigme insoluble. Il est vrai que l'habitude permettra de s'en sortir à la longue en sachant contourner les défauts, surtout si l'on navigue toujours dans la même zone.
Ergonomie et représentation
Pour l'ergonomie, cela dépend de l'expérience de l'utilisateur
qui finit pour s'habituer au plus mauvais. La représentation des cartes
est souvent assez voisine, avec un joli mode nuit
en rouge. La gestion des fenêtres avec incrustation des instruments et du
radar est une affaire de goût, cela ne s'avère pas fondamental.
Représentation
cartographie 3D. C'est à mon avis un gadget dangereux pour touristes,
cela n'apporte strictement rien et masque les détails fondamentaux de
la carte. Pour les amateurs, il vaut mieux jouer à un jeu de simulation
sur console.
Représentation
des marées en cours. Il y a plusieurs approches, cela est délicat
car il ne faut pas surcharger l'écran.
Superposition des gribs. Avantage majeur pour la navigation au large. Le placage des vecteurs météo sur le routier ide pour les strtégies de routage. C'est évidement inutile pour de petites étapes.Le placage des vecteurs météo sur le routier aide pour les stratégies de routage. C'est évidement inutile pour de petites étapes.
Fiabilité
C'est un critère très délicat, car il est difficile de séparer les plantages de Windows de ceux des logiciels. Il est toutefois évident que certains produits ne sont encore que des prototypes en cours de développement et sont truffés de bugs, mais le cher Bill nous a bien habitués à cela. Je ne me donne pas le droit de les citer, cela ressemblerait à de la délation gratuite car cela dépend aussi des versions et de la configuration du PC. En connaissant les bugs, il est possible de les contourner partiellement, je ne citerai donc pas ces curiosités dans les évaluations.
Prix et choix
C'est un investissement qu'il faut considérer, n'achetez pas sur un coup de tête, je vous conseille fortement d'essayer votre futur logiciel en version démo, puis si possible, sur le bateau d'un copain qui l’utilise. Pensez aussi que l'investissement en cartes sera considérable, le logiciel choisi impose des types de cartes, les couvertures et la qualité sont très différentes.
Bon logiciel australienen terme
de rapport qualité/prix, mais incompatible vectoriel. Il gère bien le changement de
carte lors du déplacement.
Depuis que j'utilise Ozi, je ne mange plus que de la viande de kangourou par
solidarité. Le forum Ozi est très riche, et vous apprendra beaucoup
de choses sur la cartographie.
Ozi présente toutefois quelques inconvénients.
Il ne sait pas coller les cartes disponibles, il faut charger à la main,
mais la fonction "voir les cartes disponibles à la position du bateau "
reste très pratique.
La gestion des traces (chemin parcouru) est assez peu ergonomique. Il y a trop
d'options, le fait de gérer plusieurs traces complique inutilement, il
manque une fonction simple et intuitive pour ne montrer que la trace en cours
sans passer par la boîte de dialogue.
De même, la fonction qui permet de voir cap et distance depuis le point
instantané d'une marque qui n'est pas un waypoint est peu pratique.
Il existe aussi en version Windows CE pour les PC de poche.
Le site Ozi : oziexplorer.com
Vous y trouverez les versions d'essai et shareware, les documentations ainsi
que la procédure d'enregistrement.
La licence Ozi est au prix très raisonnable de moins de $100.
Le logiciel Fugawi est un bon produit, mais son prix comparé à Ozi, le rend peu compétitif. Il est aussi incompatible
vectoriel. Comme la majorité
des concurrents, il accepte aussi les cartes scannées par l'utilisateur
format BSB.
Le site Fugawi est intéressant, la société distribue diverses
cartes, en particulier le CD de l'Adriatique à
$85 pour 58 cartes.
Compléments de Laurent : Le détail du cd n'est pas sur le site
Fugawi, mais chez le service hydrographique Croate : hhi.hr
Curiosité : Ces cartes croates sont en Besselov, un système exotique
qu'Ozi ne convertit pas en wgs 84 (en latitude la différence est négligeable,
en longitude il y a 0,28' de décalage), par contre Fugawi, se débrouille
bien avec Besselov et convertit sans problèmes. Ces cartes sont toutefois
moins agréables que les Maptech ou C-Map.
La version 3 de Fugawi est très nettement supérieure
à la 2 et accepte les cartes Softcharts. Le format vectoriel cité n'est pas compatible C-map, mais seulement
réservé aux produits maison terrestres, ce qui en limite beaucoup
l'intérêt.
Une version démo est disponible. Il existe aussi pour pocket PC.
Attention aux compatibilités le Fugawi 3 lit les nouveaux formats du
SHOM qui ne sont pas compatibles avec la première génération. En 2008, version 4.5
Le logiciel Fugawi : fugawi.com
Nobeltec est un autre bon logiciel majeur.
Je l'ai testé, il est très bien fait, mais son prix m'a dissuadé d'en faire mon outil de prédilection.
Nobeltec Visual Navigation Suite : nobeltec.com
J'ai déjà évoqué longuement Maptech dans un chapitre
précédent, c'est le pionnier. Il dispose donc d'une énorme
expérience. Les améliorations ont été permanentes,
le logiciel est évidemment excellent et très stable.
Maptech dispose de la fonction de recherche de cartes très pratique, "scale in & out ",
d'usage équivalent chez Ozi au "Chart at view center".
