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Méthode de dépannage dichotomique

Exemple, panne du sondeur

(Note)

 

Maj : 06/09/02

 

Introduction à la méthode dichotomique

Il faut avoir toujours présent ce grand principe qui consiste à séparer chaque problème en problèmes plus petits pour lequel la solution sera facile à trouver. Je me place évidemment dans le cas du plaisancier qui n'a pas à sa disposition les moyens d'un laboratoire d'électronique, et qui va s'efforcer de dépanner avec le peu qu'il possède. Il est évident que si la méthode débouche sur la certitude de la panne d'un circuit intégré non disponible, il faudra demander de l'aide…

Nous allons décortiquer un exemple simple : Mon sondeur de marche plus.
Dit comme cela la solution ne semble pas évidente. Nous allons décomposer jusqu'à trouver l'élément défectueux à réparer ou remplacer.

 

Appareil ou alimentation ?

Vérifier que l'alimentation arrive jusqu'à la platine, s'il semble s'allumer normalement ce devrait être bon. Ne vous fiez pas trop aux voyants qui sont régulés, parfois la ligne est devenue résistive (oxydation), la tension est beaucoup plus basse sur les étages de puissance qui ne fonctionnent plus. Il faut mesurer au plus près des éléments consommateurs.

 

Bloc électronique ou périphériques ?

Dans le cas d'un sondeur, la panne peut être soit dans le boîtier soit dans la ligne de sonde. Si cela est possible permuter avec un copain qui possède un modèle compatible. C'est la méthode dichotomique parfaite pour isoler la partie défectueuse.
Si la panne vient du boîtier, nous retrouvons la problématique classique de dépannage d'une carte qui commence par un examen visuel soigné. Il est évidemment trop long de détailler ici. Si cela dépasse vos compétences, il faut sous-traiter, mais vous êtes au moins certain de savoir ce qui est en panne.
Supposons que le boîtier fonctionne, nous sommes maintenant certains que le problème vient du coté sonde. Il faut commencer par un examen visuel très soigné.

 

Fil ou sonde ?

Prise cassée, câble pincé ou écrasé gaine fendue (oxydation et entrées d'eau)… Vérifier les passages de cloisons et les pliages violents. La panne vient souvent de la tête de sonde, un objet ayant appuyé sur le câble a provoque un cisaillement à la jonction du tube rigide. Si le câble a un défaut notoire, il faut couper la section abîmée, et refaire un raccord coaxial avec prises ou soudure et manchons thermo rétractables. Avec un montage soigné, il n'y a pas rupture d'impédance.
Contrairement à certaines légendes de pontons, le câble peur être rallongé ou raccourci sans perte sensible. Du câble 75 ohms, tv ou mieux satellite (prévu pour 2 GHz) passe sans problèmes les quelques centaines de kilohertz du signal… Ne vous traumatisez pas trop sur l'adaptation d'impédance, en effet la céramique est en haute impédance, il y a donc désadaptation d'origine, la ligne n'est pas adaptée. Cela est compensé par une bobine d'accord dans le boîtier qu'il faut réajuster si la sonde ou la ligne sont modifiées (voir chapitre réglage)

 

C'est la sonde !

Continuons dans la dichotomie. Le boîtier fonctionne, il est bien alimenté, le coaxial est bon jusqu'à la sonde. Il est maintenant certain que le problème est bien identifié, la sonde est en panne !
Si vous avez la chance d'avoir un modèle rétractable, c'est facile, sinon il faut tirer à terre pour démonter.
Une sonde est très simple. L'élément actif est une céramique piézo électrique, souvent d'origine Philips, qui se présente comme un disque très mince avec un fil minuscule soudé sur chaque face. Ces fils sont repris ensuite sur le coaxial. Le disque est collé sur la base de la sonde et noyé sous un millimètre de résine époxyde. Le problème vient toujours d'une infiltration à ce niveau, choc ou contrainte (sangle de levage, coup de spatule). La protection époxy est fendue ou décollée, le contact avec la céramique est perdu, à la soudure ou par infiltration dans les fils de liaison, c'est irréparable. Il est parfois très difficile de le voir avant autopsie.

 

Réglage du sondeur

Si la sonde et la ligne ne sont plus d'origine, il faut ajuster la bobine de sortie. Ce réglage se fait par le noyau ferrite à vis. Il ne faut pas le casser, il est souvent collé. Utiliser évidemment un outil amagnétique.
Si le bateau est à l'eau avec un écho de fond stable au mouillage, diminuez la sensibilité et optimisez le réglage. Repérez bien la position initiale, il ne faut toucher que la bobine de sortie.
Si vous testez hors du bateau il faut fabriquer un écho. En labo de dépannage, on utilise tout simplement un tube PVC (sanitaire) avec un bouchon solidement collé d'un coté et recouvert d'un disque métallique à l'intérieur. Le tube est fixé verticalement (c'est ennuyeux si l'on bricole à la cave…) et rempli d'eau. Cela permet d'obtenir un écho à 2 ou 4 mètres et permet les réglages et étalonnages.
Il existe une autre méthode, en utilisant tout simplement la transmission dans l'air. L'absorption est très importante et la portée faible. Les vitesses de propagation dans l'air étant presque cinq fois plus lentes (340 et 1500 m/s), la profondeur sera affichée dans le même rapport.
Si la sonde est fixée au bord de l'établi et vise le sol à 1 mètre, vous lirez une profondeur de 4 mètres.

 

 

Liens

Les liens sons et ultrasons sont en page : "Sondes à ultrasons "

 

© Christian Couderc 1999-2009     Toute reproduction interdite sans mon autorisation

Merci aux journalistes qui pillent sans vergogne mon site,
d’avoir au moins la courtoisie de citer leurs sources…

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