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Maj : 21/02/02
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Le principe
Le rôle du démodulateur est de transformer le signal basse fréquence
en sortie du récepteur radio, en niveaux logiques.
Le signal reçu est souvent modulé en fréquence, en fsk
(frequency-shift-keying).
Pour simplifier, il est d'amplitude constante, modulé par deux fréquences,
une pour le signal "zéro ", l'autre pour le "un " logique.
Les signaux sont sinusoïdaux, c'est le bonheur. En les amplifiant très
fortement, par un simple ampli réglé avec un très grand
gain, la sinusoïde se transforme en signal presque carré.
Il suffit alors d'injecter ce signal logique au programme de décodage
qui comptera la durée des périodes et déterminera s'il
s'agit d'un "zéro " ou d'un "un ".
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Comment récupérer un signal de qualité
Dans toute la suite, nous considérerons que nous avons obtenu un signal
de qualité, c'est une condition essentielle pour espérer décoder
une image propre. Aucun logiciel de décodage ne peut donner un bon résultat
si le signal est mauvais.
Nous allons voir quelques conditions nécessaires sinon suffisantes.
Disposer d'un récepteur
acceptable, nous parlerons des choix dans les liens récepteurs.
Installer une bonne antenne,
un simple fil isolé de quelques mètres le long d'un hauban ou
du pataras suffit.
Régler avec soin le
récepteur, bien choisir la bande en fonction de l'heure et affiner les
filtres pour obtenir un beau spectre.
Avoir un niveau assez fort
et sensiblement constant. Il est indispensable de câbler la sortie BF
sur le point chaud du potentiomètre de volume, afin d'être indépendant
du réglage du son sur le haut-parleur. Il est parfois souhaitable de
monter un petit ampli intégré supplémentaire pour gagner
en rapport signal/bruit.
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Les démodulateurs simples historiques
C'est le schéma très classique de l'amplificateur saturé
constitué par un seul ampli opérationnel (à l'origine l'ancêtre
741) et quelques résistances. Vous trouverez quelques-uns des innombrables
liens en page liens réception.
Cela marche bien si la qualité du signal reçue est parfaite, malheureusement
ce n'est pas souvent le cas.
Ce matériel est réalisé avec un ou deux Euros de composants,
il est vendu monté de 10 à 200 € suivant la filière.

Ce montage minimaliste est très classique. Il faut éviter de
l'auto alimenter par diodes via les lignes de contrôle, suivant les programmes
qui configurent différemment les sorties, cela posera trop de problèmes.
Certains programmes utilisent l'entrée DSR, d'autre REC pour les datas
coté PC, il faut prévoir un petit inverseur ou mieux, câbler
les deux en parallèle, cela n'a pas d'inconvénient.
Il est préférable d'améliorer ce montage en utilisant un
convertisseur ttl-série (dérivé du Max 232) et impérativement
l'alimenter par la tension du récepteur.
La BF est récupérée simplement sur le point chaud du potentiomètre
de volume, et non sur le haut-parleur comme indiqué, afin d'éviter
que le niveau d'écoute ne perturbe le signal.
Le signal réel est entaché de bruit, variations d'amplitude,
pics... Ce parasitage rajoute des transitions désastreuses, qui intercalent
des périodes très courtes et perturbent totalement le décodage
en désynchronisant le calcul de période.
Le programme est perturbé et génère des données
erratiques, le décodage du message devient incohérent.
Cela explique les désillusions des débutants qui installent sur
un mauvais récepteur un mauvais démodulateur et qui ne comprennent
pas pourquoi un logiciel pourtant cité partout comme bon, ne fonctionne
pas.
Pour obtenir un décodage sans problème, il faudra donc agir
sur ces deux points.
Améliorer la qualité de la réception, ce qui fait l'objet
d'autres pages.
Utiliser un démodulateur moins rustique que le petit ampli saturé.

Voici la réalisation proposée par Comelec. C'est déjà beaucoup mieux, car la sortie série est réalisée par un vrai convertisseur TTL-RS-232, mais reste très rudimentaire. La réalisation est ancienne, du temps ses ports séries en DB25.
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Les démodulateurs évolués
Il ne sera plus question ici de saturer le signal mais de le traiter avec
beaucoup plus de finesse et des moyens plus complexes.
La stratégie mise en uvre sera de déterminer une cohérence
dans le signal reçu pour dissocier le bruit, plus ou moins aléatoire,
du signal utile. Un principe simple est de créer des horloges aux fréquences
attendues et de chercher en jouant sur la phase à les faire coïncider
dans le temps sur des fragments de signal reçu.
Ceux qui ont pratiqué les approches des côtes anglaises peu profondes
dans le brouillard (avant le GPS) en pointant sur un calque les sondes relevées
(corrigées de la marée), le cap et la distance et en faisant glisser
ce calque sur la carte pour trouver l'endroit qui correspond, auront une idée
précise de la méthode employée.
Pour réaliser cela, nous allons numèriser très finement le signal
reçu, pour pouvoir traiter les parasites très rapides, puis envoyer
ce flux de données à un calculateur.
Un contrôleur sait faire ces calculs très vite, et une programmation
évoluée sort le signal du bruit avec efficacité.
Des matériels spécialisés existent pour traiter les signaux,
les DSP (Digital Signal Processors). Il faut les considérer comme des
microcontrôleurs auxquels ont été ajoutées des fonctions
très puissantes de calcul câblé. Ces matériels traitent
le signal échantillonné à chaque coup d'horloge font quantités
de manipulations et rendent le résultat au coup d'horloge suivant. Certains
sont tellement rapides qu'ils savent même traiter la vidéo (plusieurs
MégaHertz). Notre application est mille fois plus lente (quelques kiloHertz),
le DSP se promène
Le résultat obtenu n'a aucune comparaison avec celui de l'ampli saturé.
Je reçois beaucoup de courriels me demandant une solution complète
et immédiate, pour cela consulter la page :
Du kit au produit fini ![]()
La démodulation
maintenant
Nous avons évoqué les démodulateurs a ampli saturé
qui ont fait les beaux jours de la réception aux débuts du PC.
Ils étaient parfaits avec les premiers portables monochromes à
la table à carte.
Le matériel a évolué très vite, maintenant nous
avons à bord des portables couleur avec des horloges à plusieurs
GHz et une carte compatible Sound Blaster. Cela a complètement changé
la donne ! Cette carte contient un DSP très puissant que les nouveaux
logiciels exploitent avec profit. L'énorme puissance de calcul disponible
permet d'obtenir des images bien meilleures qu'avec un ampli saturé,
à tel point que les nouveaux logiciels ne les reconnaissent même
plus.
Donc en résumé :
Si vous avez à bord
un portable monochrome vieux de quelques années, sans carte son, utilisez
de vieux logiciels du temps de Win 3.11 et du dos avec un ampli saturé.
Si vous avez un matériel
récent sous XP (ou mieux, Linux !) , utilisez l'entrée son pour
un résultat parfait avec les logiciels modernes.
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Liens démodulateurs
Pour faciliter la maintenance, tous les liens démodulateurs sont dans
Cette page ne contient aucun lien externe à maintenir
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