Autre fonction rare et très agréable "A2B " qui permet de marquer
des vecteurs en déplaçant très simplement les extrémités.
En cliquant sur l'un des vecteurs, cap et distances sont instantanément
affichés.
Il existe aussi pour Pocket PC.
Maptech a été mon premier outil de navigation, il n’avait aucun concurrent dans les débuts, je l’ai abandonné ensuite pour de vils problèmes de coût.
Maptech : maptech.com
Note complémentaire
sur la cartographie Imray
Ces deux types de cartes sont courants dans les Caraïbes. Les NV sont
en numérique, les Imray sont sont identiques en version papier ou en
numérique.
Les Imray sont au format des premières BSB Maptech décrit au début,
elles s'ouvrent sans problème avec toutes les versions Maptech, à
condition de déplier les dll complémentaires dans la sous directory
d'installation.
A l'usage, la collection Imray Caraïbes s'est avérée n'être
d'aucun intérêt. Le graphisme est minable et les profondeurs en
brasses ne nous sont pas familières. Après vérification
sur divers détails de la Guadeloupe, ces cartes contiennent de multiples
erreurs graves.
Voici une zone identique pour comparaison d'une passe d'entrée (agrandissez)
et notez le petit décalage en longitude :
|
La carte Imray est de 1995, et ne correspond pas la situation de l'époque.
Le graphisme est peu agréable, profondeurs en brassses. |
Celle de Nautische Veroffe est de 1998, plus fidèle à la
réalité et d'une présentation meuilleure. |
Les erreurs de la carte Imray ne s'expliquent pas par les nombreux cyclones, cette zone n'ayant été que peu touchée entre ces dates, mais en 1999 Leny a ravagé les Antilles et ces cartes ne sont plus d'actualité pour les détails d'approche. Ce cd a été définitivement archivé et ne sera plus utilisé.
Il faut évidement être très prudent en approche, les cyclones
bouleversant totalement les paysages, les cartes ne peuvent pas suivre. Il faut
faire les entrées délicates dans les endroits non balisés
soleil dans le dos et dans les cas critiques avec une vigie en hauteur. Il ne
sera accordé aucune confiance au traceur, tout se fait en visuel avec
du flair. Le GPS ne se trompe pas mais les cartes sont très incertaines.
Ces problèmes n'existent évidement pas sur nos cotes européennes,
les erreurs sont très rares car la cote évolue très peu.
Ce logiciel est devenu bon, avec l'introduction des formats vectoriels. J'ai vu divers avis positifs, mais je ne l'aime pas. Je l'ai essayé plusieurs fois rapidement mais je n'ai jamais persisté, je trouve la gestion des cartes mal faite pout un outil de ce prix. Demandez donc un autre avis d'un utilisateur habituel et essayez la démo.
Le fait qu'il ait été choisi par les Coast Guard semblerait une référence, mais leur appel d'offre ne concernait que des produits US, le choix n'était pas objectif et ils ne l'ont pas payé au prix pour les touristes !
Capn Voyager : thecapn.com
Maxsea et Raytech Navigator
MaxSea et Raytech Navigator sont deux autres logiciels incontournables ; ils
clôturent la liste des poids lourds et sont traités en fin de page
dans la catégorie des logiciels vectoriels car en plus d'être excellents
en bitmaps, ils ajoutent la compatibilité avec les formats vectoriels.
Cet argument majeur justifie un prix élevé. A moyen terme tous
les autres vont aussi intégrer le vectoriel.
Il ne s'agit pas d'un programme comme les précédents
permettant de lire tous les formats de cartes, mais une exploitation directe
des cartes vectorisées propriétaires, sur un PC portable en navigation
et sur cartouches reprogrammables pour les traceurs. Les cd Navionics contiennent
la base mondiale de toutes les cartouches distribuées par la marque,
c'est une vraie mine d'or, ces cartes vectorielles (seamless cartography) sont
superbes, et très détaillées. Ce format permet
à un tourdumondiste de n'avoir qu'une ou deux cartouches à bord
en les reprogrammant au cours du voyage (avec le matériel agréé
!). Le cd contient aussi un outil de visualisation et un outil d'impression
du catalogue qui ne demande aucun hardware. Il permet de sélectionner
avec soin la cartouche à commander en examinant au préalable le
contenu détaillé.
Navionics ne diffuse pas au public le jeu de cd servant à reprogrammant
les cartouches, il le limite aux seules stations agréées.
Le volume 3 de l'édition 2000 couvre l'Europe.
Afin de freiner le piratage, la version 2001 crypte maintenant toutes les données,
le dépliage se faisant par dongle.
Attention aux prix des cartouches Navionics ! La mise à jour de la même carte coûte 25%, la reprogrammation d'une autre 50%. C'est un pactole pour la station agréée (enfin, surtout pour Navionics...)
Pour information, fonctionnement officiel du système eCharts
de Navionics :
Les éditeurs qui désirent utiliser ce format doivent vendre leur
logiciel avec un dongle. Pour acheter des eCharts, l'utilisateur récupère
le numéro de série de son dongle et le transmet à Navionics
avec sa commande. Les eCharts sont envoyées par courriel. Les
eCharts ne sont pas a priori (à vérifier) lisibles par le logiciel.
Navionics fournit les outils pour vérifier la présence du bon
dongle.
Les stations agréées ont la connectique via une interface
PCMCIA pour reprogrammer les cartouches Navionics qui se présentent comme
des mémoires CompactFlash 2 mais exotiques, afin d'empêcher d'utiliser
une mémoire très courante à bas prix !
Les matériels ont évolué, le logiciel de programmation
actuel demande à lire une carte Visa et la débite avant de lancer
l'écriture de la cartouche.
Il n'existe pas encore à ce jour (09/01) dans la nature de logiciel comme pour C-Map qui permette d'exploiter directement les cd Navionics en navigation, sur PC interfacé avec le GPS , mais il faut suivre l'actualité. De laborieuses fourmis tapotent sur leurs claviers au fond de caves obscures...
Garmin
et Navionics
Pour protéger son marché, Garmin a eu l'idée stupide de
créer aussi ses formats de cartouches propriétaires. Le fournisseur
de données est Navionics, mais Garmin a choisi de faire un format physique
un peu différent (longueur et rainure), rendant impossible la programmation
d'une cartouche G-Navionics par Navionics!
Il faut obligatoirement passer par l'importateur Garmin pour reprogrammer.
Les cartouches Navionics ne fonctionnent que sur les matériels autres
que Garmin. Les références des cartes sont identiques dans les
deux formats. Le consommateur n'est pas gagnant avec ces procédés
protectionnistes étriqués!
Garmin
BlueChart
Attention, Garmin à commencé en 2001 l'introduction d'un nouveau
système propriétaire "Garmin
BlueChart ", évidement incompatible avec l'existant, correspondant
à une nouvelle gamme
La zone US est téléchageable via un CDROM, mais pas l'Europe
!
Navionics : navionics.com
Quelques logiciels utilisant le format Navionics
SW&N : www.sw-n.com
Raytech Navigator à venir, chez Raytheon :
raymarine.com
PC-Plotter : pcplotter.com
MaxSea (voir chapitre)
C-Map est le concurrent de
Navionics en matière de cartes vectorielles en cartouches. Les deux systèmes
ont des couvertures, résolutions et qualités assez proches et
se partagent le marché des traceurs. C-map est au format CM-93.
Les deux formats sont évidement incompatibles
et seuls quelques traceurs acceptent les deux systèmes. Les constructeurs
adoptent en général un seul des deux systèmes, correspondant
aux accords de licence passés. Il faudra réfléchir au choix
de l'un ou l'autre avant de se lancer dans l'achat d'un matériel et étudier
les couverture des zones de ses zones de navigation...
Le principe de reprogrammation des cartouches en flash eproms n'est pas à la portée de l'amateur basique. Le détail de l'interface de programmation n'est pas disponible pour le public.
Il existe divers outils officiels ou pirates comme "cmapec.exe "
pour exploiter à bord cette superbe cartographie C-Map à couverture
mondiale.
Cette page n’ayant pas pour but de faire l’apologie des logiciels pirates, je ne répondrai à aucune question sur ce sujet.
Beaucoup de plaisanciers sont perdus avec leur vieux soft pirate, pensant ne plus pouvoir l’exploiter maintenant sous Windows XP. Il est toujours possible avec une carte graphique quelconque de déclarer les propriétés d’un programme en 256 couleurs (icône, compatibilité, propriété 256 couleurs), mais il vaut mieux utiliser un outil plus performant...
Les données vectorielles sont très compactes. C-Map a choisi
de découper le monde en un grand nombre de zones, chacune diffusée
sur divers cd.
Des amoureux de l'ordre et du rangement ont regroupé toutes les collections
mondiales sur un seul DVD afin d'économiser la place dans nos bateaux dont les rangements
sont si petits. Il est bien évident que posséder cette compilation
parallèle implique d'avoir aussi tous les originaux à bord afin
de respecter la réglementation.
La résolution dépend des zones. En gros, plus il y a de dollars qui naviguent dans une zone, plus elle est détaillée. Les côtes US et européennes, y compris l'Adriatique sont très bien couvertes. Voici l'exemple du Vieux Port de Marseille. Cette résolution est d'autant plus faible que le pays est pauvre ou peu fréquenté par les américains et européens.
|
Sous Cmapec : "Ports de Marseille " : |
Le découpage très particulier des zones en vectoriel, à résolution variable, ne permet pas de quantifier simplement une taille de fichier occupée par une zone donnée.
La qualité et l'étendue des cartes vectorisées
dans ce cd permet de quasiment naviguer à peu près partout dans
le monde (sauf dans les endroits très déserts en plaisance)
sans avoir besoin d'autres cartes.
Il ne faut pas confondre cette cartographie vectorielle très fouillée
avec celle présente sur le cd kit pc Garmin "carte du monde",
qui ne contient que les traits de côte non détaillés.
Il est évident que la possession de ces superbes cartes oblige à installer un PC portable à la table à carte à la place (ou en double) du traditionnel traceur à cartouche, dont le prix devient exorbitant s'il implique d'acheter plusieurs cartes à plus de 300 € chacune. Le prix des cartes devient alors vite supérieur à celui du traceur si la zone de navigation est vaste.
Voici un découpage du monde en 9 zones, correspondant à des cartouches
couvrant des aires très réduites : dkart.ru/cm93_zone
Principe de découpage des zones sur C-Map, avec leur très curieuse
notation
Toutes les directories représentent des zones de 20*20 degrés,
repérées par le coin Sud Est:
00300000 couvre la zone 80S 00E
00300060 couvre la zone 80S 20E
00900120 couvre la zone 60S 40E.
Les 4 premiers digits marquent la latitude depuis :
0150=40S, 0210=20S, 0270=0S,..., 0330=20N, 0390=40N.
Les 4 derniers digits comptent vers l'est depuis le méridien 0°
:
0060=20E, 0120=40E, 0180=60E, 0240=80E, ..., 0480=160E, 0540=180W, 0600=160W....
Les sous-directories donnent le niveau de détail entre "a "
et "z " avec comme échelles :
"z " = 40*40°, "a " = 20*20°, " b " = 10*10°,...,
allant jusquà "g " =20*20 minutes, détails de ports.
Vous trouverez donc, suivant le découpage choisi, des dossiers de noms identiques mais correspondant à des contenus différents suivant le résolution de la zone. Il est très facile de s'y retrouver une fois ces conventions assimilées. Pour faciliter votre gestion, faites sur un fond de carte sommaire un quadrillage repérant les noms des carrés de votre zone de navigation.
Le site C-Map : c-map.com
Logiciels
officiels exploitant aussi la cartographie vectorielle C-Map (la liste
s'allonge) :
En sept 01, en plus des petits outils spécialisés, il y existe 2 gros packs de navigation lisant à la fois les divers formats bit map et le C-Map vectoriel, détaillés au-dessous, Maxsea et Raytech, objets des chapitres suivants.
Le nouveau format vectoriel S 57
La NOAA, à la demande de l‘IMO ( International Maritime Organisation)
a mis au point un nouveau système vectoriel qui devient
le standard mondial qui va entraîner toute la cartographie marine.
La différence avec le CMAP est que ce n’est plus un format propriétaire
mais un standard ouvert et parfaitement défini qui ne modélise
plus seulement la ligne côtière. Toutes les spécifications
se trouvent sur le site IHO.
Il introduit la notion d’objet, comme par exemple une bouée et
attribue en plus des coordonnées, des propriétés.
Ce format était déjà introduit dans MaxSea 9.2 depuis avril 2002.
Toutes les cartes actuelles sont en train de migrer vers cet excellent format
que tous les nouveaux logiciels devront supporter, mais c’est un travail
énorme, toutes les cartes devant être ressaisies à la main.
Cette normalisation est révolutionnaire et permettra d’exploiter
toutes les cartes, quelles qu’en soit l’éditeur, sans se
soucier de compatibilité.
Maxsea est un des leaders du marché des produits chers et performants.
Il correspond à l’utilisation pour des navigateurs exigeants qui
exploitent les fonctions avancées que l’on ne trouve pas dans
les produits plus simples.
La grande question est de savoir si ces fonctions évoluées valent
de payer quelques dizaines de fois le prix d’un système de cartographie
plus basique.
Essayons de voir les besoins du petit navigateur.
Le plus basique des logiciels sait lire l’interface NMEA du GPS et afficher
le point sur une des cartes disponibles dans la collection, mais souvent dans
un nombre assez réduit de formats bitmaps ou (rasters).
La gestion des cartes
Sur beaucoup de logiciels, la gestion du panier de cartes n’est pas toujours
très ergonomique, en particulier quand le point est à cheval
sur plusieurs cartes disponibles. Maxsea fait cela très bien et sait
traiter simultanément bitmaps et vectoriels.
Cela constitue un des critères qui feront choisir Maxsea. Si vous pensez
investir dans les cartes vectorielles, en complément de vos cartes détaillées
bitmaps, regardez bien si le logiciel concurrent sait aussi le faire.
Maxsea propose aussi son portefeuille de cartes bitmaps de qualité au format
Mapmedia propriétaire, chaque carte étant débloquée
par un code acheté. Cette formule est peu pratique. N’espérez
donc pas les transporter d’un PC à l’autre… Il ne faudra
pas hésiter à fouiller les catalogues des autres fournisseurs
pour compléter ses zones de navigation en choisissant les meilleures
cartes.
Les fichiers météo
L'autre point fort de Maxsea est l’intégration
des fichiers météo, absente chez certains autres. Divers moyens existent pour récupérer
les fichiers grib, ils sont décrits dans les pages sur la communication à bord.
Maxsea propose une récupération payante par son service Navimail,
mais dans l’abonnement Sailmail, le service est gratuit.
Ces fichiers permettent de choisir une zone et des périodes et durées
de prévisions quelconques. Ces fichiers sont automatiquement intégrés
dans la cartographie affichée et permettent une visualisation parfaite
de la situation et des prévisions en offrant une remarquable aide au
routage.
Ces fonctions de routage sont très sophistiquées, elles intègrent
les courants, les polaires du bateau et s’avèrent ont d’un
usage très pratique. L’outil est très puissant, mais vous
devez déterminer si vous en avez vraiment besoin et à quel prix
vous envisagez de récupérer les fichiers grib. Il existe divers
moyens évoqués en pages météo.
Il est évident que pour un simple besoin en navigation côtière
ou des sauts de puce d’une centaine de milles, les fichiers grib et le
routage ne servent pas à grand-chose. Pour un programme plus ambitieux
ou dans des cas difficiles, comme par exemple la conduite à tenir en
cas d’alerte cyclonique, cette option très sophistiquée
est une aide précieuse à la décision pour le choix de
route.
Les options météo et routage ne sont pas incluses dans le pack
de base, il faut acheter les modules.
Les autres points
Les options d’intégration radar, des informations sondeur, d’une visualisation 3D et quelques autres seront de bien peu d’utilité en navigation et n’intéresseront que très peu de navigateurs.
La prise en main
Maxsea et un outil puissant qui demande un sérieux entraînement
pour pouvoir l’utiliser efficacement à la mer. Il serait totalement
stupide de partir pour une transat ou un périple en installant Maxsea
seulement quelques semaines avant le départ, à plus forte raison
si on ne le connaît pas déjà. La fébrilité de
la préparation empêcherait l’apprentissage du logiciel dans
les temps. C’est une opération à préparer longtemps
avant, au calme, en vérifiant que les interfaces sont fiables et que
la maîtrise d’utilisation est suffisante pour le grand départ.
L’improvisation à la dernière minute conduit à un
bateau mal préparé et a des catastrophes certaines.
Il faudra s’entraîner longuement pour mettre au point sa technique,
récupérer et traiter les gribs, accéder rapidement à toutes
les fonctions sans erreur ni hésitation.
Il faut que les automatismes soient bien rôdés, car une fois dans
l’action en conditions difficiles, il ne faut pas hésiter pour
effectuer une action.
Pour résumer, Maxsea s’avère un produit très intéressant pour des professionnels de la course au large, mais son prix le rend difficile d'accès pour le plaisancier du dimanche.
MaxSea : informatique-mer.fr
Il est édité par Raymarine (Raytheon). Le Raytech Navigator
se positionne aussi dans les hauts de gamme des logiciels de cartographie et fait partie de ceux qui acceptent aussi le vectoriel.
Les ténors du marché sont proches en fonctionnalités et
ergonomie, chaque nouvelle version intègre les innovations des concurrents,
il n’y a donc pas de mauvaise surprise à redouter sur ces produits.
Il faut lire attentivement les notices de ces produits qui décrivent
assez clairement les fonctionnalités proposées, et considérer le prix final.
Raytech, logiciel commercial de Raytheon : raymarine.com
Utilisation de cartes personnelles
Faute de mieux, il faut parfois compléter son portefeuille de cartes numérisées pour ses régions de navigation. Si vous ne disposez pas des CD de votre zone, ou si vous voulez travailler sur des fonds de cartes spécifiques ou annotés, c'est le seul moyen. Il faut alors scanner ses propres cartes papier, 18 scans A4 pour une carte au format A0, la moitié avec un A3. Cela demande beaucoup de travail, pour scanner, calibrer et coller, et le résultat n’est pas fameux, mais il n'y a parfois pas d'alternative. Voici la liste simplifiée des opérations :
Numériser chaque fragment
suivant la taille de son scanner (il vaut mieux un A3 !).
Pour chaque page, repérer
les coins pour calibrer soigneusement la carte.
Tenter de sortir tous
les textes pour les passer sur d'autres plans ou calques par familles.
Lancer la reconnaissance
de caractères en corrigeant les erreurs afin de conserver les bonnes
proportions en changeant le facteur d'échelle et pouvoir filtrer les
textes. Il faut les déplacer sur des calques pour traitement ultérieur.
Coller les fragments qui
doivent se recouvrir.
Nettoyer le patchwork final.
Vectorisation du fond de
carte. Cette opération transforme les bit maps (un pixel= une donnée)
très lourds et de taille fixe en courbes mathématiques très
compactes. C'est un travail complexe qui demande une longue préparation.
Vectorisation des textes
et repositionnement précis.
Tests et corrections avant
gravure finale.
L'opération est très intéressante maistrès pénible avec des moyens d'amateur.
Les deux produits suivants, Seaclear et Scannav exploitent cette niche et le font bien pour la partie bitmap.
Seaclear II
Merci à Jean Daouben qui m'a écrit ce chapitre.
Ce logiciel SEACLEAR II est maintenant compatible avec les cartes BSB. Il se
présente sous la forme de 2 exécutables. Le premier MapCal-2 est
un atelier de cartographie qui permet de calibrer ses propres cartes scannées
et d'importer les cartes commerciales aux formats BSB/KAP ou GEO/NOS.
Le deuxième exécutable est Seaclear-2, qui lui est dédié
à la navigation. Un tableau de bord est disponible à droite ou
à gauche de votre écran suivant votre choix. S'il est connecté
au GPS il vous donnera automatiquement les infos du GPS , sinon il vous mettra
en mode simulation. Il a toutes les fonctions d'un logiciel de navigation classique
: routes, positions, traces, MOB, livre de bord, etc. La position de votre curseur
vous donne en permanence la distance et le relèvement par rapport à
votre bateau. En mode automatique il choisira la carte la plus détaillée.
Attention, même si votre carte BSB est calibrée en EUROPE 50, elle
sera affichée à l'écran en WGS84 (format qui tend à
devenir la référence). L'avantage de ce logiciel est qu'il a un
bon rapport qualité/prix, en effet il est gratuit. On le télécharge
sur le site. Les mises à jour sont régulières.
Seaclear : sping.com/seaclear
Scannav, développé par un informaticien navigateur Français, Marc Lombard, est un logiciel de navigation très complet, en progrès constants , qui présente au moins toutes les fonctions des autres logiciels plus célèbres, mais qui offre en plus des fonctionnalités qui lui sont spécifiques, comme l'efficacité de l'atelier de cartographie avancée permettant la correction ou la création de ses propres cartes ainsi que la lecture de photographies aériennes ou satellites géo-référencée du format MrSid.
Le logiciel intègre une documentation/aide très complète et très claire. Un module météo GRIB permet d'afficher les fichiers météo récupérés par téléphone ou BLU. Scannav exploite en outre les données de courants issues du SHOM, limitées pour l'instant aux côtes Françaises.
Je l’ai découvert pendant une traversée transatlantique en 2006 et je l’ai adopté en remplacement de Ozi que j’utilisais jusqu’à présent.
Quelques qualités
Gestion des routes orthodromiques.
Téléchargement libre pour évaluation sur le site, licence à prix raisonnable.
Supporte à peu près tous les formats de cartes Raster, BSB Maptech Softcharts etc.
Intègre le format vectoriel S57 qui va devenir le standard parfait, mais les cartes sont encore peu répandues (sauf côtes US gratuites).
Bonne gestion des fichiers météo gribs…
Quelques défauts à corriger
Pas de route ortho affichée vers le WP, le passage par le panneau « correction de cap » est peu pratique, un segment serait plus pratique pour visualiser les cailloux vers le WP visé.
Présentation assez médiocre des fenêtres superposées à la carte.
Le distributeur ScanNav : scannav.com
Merci à Richard Tanguy qui m'a écrit ce chapitre.
Le logiciel russe Dkart est testé depuis 2001 sur un bâtiment
hydrographique du SHOM. Couplé au radar c'est un puissant outil de navigation
car il permet de visualiser les pistes pointées au radar sur l'écran
de l'ordinateur tout comme les zones de gardes mémorisées.
Je ne vais pas refaire ici le descriptif du produit, les quelques critiques
faites à bord sur DKART portent sur des détails, seules les mises
à jours des cartes posent encore problème, mais DKART n'y est
pour rien.
Après une longue période d'essais, nous utilisons maintenant ce
programme pour nos travaux hydrographiques, il simplifie largement le travail
du chef de quart passerelle qui crée des "boîtes" de
travail dans lesquelles le bateau ne doit jamais sortir. Bien pratique en hydrographie
côtière...
Je ne peux actuellement dire si ce programme sera adopté dans notre marine,
en tout cas, parmi les différents ECDIS, il semble faire l'affaire, du
point de vue des utilisateurs, l'aspect financier restant un autre sujet...
Dkart est compatible vectoriel S57.
Informations et démo disponibles sur le site : dkart.ru
Les multiples autres produits
Seapro Euronav
Ce logiciel est compatible avec le standard
de cartographie vectorielle S-57.
Je ne l'ai pas testé car il n'y a aucune possibilité d'utiliser
d'autres cartes que celles vendues avec ce produit. Un cd de démonstration
est disponible. L'avis des utilisateurs sera le bienvenu, à suivre...
euronav.co.uk
...
Quelques
autres produits parmi les multiples "exotiques "...
Il existe des dizaines d'autres produits à petite diffusion de qualité diverse, qui ne peuvent en rien se comparer aux leaders de la cartographie cités précédemment. Je ne commenterai pas plus ce marché de niche, il existe, les acheteurs étant souvent totalement incompétents, tout peut se vendre...
Navicarte
Navicarte suit le mouvement. La Méditerranée est couverte
par deux CD, qui contiennent aussi le logiciel
d'exploitation. Attention aux gadgets inutiles, comme les feux qui clignotent
à l'écran ! On s'attend toujours à voir surgir un Pacman
qui va grignoter le dessin
Navicarte ayant toujours trop tendance à
surcharger ses cartes papiers de couleurs agressives, comme les énormes
secteurs de feux, rendant la lecture beaucoup plus pénible que celle
des cartes Shom. Une carte n'est ni un jeu d'arcade ni une bande dessinée,
à réserver aux inconditionnels de mangas, mais pas sur le bateau
Essayer avant d'envisager de l'acheter.
Le site Navicarte : grafocarte.fr
Nauticard
C'est le pendant italien de Navicarte. Mêmes commentaires que précédemment.
Le site Nauticard : nauticard.it
La solution Magellan
Ce chapitre Magellan est la contribution de Jean-Marc Douroux (septembre 2005).
Magellan a fait un geste commercial en donnant accès à la cartographie complète et détaillée de toute l'Europe à ses clients pour un prix de 80 à 196 euros avec le CD-Rom MapSend BlueNav Europe utilisable avec la gamme de GPS Magellan Sportrak. Voici ce qui caractérise l'utilisation de cette cartographie:
La cartographie est complète et détaillée pour ce qui concerne le CD Europe.
Les données de la cartographie permettent les calculs de courant et de marée avec le GPS portable
Le logiciel de cartographie Magellan ne fonctionne sur le PC qu'avec le CD dans le PC (ou avec le CD sous forme de fichier sur DD avec "Virtual Drive" comme je le fais personnellement)
On ne peux pas visualiser la position et la trace GPS sur le PC avec le logiciel MAGELLAN.
Il est possible de télécharger une seule zone à la fois dans le GPS portable (cap d'Agde à Giens pour celle de Marseille)
Le logiciel de cartographie du CD est utilisable sur PC sans code, même avec une copie du CD
On peut saisir et enregistrer des WP et des routes sur le PC (transférables dans le GPS portable)
II y a un code à saisir une fois pour toute pour chaque numéro de série de GPS portable à demander à Magellan. Le numéro saisi sur le PC est enregistré dans le GPS car il n'y a plus besoin de le saisir si on réinstalle le logiciel sur un autre PC
Le PC sert à visualiser confortablement la carte et à étudier la route. Pour naviguer sur le pont ou à la table à carte, on utilise systématiquement le GPS étanche (tout du moins aux embruns comme pour tous les matériels dits étanches !), qui flotte et a une autonomie d'environ 15 jours de croisière avec deux piles AA. Le mien a un écran monochrome qui est largement suffisant pour quelqu'un qui a l'habitude des cartes. Un écran couleur est peut être préférable pour un néophyte (Note du webmaster : En couleur, visibilité très médiocre en extérieur). On peut zoomer et pratiquement toujours vérifier que le fond indiqué est celui affiché par le sondeur.
Si on plante le PC, on dispose d'une base de données maritime intégrée d'origine qui permet de naviguer sans problème dans des zones que l'on connaît.
Par ailleurs, ce GPS permet aussi une navigation terrestre intéressante et économique avec un autre CD utilisable sans code. Le dernier Firmware du GPS a été modifié pour que le GPS indique les changements de direction au lieu de simplement montrer la carte.
Cette solution Magellan est une bonne alternative à l'utilisation d'un PDA. Elle est beaucoup plus robuste. Son seul inconvénient est la non visualisation de la position et de la trace GPS sur l'écran du PC. Il faut ouvrir une application non fournie pour visualiser les données NMEA du GPS dans une fenêtre Windows.
Macintosh
(Contribution des lecteurs, je suis incompétent sur Mac)
Sur Mac ; GPSY Pro
Ce chapitre Mac est la contribution deClaude Lessertisseur
GPSY Pro (attention, uniquement pro). C'est un logiciel de bonne facture et d'un bon rapport qualité/prix.
Sur Mac ; Gpsnav
Ce chapitre Mac est la contribution de Francis Fustier (septembre 2005).
Produit américain très bien développé, tournant à présent sous le système OS X dans sa dernière version "Tiger" (OS 10.4) : GPSNavX. Il gère les informations provenant d'un GPS, bien entendu, mais également celles issues d'un Radar ou d'un récepteur AIS, ainsi que les cartes météo GRIB à télécharger depuis les sites appropriés.
Ce logiciel n'a rien a envier en qualité, fonctionnalités, simplicité d'utilisation à nos productions françaises.
Il supporte aujourd'hui les cartes raster BSB Maptech, Softchart, NOAA, il sera prochainement compatible avec le format S-57, facilement accessible aujourd'hui aux USA.
Il ne coûte que 50$ !
Le site : gpsnavx.com
Mais alors quel logiciel de cartographie choisir ?
Les questions
à se poser
Nous avons vu que l'offre est maintenant très vaste en cartographie numérique. Le choix est compexe, il faut se poser quelques questions avant l'achat.
Fixer son budget limite, incluant le panier de cartes pour les zones
de navigation.
Choisir un format ouvert donnant un choix de fournisseurs de cartes et
la comptabilité vectorielle.
Couplage radar cartographie. C'est une solution luxueuse qui permet de
combinerr image radar et carte avec position temps réel. Si, en plus, un
bus permet de disposer d'un poste à la barre et d'un autre à la
table à carte, c'est parfait, mais cher
La superposition des vecteurs marée est très utile hors Méditerranée.
L'intégration de formats météo GRIB est intéressante en course hauturière pour étudier finement des stratégies, mais une situation météo sur carte indépendante est largement suffisante pour le plaisancier.
Déterminer les fonctions utiles et les gadgets.
Le couplage au pilote automatique par exemple est idiot et dangereux en cas de plantage.
Beaucoup de produits s'encombrent de fonctions qui ne serviront jamais et qui n'ont aucun rapport avec la fonction initiale d'outil de navigation.
Les fonctions de base sont présentes dans tous les produits, mais les ergonomies sont très variables et il faut trouver celui qui convient à chacun. Tous les détails de fonctionnement et "l'exploitabilité réelle en conditions " n'apparaissent qu'à l'usage.
Les conditions
difficiles
J'ai utilisé ces logiciels sur de nombreux parcours, parfois en conditions difficiles qui ne permettent pas un séjour à la table à carte, il faut récupérer une information très vite, l'esprit n'est pas clair, le mal de mer est proche, l'opération doit se réaliser à coup sur avec un nombre minimal de clicks.
Je n'en maîtrise vraiment aucun, y compris Ozi que j'ai pourtant beaucoup utilisé. Dans des moments délicats, j'ai parfois passé trop de temps pour tenter d'obtenir le résultat désiré sur un PC, alors qu’il était instantané sur le traceur intégré. Évidement les pieds au chaud dans les pantoufles devant son bureau à la maison ces incidents ne se produisent jamais.
La nuit où en catamaran vous rentrerez à plus de 20 noeuds dans
un chenal mal pavé, pendant un grain supprimant toute visibilité,
bien fatigué par une navigation pénible, en passant sur un pilote
instable quelques instants pour aller chercher un indice sur la carte, vous
prendrez parfaitement conscience de la nécessité d'une ergonomie
sans défaut pour ce type de produit. Dans ces moments, il n'est pas possible
de chercher un autre CD, de le changer, de le faire valider en ouvrant une série
de boîtes de dialogues confuses comme cela existe dans certains logiciels,
et de terminer par un plantage général et reboot.
Toutes les cartes de la zone de navigation du moment doivent être copiées
être sur le disque dur, avec gestion automatique des frontières
et des menus simples et intuitifs sans se noyer dans des centaines de commandes
inutiles.
Après l’errance des années 90, débuts de la cartographie numérique, les produits sont maintenant mâtures mais il y en a tant que le choix est très complexe. Il faudra surtout réfléchir sur le panier de cartes disponible pour sa zone, comparer prix et, qualité, mises à jours avant de se focaliser sur un produit.
Le marché des outils de cartographie est très ouvert,
du gratuit au très cher, du très simple qui vous positionne simplement
sur la carte au très subtil avec météo, routage, options de régate...
Il vous faudra choisir celui qui correspond à vos besoins réels,
à votre programme et capacités et au budget total que vous voulez
engager, cartes comprises.
Le plaisancier qui sort dix dimanches dans l’année et fait sa croisière
annuelle d’une semaine aux îles voisines, n’a pas les mêmes
besoins ni le budget que celui qui prépare une course transocéanique. Il y aura un produit différent pour chacun.
La
cartographie terrestre (Bonus)
Ce n’est pas le propos de cette page, mais il faut l’évoquer
en quelques mots.
Le choix est très vaste en cartographie routière avec GPS intégré au traceur, ou avec pocket PC et GPS séparé.
Pour la cartographie détaillée,
il existe une source incontournable avec les cartes d’état-major
IGN très détaillées. C’est l'excellente série verte
au vingt cinq millième, bien connue sur tirage papier. Elle est assez
détaillée pour permettre d’identifier sa maison. Tout le
territoire est couvert en deux CD par département. Bayo diffuse la collection
des CD CartoExplorer.
Le format est propriétaire, Bayo en est très jaloux et poursuit
ceux qui diffusent des convertisseurs pour exploiter ces cartes IGN sur d’autres
produits. Ne me demandez donc pas de vous fournir la moulinette en question…
Les cartes numérisées
Cartes électroniques de navigation par le SHOM : shom.fr
IGN, Institut Géographique National, les indispensables cartes terrestres :
ign.fr
Bayo importateur Garmin, cartes IGN : bayo.com
Alimentations 12 V vers 15 à 20 V pour les portables, convertisseurs
USB-VGA, cartes Maptech : nauticom.fr
Les cartes US du NOAA, elles couvrent le monde. Il y a deux diffuseurs concurrents, il faut explorer ces sites, ils sont riches mais assez confus, il est parfois difficile de mettre la main sur le bon cd pour nos régions : softcharts.com et marinecharts.com
Cartographie Canada : canadianmaps.ca
Quelques autres logiciels à tester
Capcode : Un opensource très intéressant : sourceforge.net/projects/capcode |
Flex GPS, freeware d'exploitation de cartes : flexgps
Logiciels de cartographie, numérisation, vectorisation,
étalonnage de cartes
Ocad for cartography : ocad.com
Un bon produit pour Garmin et Magellan : gartrip.de
Heiko's GPS and electronic chart page : uni-hannover.de/~purnhage/gps
Logbook : nautica.it/chandler
Voir aussi : gpss.co.uk
Macintosh : gpsy.com
Produit très particulier pour spéléologues : karto.free.fr
Olex et Nautilus 3D, logiciels spécialisés d'aide à la navigation avec bathymétrie sous Linux : justmagic.com
Fort curieusement, les excellentes cartes des zones américaines sont téléchargeables librement au nouveau format S57 qui remplacera les bmp. Cette diffusion gratuite, qui rentre en concurrence avec celle payante des sites commerciaux, est assez incompréhensible, sauf si le but est de promouvoir cet excellent nouveau format : nauticalcharts.noaa.gov
Pensez aussi à chercher APRS (Automatic Packet/Position Reporting System), le mode radio amateur de positionnement de mobiles sur une carte.
Cartographie
sur Windows CE
GPS-Software für Pocket-PC's : ...
L'application Maptech sur Ipaq : maptech.com
Le Gps Navman : navmanusa.com
Bons links
Liste assez récente des logiciels de navigation utilisant les cartes
électroniques : futuredata.com
Le point sur les logiciels chez Peter Bennet : vancouver-webpages.com/peter
Récapitulatif sur les logiciels de nav et les systèmes de cartes :gps-practice-and-fun.com/marine-charts
Le
nouveau format vectoriel S57
NOAA S57 Vector Charts, a revolution for all mariners : setsail.com/c_central/techtalk/s57
Spécification techniques du SHOM :
shom.fr/fr_page/fr_prod_num/pdf/s57_tcifms
Les liens GPS sont complémentaires aux liens cartographie : GPS,
interface NMEA 183 vers port série RS-232![]()
* Liens vérifiés le 28/04/08
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